Les week-ends précédents étant compliqués au niveau météo, c’est pendant les vacances scolaires que nous avons déplacé la sortie falaise du mois de février. Nécessairement, un nombre moins important de participant·es était à prévoir mais c’est tout de même avec une équipe d’une bonne douzaine qu’on s’est retrouvé sur la grande corniche entre Nice et la Turbie.
Météo : brumeuse, mais belle vue sur le cap Ferrat à défaut de la Corse. La courte marche d’approche est déjà une épreuve en soi avec quelques mains courantes et passages délicats à franchir mais c’est sans problème majeur que nous débarquons au pied du secteur convoité avec une belle série d’envolées de 20/25m entre 5a et 6c sur un calcaire encore neuf et par conséquent toujours bien tranchant !

L’organisation des cordées ne se fait pas attendre et les premières ascensions sont rapidement validées dans les quelques voies en 5 du secteur, puis les voies en 6a/+. Chacun y trouve son bonheur suivant son niveau et son envie d’en découdre, mais la plupart des grimpeur·ses préfèrent rester dans leut zone de confort et grimpe en tête dès que c’est un peu dur.
C’est d’ailleurs une petite contradiction pour nous, encadrant·es et responsables, parce qu’à la fois on sait que pour progresser en escalade, il faut oser aller chercher la difficulté et résoudre par soi-même les problèmes proposés par le rocher, mais aussi on n’a pas envie que nos apprentis se fassent peur voire se blessent avec une mauvaise chute. Trouver cet équilibre n’est pas évident, surtout qu’il est très personnel. En tout cas, quand une moulinette est installée, on a tendance à vouloir l’utiliser.

On voit quand même quelques belles chutes et de belles performances. Sans étaler ici toutes les actions, on notera la démo magistrale de Phil dans un 6a+ un physique où Matthieu H. venait de se casser les dents. Comme quoi, l’expérience du placement, c’est primordial !
Avec une grosse dizaine de voies à explorer, chacun a le loisir de s’user la pulpe des doigts sur les réglettes souvent acérées et c’est à la fois suite à une fatigue physique certaine mais surtout à cause de douleurs digitales trop prononcées que la séance s’arrête autour de 16h30. Une bien belle journée malgré l’absence remarquée du soleil, sur un secteur idéal en cette période !
Prochaine étape sur les grandes voies du rocher St Barthélémy le 29 mars ! A vos manips…