STAGE GRANDE VOIE 2026 : OPÉRATION OVERDON

Bien trop accoutumé à la chaleur et à la surpopulation niçoise , les adultes du club sont cette année encore partis à la recherche d’un lieu de stage où on a des chances de croiser de belles voies de niveau adéquat, de la fraîcheur et si possible pas trop de monde. C’est ainsi que le Verdon a été choisi, le dernier stage en ce lieu mythique datant de 2017.
Au Verdon, il peut faire chaud, mais il peut faire froid aussi ! Et la quantité réduite de voies de niveau abordable rend la fréquentation de ces dernières parfois un peu très haute. Mais l’endroit reste magique, peut importent les conditions. Variables les conditions en ce week-end de l’Ascension…

Jour 1 : premiers pas

Réveil matinal pour tout le monde pour le rendez-vous à Sauvaigo ! Sylvain se charge de passer au garage avec Cécile pour récupérer tout le matériel d’escalade et de camping. Roxane et Alexis s’occupent des courses pendant ce temps. Tout le beau monde s’entasse dans les voitures et nous voilà partis pour une peu plus de 2h de route jusqu’au village de la Palud et son camping municipal qui nous accueille sur des emplacements immenses ! Cette année, on peut s’étaler ! Jean est également là pour quelques jours et même s’il ne souhaite pas grimper, ça nous fait chaud au coeur de l’avoir prêt de nous. Si le soleil est bien au rendez-vous dans la matinée les nuages se font de plus en plus présents et c’est sous une météo maussade que nous pique-niquons après avoir monté le camp.

Nous organisons ensuite les cordées sur 3 secteurs différents, avec des marches d’approche minimales :
– Sylvain ira avec les plus débutants faire Lou des garrigues, une voie facile d’accès parcourant des ressauts pas compliqués à grimper : idéal pour faire des manips.
– Julien, guide local qui connaît très bien le Verdonet aux conseils pertinents, se décide pour le secteur du Galetas et ses voies pas trop longues.
– Gwendal par t pour la Dent d’Aire et ses voies de 3 longueurs en 5c/6a, parfaites pour une reprise en douceur.

Dent d’Aire

Sandrine, Laura, Djé, Thibaud et Xavier visitent Gringo Loco tandis que Phil et Jean-Luc découvrent Petit Chat. Après deux rappels efficaces, les deux cordées se répartissent dans les dites voies. Dans Petit Chat c’est Jean-Luc qui s’y colle démarrant en même temps que les fines gouttes de pluie qui nous suivront toute l’après-midi. Pour Gringo Loco ça sera Thibaud le leader de cordée. Celui-ci grimpe alors avec un brio certain pour se défaire des deux premières longueurs verticales à gouttes d’eau avant de passer le lead à Djé pour l’ultime longueur et sa section physique en Dulfer. Derrière, les seconds assurent dans les deux sens du terme avec de l’enchainement dans toutes les longueurs.

Côté félins c’est un petit peu différent et l’on s’autorise allègrement le tire clou pour passer dans le pur style Verdon des anciens. Un retour aux sources finalement. L’on finit par sortir à 16h soit 10 minutes avant l’apocalypse et son cheval blanc qui est déciément bien gris. Direction donc le camping pour un tarot bien mérité en attendant les autres cordées.

Galetas

Au vu de l’effectif du groupe, nous avons cette année fait appel à Julien, un moniteur local pour venir en renfort de Gwendal et Sylvain. En ce premier jour, il emmène un petit groupe au Galetas, et leur fait profiter de sa corde statique de 100 mètres pour éviter les 3 rappels fractionnés classiques. C’est Cécile qui sert de cobaye et se fait mouliner jusqu’en bas, avant que le reste du groupe descende en rappel, ambiance garantie !

La voie Adieu Zidane, réputée pour sa traversée aérienne a retenu l’intérêt de Roxane, Alexis, Gautier, Matthieu, et Florian, accompagnés par Julien. C’est Roxane qui s’élance vaillamment dans la première longueur en 5c, mais elle bute sur un pas un peu plus dur, et après un bon vol, elle passe la main à Alexis. Même scénario (le vol en moins) dans la cordée de derrière avec Matthieu qui ne parvient pas non plus à négocier le passage clé. Après ces faux départs qui retardent quelque peu les cordées, le reste de la voie déroule mieux, et chacun peut apprécier la traversée plein gaz au-dessus du Verdon qui fait la réputation de la voie.

Non loin de là, Cécile et Julien (pas encore le moniteur, l’initiateur 😉 se régalent et avalent les 9 longueurs de la magnifique voie Hissage Nocturne. Ils sortent juste avant l’averse, contrairement à leurs camarades d’à côté qui se prennent une petite saucée dans la dernière longueur, histoire de pimenter une sortie déjà bien épicée !

Lou des garrigues

Sylvain se retrouve avec Marjolène, Franck, Julie, Robin, Michel, Sebastian et Sabine pour une bonne révision manips. La voie commence par un mini rappel de 10m, parfait pour remettre en mémoire ce qu’il faut savoir. Après, c’est plein de petites longueurs entrecoupées de terrasses. Le groupe s’organise en 3 cordées : Julie et Sabine partent devant, sous l’oeil de Robin qui fait le troisième. Derrière suivent Seb (pour qui c’est sa première grande voie !) et Michel, et enfin Marjo et Franck. Ca manipe bien malgré quelques erreurs mais le froid et le vent sont mordants. On se prend quelques bonnes averses et on finit dans le brouillard !
Malgré tout, l’objectif est atteint : chacun a pu identifier son niveau d’escalade et est plus ou moins autonome sur les manips de base ce qui nous permettra d’optimiser les cordées les jours suivants.

Pour la suite, justement, les cordées profitent de la soirée pour s’organiser en 3 groupes :
– Sylvain ira vers l’arête du Belvédère;
– Julien s’oriente vers le secteur de Free Tibet;
– Gwendal part pour l’arête de la patte de chèvre.

Jour 2 : conditions pas faciles

Le départ est prévu pour 7h30 et les réveils s’effectuent entre 5h pour les plus insomniaques et 7h pour les plus optimisés. Après un bon petit dèj pour se réchauffer d’une nuit pas bien chaude, un dernier coup d’oeil à la météo qui annonce du vent, des nuages, mais pas vraiment de pluie, on se répartit dans les voitures.

L’arête de la patte de chèvre

8h : personne sur le parking, c’est plutôt bon signe on devrait être les premiers à attaquer la voie. L’équipe d’aujourd’hui est composée de Jean-Luc, Franck, Marjolène, Julie et Sabine. On attaque donc la raide marche d’approche dans l’ombre et le froid mais heureusement celle-ci a le mérite de réchauffer rapidement. Une heure plus tard, on arrive donc à bon port avec une certaine envie d’en découdre, Jean-Luc en leader pour la première cordée et Julie pour la seconde.

Les deux premières longueurs sont rapidement avalées et heureusement car les nuages commencent à pointer le bout de leur nez. Afin de gagner du temps le choix est fait d’envoyer notre meilleur élément : SABINE !!!!! Celle-ci grimpe alors dans les deux longueurs suivantes avec un certain brio et puis d’un coup tout bascule. La pluie s’abat sur nous telle un rideau de fer. Une pause de 20 minutes s’impose et l’on change les leaders. Gwendal prend le lead et Jean-Luc repart en tirant aux paires pour passer les passages trop mouillés par la pluie.

Le temps s’améliore alors soudainement et malgré le froid l’on atteint rapidement le sommet avant une deuxième salve de pluie qui aurait été fatale pour le mental. On avale alors notre pique-nique et entamons la longue descente sur corde fixe pour rejoindre le camping, mouillés mais paradoxalement contents d’aller à la douche.

Free Tibet

Le groupe encadré par Julien se dirige du côté de Free Tibet, avec les cordées de Matthieu, Philippe et Gautier. Cécile et Julien démarrent à côté dans Concrétion Erogène, avec la 1ère longueur en 6a+ qui réveille bien Julien, tandis qu’Alexis et Roxane optent pour la variante en 5c. C’est dur pour Roxane, qui ne parvient pas à passer un premier pas de bloc, et subit pas mal le reste de la voie. C’est finalement Alexis qui fera toute la voie en tête, en prenant le temps et en installant une main courante dans la traversée. Manips d’aide au second validée !

De leur côté, Cécile et Julien se partagent les longueurs et apprécient pleinement cette voie qui alterne entre dalle à gouttes d’eau, traversées plus ou moins impressionnantes, dièdre, et un final déversant. Ils retrouvent au sommet la première cordée de Free Tibet, qui finit dans 2 longueurs pas des plus belles. Philippe bataille pour sortir la longueur en 6a+ (qui lui a été vendue comme un 5c) et fait parler toutes ses connaissances en artif. Matthieu peste tout ce qu’il sait après que Julien ait à son tour installé la corde (en baskets mais sans enthousiasme devant l’esthétisme de la voie). Cécile se dévoue pour partir à son tour dans cette longueur pour récupérer les dégaines laissées par Matthieu, dégaines qui lui seront bien utiles pour sortir la voie. Les premiers sortis se retrouvent autour d’un verre bien mérité au refuge des Malines, en attendant Roxane et Alexis qui ont sagement choisi la sortie par le sentier.

L’arête du Belvédère

Certains ont des marches d’approche qui montent, d’autres qui descendent ! Raide… L’accès au pied des voies est en lui-même une petite aventure. Sylvain prend les devants et préfère installer des mains courantes dans les passages engagés. Au final, ce sera trois brins de 50m qui y passeront ! Heureusement que Flo et Djé, restés en arrière, s’occupent de démonter au fur et à mesure.

Arrivés au pied de l’arête du Belvédère, c’est un stop pour Seb, Robin et Michel qui commencent à se préparer tandis que le reste du groupe continue encore à descendre jusqu’à une rappel finale et quasiment toucher le Verdon. Pour Djé, Florian, Laura, Thibaud et Xav, privés de leur premier choix, ce sera la voie des Dalles, un cran plus longue et soutenue que sa voisine.
Le temps est maussade, le vent est froid mais l’énergie est là !

Seb a déjà fait la première longueur, le temps que Syl aide les derniers dans le rappel. Il s’accroche aux cordes et reste non loin de Robin qui lead sa cordée avant de laisser la place à Michel. Seb fait des merveilles pour la deuxième grande voie de sa vie, jusqu’à buter sur un des « 5c » les plus retors du Verdon : un dièdre/cheminée vraiment dur à négocier. Sylvain passe devant et ce sera moulinette pour tout le monde (et un peu de moufflage aussi).
Sur le haut de la voie, quelques apparitions du soleil parvient difficilement à nous réchauffer face au vent glacial. Mais c’est avec le sourire que nous arrivons à la voiture.

Dans la voisine de droite, les choses ne sont pas faciles. Les 6a Verdon ne se laissent pas dompter facilement mais Djé les affronte vaillamment. Thibaud, qui gagne du galon en même temps qu’il aiguise sa confiance, prend le lead de la cordée avec Laura et Xav. Tous ceux-là, s’entraident, se balancent des cordes quand il faut. Je les observe de loin et descend les retrouver, bien fatigués, pour leur dernière longueur : une belle épreuve réussie dans des conditions pas évidentes. Bravo !

La soirée est encore très froide avec des averses qui passent et nous obligent à nous réfugier sous le barnum pour manger le traditionnel colombo de Jean-Luc. Le plan du lendemain s’organise non sans difficulté. Laura nous quitte pour Nîmes et Julien ne sera pas des nôtres pour encadrer. Nous avons choisi d’aller grimper du côté de Moustiers où 4 voies de niveau abordable se côtoient. Tout le monde ne peut pas grimper pile dans ce qu’il espérait mais cela fait partie du jeu. Nous sommes un groupe et il faut savoir s’adapter aux contraintes. Parfois c’est trop dur, parfois c’est trop facile, parfois ce n’est pas la plus belle voie et c’est comme ça. On fait au mieux.

Après d’âpres négociations, Ju et Cécile feront de nouveau cordée commune dans Chignolite aigue, suivis par Alexis et Seb. Gwendal s’occupera de Sabine, Julie, Marjo et Franck dans Imaginarium, avec un promotion express de Robin en leader autonome.
Sandrine, Djé, Florian, Thibaud, Matthieu et Xav se retrouvent dans Plaisir partagé tandis que Gautier et Roxane feront cordée avec Sylvain qui s’occupe d’aider la cordée des anciens : Jean-Luc, Phil et Michel dans la Courchonade. Tout le monde est casé : au dodo !

Jour 3 : Enfin le soleil sur Moustiers !

Sylvain est le premier sur le chemin d’approche, bucolique et plein de rue (l’occasion d’expliquer les inconvénients de se frotter à cette plante). Après le petit repérage, chacun se retrouve au pied de sa voie respective.

La Courchonade

Dans la Courchonade, ça attaque facile avec un 4c de chauffe, suivis par les 3 longueurs les plus difficiles : 5c+, 6a, 6a. C’est Gautier qui se charge de défricher la voie. Il vibre un peu par moment mais il passe bien. Derrière, Michel a fait la première en tête avant de laisser la place à Phil pour les difficultés. Le caillou est neuf, on a enfin du soleil, on est protégés du vent, il fait bon, les longueurs sont belles, c’est la régalade. Seuls les relais ne sont pas des plus confortables mais on s’organise au mieux. Phil se permet le plus beau vol du séjour dans le dernier 6a. Roxane prend la tête pour le 5a qui nous mène au plateau ainsi que pour les deux dernières longueurs du sommet, tout comme Jean-Luc dans la cordée derrière.

Imaginarium

On ne change pas une équipe qui gagne et pour la grande journée collégiale à Moustiers, le groupe de Gwendal a donc uniquement échangé un modèle de grimpeur expérimenté pour un modèle plus récent : Jean-Luc contre Robin.

Malgré une première longueur quelque peu difficile à froid pour tout le monde, le moral et le plaisir reviennent rapidement dans la seconde longueur en traversée très prisue bien plus impressionnante que difficile. Celle-ci est menée d’une main de maitre par Robin et Marjolène. La suite de la grande grande voie déroule alors de mieux en mieux avec des longueurs verticales assez prisues sauf pour Sabine qui je cite « emmerde la grande voie et le camembert ». Dommage c’est pourtant bon le camembert. La fin de la voie présente un pas un peu plus dur mais heureusement Sylvain de passage dans le coin donne un petit coup de pouce à Franck et je fais de même pour Sabine. Julie passe elle avec brio en tête sans même se soucier de si cela est dur ou non.

Une fois n’est pas coutume, l’on s’offre une pause pique-nique au sommet avant d’amorcer la belle descente par le canyon de Courchon. Celui-ci se finit d’ailleurs par un très beau rappel en fil d’araignée qui ravira tout le monde pour conclure cette belle journée riche en émotions.

Plaisir Partagé

Pour Djé, Sandrine, Xavier, Florian, Matthieu et Thibaud, qui voulaient se la couler douce ce jour-là, Plaisir partagé se transforme en plaisir mitigé. Entre un 6a qui les cueille à froid, une erreur d’itinéraire pour Matthieu et la fatigue qui se fait sentir, ils ne garderont pas un souvenir d’anthologie de cette voie.

Chignolite aigue

Sur le papier, Chignolite aïgue ne faisait pas forcément rêver, mais on retiendra quand même la longueur en fissure en 6a+ ainsi que celle en 6b bien longue. Cécile et Julien sont devant en réversible, suivis par Alexis et Sébastian, qui se donne à fond et prend confiance en tête.

Tandis que la plupart rentrent se détendre au camping, certains ont encore un peu d’énergie. Cécile, Julien et Sébastian repartent donc dans Imaginarium avec Sylvain, qui a envie d’une grimpe un peu plus rythmée. C’est l’occasion d’apprécier pleinement les progrès de l’équipe de Gwendal avant nous parce que ce n’est pas si facile : bravo !

Le soir, l’ensemble du groupe se retrouve à l’auberge des crêtes pour partager les anecdotes du jour autour d’un repas copieux et préparer les cordées du dernier jour, sans Sabine et Thibaud qui préfèrent une journée off.

Jour 4 : une petite dernière avant la route

Dernière journée de stage et cette fois-ci ni nuage ni vent de prévu ! Mais le réveil est dur avec la fatigue accumulée et le froid mordant avec deux petits degrés au thermomètre !

Gringo loco

C’est un retour au secteur de la dent d’aire pour Phil qui voulait grimper Gringo Loco avec Michel. Devant lui, ce sont Gautier, Roxane et Matthieu qui ouvrent le chemin et Seb fera le troisièe de cordée. Sylvain, lui, de débrouillera en corde fixe pour surveiller tout ce beau monde.
Le groupe arrive le premier au secteur et s’installe dans la ligne de rappels. Au fur et à mesure de la matinée, les deux lignes qui permettent de descendre au jardin seront régulièrement utilisées par de nombreux·ses grimpeur·ses.
On sent quand même que la fatigue entame la concentration avec Gautier qui a oublié son casque au camping et qui accumule les petites erreurs de manip et Phil qui fait tomber son portefeuille dans le rappel, faisant voler papiers, billets et carte bleue aux quatre vents. Sylvain retrouvera la carte bleue dans un buisson et un grimpeur un billet de 20 perdu sur une petite terrasse.

A part ça, la matinée se déroule bien. Dans la première cordée, Roxane lead la L1, Matthieu la L2 et Gautier la L3. Derrière, Michel fait la L1 puis Seb, la révélation du stage, s’occupe des 2 6a suivants et nous sommes relativement rapidement arrivés au sommet pour un retour camping peu après midi.

L’usage du monde

Julien, lui, est parti avec un tout petit groupe : Marjo, Franck, Julie et Jean-Luc. Il s’encorde pour une cordée masculine et laisse les deux dames seules à l’arrière pour voir un peu comment elles s’en sortent avec un peu plus d’autonomie. Et c’est validé ! Les deux cordées étant les premières dans la voie, elles arrivent également au sommet sans encombre pour un retour au camping quelques minutes après le groupe de la Dent d’Aire !

Secteur Don de l’Aigle

Accompagné de Julien et Cécile, Gwendal porte son dévolu sur le Don de l’Aigle pendant que Sandrine, Florian,Djé, Xav, Robin, Alexis et Matthieu qui lorgnaient dessus depuis le début du stage choisissent l’arête de la patte de chèvre. Malheureusement, alors que nous avions évité les embouteillages pendant tout le stage, le temps d’attente risque d’être long puisque pas moins de 3 cordées sont déjà devant eux malgré le départ matinal.

Coté Don de l’Aigle tout le monde se régale avec des gouttes d’eau à gogo. Et malgré le petit vol de Cécile dans la première longueur, la suite déroule extrêmement bien et ils atteignent le sommet avant les autres cordées. Cela laisse alors le temps pour l’installation d’une belle main courante pour les différents groupes qui devront descendre. A 14h, Djé pointe alors le bout de son nez et l’on retrouve l’ensemble du groupe pour une belle pause pique-nique avec une vue imprenable sur le lac de Sainte Croix.

La descente elle, est très efficace et Julien s’offre même un record de vitesse en 14 minutes pour rejoindre la voiture. De quoi faire pâlir ses abonnés Strava. On remonte alors une dernière fois les gorges pour rejoindre le camping et découvrir que tout a déjà été démonté…

En effet, le reste du groupe n’a pas chômé et après le repas, s’est attelé à plier tout le campement. Un dernier aurevoir et c’est finalement l’heure du retour à la vie normale, celle où il fait moins froid, où le lit est plus confortable, mais les contraintes un peu plus pesantes.

Un grand bravo à toutes et tous pour avoir su braver les éléments, un grand merci à toutes celles et ceux qui ont participé au bon déroulement du stage et à la vie collective.
Merci aux encadrants, particulièrement à Julien pour les conseils et les anecdotes.

Le rendez-vous est pris pour l’an prochain ! Reste plus qu’à définir le lieu.

Championnat de France de difficulté 2026

Dernière étape du circuit national de difficulté, la finale du championnat de France se tenait ce week-end à St Pierre en Faucigny, en Haute-Savoie.

Cette année, Mélia et Léane avaient réussi à se hisser à ce plus haut niveau de compétition, après s’être bien battues sur les étapes précédentes.

Et c’est Mélia qui débute samedi matin chez les U15 filles. Elle est en forme en ce moment, mais est un peu stressée par l’événement et a peur de tomber au tout début de sa première voie qui ne sera topée par aucune concurrente. Pourtant elle gère très bien, et parvient à atteindre et quasiment sortir du dévers central, chutant en milieu de voie.

Après un bon repos, elle attaque sa seconde voie plus détendue et déroule une très belle grimpe. Malheureusement, elle tombe vers la moitié du mur, se laissant surprendre par un balan, alors qu’elle avait encore plein de jus. C’est une grosse déception pour elle, mais sa bonne prestation dans la première voie lui permet de terminer à la 44° place de ce championnat de France.

Du côté des U17 filles, le tirage au sort a placé Léane en toute dernière position, ce qui lui laisse tout le loisir d’observer la voie et les passages de concurrentes. Elle démarre par la voie 2 dans laquelle elle fait un très beau run, tombant à quelques prises du top, avec les bouteilles.

Elle est ensuite la toute dernière à passer dans la voie 1 (la même que Mélia), encore bien physique. Elle met du rythme quand il faut et se détend sur les repos, souriant même aux commentaires du speaker. Elle parvient à sortir de dévers mais galère sur un clipage et tombe juste après. A ce moment-là, elle est 7° de la compétition, il y a 8 places pour la finale le lendemain, et encore 3 concurrentes sérieuses à passer dans la voie 2. Elle a fait une super compet, a tout donné dans ses deux voies, et il n’y a plus qu’à attendre. Elle termine finalement 9°, aux portes de la finale ce qui est forcément un peu frustrant, mais entrer dans le top 10 du championnat de France est déjà une très grosse performance, qui récompense son sérieux à l’entraînement et sa motivation.

Bravo les filles, vous avez fait une très belle saison !

Tous les résultats sont ici.

Sortie falaise pour les jeunes le dimanche 31 mai à la Trinité

Après la dernière annulation, on espère une météo plus clémente sur le site d’escalade de la Trinité. Cette sortie concerne tous les jeunes des groupes 2 à 4 ainsi que les groupes comp.

Bien sûr, les mamans qui souhaitent partager un moment avec leurs enfants en ce jour particulier sont bienvenues !

Le rendez-vous est à 9h à Sauvaigo ou à partir de 9h30 sur place. Comme d’habitude, merci de remplir le formulaire d’inscription.

Sortie groupe 1 à Contes inscriptions (25mai)

Il est grand temps pour les jeunes du groupe 1 de retrouver la forêt magique de contes pour leur deuxième sortie en extérieur,..

Entre le grès lisse et les chataigniers majestueux c’est l’endroit rêvé pour les contes de fée et la pose des pieds devra d’ailleurs elle aussi être magique si nos jeunes souhaitent atteindre le sommet des voies.

Les inscriptions se font donc sur le formulaire suivant pour l’ensemble des groupes 1 et la sortie sera assurée par Gwendal.

Rendez vous donc à 9h30 au parking de Sauvaigo pour les parents souhaitant covoiturer entre eux et à 10h sur place. N’oubliez évidemment pas le pique et la crème solaire ainsi que l’eau pour votre enfant.

Sortie falaise adultes à Colle Rousse le 24 mai

Les sorties en falaise s’enchaînent en cette fin d’année. Sous les conseils de Phil, nous allons de nouveau découvrir un secteur, cette fois non loin des gorges du Blavet, juste en face du rocher de Bayonne : le secteur Colle Rousse. Des voies d’ampleur de tous niveaux, le craquant de la rhyolite, de l’ombre au pied des voies, tout un programme.

Vous connaissez la chanson, formulaire d’inscription, et tout et tout !

Découverte : sortie falaise trad à la Tour sur Tinée

Hier, c’est un groupe de 13 adultes du club + Kim, la fille de Laurent et Sophie, qui a découvert le site du rocher des Baus, sur la route des granges de la Brasque, au dessus de la Tour sur Tinée. Petite caractéristique : c’est un site de terrain d’aventure (ou escalade traditionnelle), c’est à dire que seuls les relais sont équipés, toutes les protections pour y arriver sont à poser soi-même !
Autre caractéristique, le rocher est du grès, cette roche qui ressemble à du sable compacté et qui offre une adhérence incomparable !

La plupart des lignes à grimper suivent de belles fissures de tailles variées, idéales pour apprendre à poser les fameux « friends » salvateurs mais aussi pour apprendre à verouiller les poings, les mains, les doigts, les pieds ou toute autre partie du corps appropriée à la largeur de la fissure. Un beau programme pédagogique en perspective.

Le panneau d’accueil

Pour ma part, j’ai déjà fait quelques séances sur les différents secteurs afin de me familiariser avec le style que je suis très loin de maîtriser et repérer les secteurs adaptés. Sur une des sessions précédentes, on avait écumé avec Ju toutes les voies du secteur de « la cave » et noté toutes les protections utilisées dans un fichier. L’idée étant que les grimpeur·ses grimpent en moulinette avec juste ce qui est nécessaire et trouvent les bons emplacements. Les plus en confiance pourront alors essayer en tête.

Avec Delphine, nous décidons de monter la veille au soir afin de passer la nuit sur place dans le Kangoo. L’endroit est isolé et tellement calme ! Le matin, je charge quelques cordes sur dos et attaque la marche d’approche tandis que Delphine attend au parking que le groupe arrive. Le secteur de la cave est situé juste sous la large vire du secteur du Bivouac. Je m’attèle à installer les moulinettes par le haut, au fur et à mesure que les participant·es et les cordes arrivent. Et c’est finalement les 7 voies du 4c au 6b qui sont équipées. Certes, les voies sont courtes mais elles offrent toutes les caractéristiques nécessaires pour apprendre à verrouiller friends et mains !

Delph dans « le dièdre Findus », 5c

Finalement, tout le monde est là. Je fais un petit briefing et c’est parti ! Le groupe descend à la cave tandis que seuls Steph et Matthieu reste au bivouac pour équiper « la tour de prise », un 4c sur une énorme écaille.

À la cave, tout le monde commence en moulinette. Et la plupart le restera 😅. Apprivoiser le caillou et le style de grimpe, ça prend du temps et même dans les cotations gentilles, ça demande de la concentration ! Poser ses propres protections en plus et ça fait beaucoup à assimiler d’un coup. Mais (presque) tout le monde joue le jeu et s’essaie à la pose de coinceurs.

Aude dans « les chiottes », 4c

Kim est la première à tenter une voie en tête assuré par son père avec le 5c de droite, « le dièdre Findus ». Florian se lance également après repérage dans la pas facile 5b « double knee » où les gros friends sont indispensables au départ, ainsi que trouver comment coincer les hanches…

A gauche, le groupe des dames (Sarah, Céline, Sabine et Delphine) découvre tranquillement les voies faciles avec le dièdre parfait (mais trop court) et mal nommé « les chiottes », 4c et « Genévriers », un 5b un peu bloc au départ. Robin et Julie perdent le sens de l’orientation dans le système de fissures d’une autre 5b, « double split » tandis que Thibaud et Aude se retrouvent à chercher une solution dans le départ très difficile en verrou de main d’un 5c : « Pose le cul ». Ils finiront comme tout le monde après eux à tirer sur le #4 bien pratique. Au moins ça tient !

Sarah dans « la tour de prise », 4c et Steph dans « Regard en coin », 6a

Après quelques conseils, je remonte au bivouac pour installer les moulinettes dans des voies un peu plus longues et soutenues : trois 6a variés « les portes du pénitencier » et sa belle dülfer, « Tetris » qui doit son nom à un gros bloc coincé qui permet de sortir d’une renfougne mal commode et « Regard en coin », la plus facile des trois. J’en profite aussi pour installer le 6c « François l’embrouille », histoire de donner du challenge aux meilleur·es. Matthieu et Steph sont partis à droite du secteur pour grimper dans « Bikini », un 5b où Matthieu teste involontairement la solidité de son #3 !

Laurent à l’envers dans « les portes du pénitentier » , 6a

Vers 13h30, Kim a grimpé les 7 voies de la cave et l’ensemble du groupe se réunit au bivouac pour partager un repas et le traditionnel gâteau qu’Aude nous prépare à chaque sortie. Puis c’est reparti ! Les cordées s’essaient dans toutes les voies proposées. Thibaud et Florian font de belles montées dans le 6c mais n’arriveront pas à sortir la fissure bombée finale.

Céline y va de son commentaire sur chaque voie grimpée allant de trop bien à inintéressant, jugement souvent à l’encontre de celui de Sarah. Comme quoi, tous les goûts sont dans la nature.

En fin de journée, j’installe une dernière longueur avec un très beau 6b+ pas si dur mais bien psycho « Jusqu’auboutiste » que seul Thibaud aura la possibilité d’essayer. Le temps qu’il descende et le groupe est déjà en train de partager les bières que Steph a apportées.

Céline dans « double split » 5b

Bilan de la journée : pas beaucoup de grimpe en tête, mais pas mal d’apprentissage. Il va falloir du temps et de la pratique mais certains se sont bien pris au jeu de la pose de coinceurs. La taille importante du groupe m’empêche aussi de pouvoir donner plus de conseils. Pour tout le monde, ça a été une grosse journée de grimpe et les éraflures sur les mains et les bras de chacun témoignent de l’intensité de l’effort.

Dans tous les cas, on a découvert un lieu incroyable, un caillou original et une façon de grimper qui demande des techniques nouvelles et pas mal d’imagination, très loin des standards de la résine. Une belle expérience donc, qui se termine inévitablement, pour ceux n’ayant pas de contraintes familiales, avec un pot au bar du village, ce qui clôture de manière parfaite cette magnifique journée ! Merci à toutes et tous !

Un grand merci également à Lionel Catsoyannis pour avoir découvert et développé le site ainsi quà tous les ouvreurs pour nous permettre de grimper des bijoux !

Prochaine sortie le 24 mai !

Demi-finale Sud du championnat de France de difficulté à Marseille

Avant-dernière étape du circuit de championnat de France, la demi-finale Sud se tenait ce week-end à Marseille, sur le très beau mur de difficulté de Luminy.

L’étape était ouverte aux grimpeurs qualifiés suite aux championnats régionaux des ligues PACA, Corse, Auvergne-Rhône Alpes, Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Bref, que du beau monde, avec plus d’une soixantaine de grimpeurs par catégorie.

Les qualifications se déroulent sous la forme de 2 voies de niveau équivalent à grimper, les concurrents étant répartis en deux groupes. Les 8 premiers de chaque catégorie auront le droit de participer à la finale en fin de journée.

Cette étape est qualificative pour la finale du championnat de France qui se déroulera dans 2 semaines à St Pierre en Faucilly en Haute Savoie. Le quota de qualifiés est de 18 par catégorie, auxquels viennent se rajouter les pré-qualifiés.

De notre côté, Mélia concourait le samedi chez les U15 filles, après son podium au championnat régional. Elle débute par la voie 1, où elle tombe à un peu plus de la moitié, sur une mauvaise prise de décision alors qu’elle connaissait pourtant la méthode. Dommage car elle était encore bien dans la voie, mais c’est le jeu de la compétition, et à ce niveau chaque petite erreur ou manque de concentration se paye directement.

Un peu plus tard dans la matinée, elle fait un super run dans la voie 2, en allant au maximum de là où elle espérait pouvoir aller, sous les encouragement de son coach Milan.

Au final, son petit loupé dans la voie 1 ne lui fait pas perdre trop de places et elle se classe 23° de cette demi-finale. Comme il y a exactement 5 pré-qualifiées devant elle, elle décroche de justesse la dernière place qualificative pour le championnat de France. Ouf, c’était limite !

Le lendemain, pointage aux aurores pour Léane et Emma. Les deux filles ne grimpent pas tout de suite, mais comme je juge sur les qualifs, pas de grasse matinée possible. Lia, quant à elle passe comme souvent dans les toutes dernières, mais avec le format en deux groupes, l’attente est moindre.

Emma commence en U19F, pas hyper confiante au départ mais reboostée par le speech du coach. Elle se débrouille bien dans sa Q2, en tombant par manque de stabilité (gainage ?) à la moitié de la voie.
Le début de la voie 1 l’impressionnait mais elle se bat tout le long de son run et chute au premier tiers, ayant un peu de mal en tenue de prise.
Elle se classe ainsi 50ème de sa catégorie.

En U17F Léane n’est pas très à l’aise dans sa première voie, avec des préhensions artisanales locales qu’elle découvre. Elle avance quand-même jusqu’à la dernière dégaine, où elle oublie une petite prise stratégique et tente un jeté qui la renvoie dans la corde. Erreur de lecture qui coûte cher à ce niveau de compétition.
La voie 2 lui convient mieux mais la lecture lui fait encore un peu défaut. Après un aller retour pour oubli de clipage, elle négocie bien le toit mais se précipite sur la prise de sortie sans prendre le temps de bien se placer et ça ne passe pas.
Elle se classe 10ème de la compétition, aux portes de la finale du jour, mais qualifiée pour l’étape finale du championnat de France.

Lia, qui passe donc dans les dernières, démarre par la Q2 sur des grosses pinces dans son anti style, mais elle donne tout ce qu’elle a. Elle négocie bien la première difficulté mais deux mouvements plus loin elle bute sur un croisé. Elle trouve une solution alternative mais qui ne lui permet ni de cliper ni de progresser dans la voie, et c’est la fin de sa tentative.
La voie 1 devait mieux lui convenir et elle assure sa grimpe dans le début de la voie. Malheureusement, une erreur de placement la fait chuter prématurément sur un mouvement dynamique dont elle aurait pu se passer. C’est vraiment dommage car elle pouvait aller plus haut dans la voie.
Elle se classe en 63ème position.

Encore une belle compétition, avec des ouvertures bien calées, une organisation rodée et des compétiteurs qui donnent le meilleur d’eux-mêmes. Bravo à tous !

La suite donc pour Mélia et Léane avec la finale du championnat de France dans deux semaines en Haute Savoie.

Sortie avec les plus jeunes à la Source : petit groupe et belle détermination !

Ce vendredi 1er mai, nous avons profité de la fête des travailleuses et des travailleurs pour reporter la sortie de mars. Direction St Jeannet et un de ses secteurs phare : la source.

Après les inévitables trafics de places de parking, nous voilà Julien et moi avec un petit groupe de 6 grimpeur·ses : Annabelle, Louay, Léa, Zion, Warren et Walentyna. On installe les 4 moulinettes sur le bloc d’Esteban et les 3 voies sur la patinoire. Louay, qui connaissait déjà, avale la plupart des voies dans un style un peu désordonné et très verbal. Le trio Walentyna, Zion et Warren s’attaquent en priotité aux dalles sans prises de la patinoire avant de s’essayer dans du plus vertical.
Léa, qui connait également les lieux, montre une très belle progression par rapport à l’an dernier, avec une escalade bien propre ! Pour Annabelle, sespremières montées sont remplies d’appréhension. On sent la difficulté à faire confiance dans les pieds, et la descente n’est pas acquise. Mais elle a toute la journée pour apprendre.

Assez vite, Louay me demande si on peut aller grimper les grandes voies à côté. On profite avec Julien de la pause repas pour décaler les moulinettes et voilà que les cordes pendent dans la fissure/dièdre de « la Knubel », la méchante dalle « les Yeux » ainsi que les classiques « La niche », « Sein d’esprit » et « Coacoao ».

L’après-midi est énergique avec de beaux essais dans la Knubel de la part de Zion et Louay mais c’est Walentyna la première à atteindre le sommet. Louay, lui, profite du beau paysage au relais « des yeux » après avoir patiemment cherché les toutes petites prises. Léa et Annabelle affrontent le pas de bloc de « Coacoao » avec l’aide de Julien qui a placé quelques dégaines pour aider à la progression.

Le trio termine sa journée dans « les Yeux » avant d’entamer un cache cache parmi les blocs tandis que Louay, Annabelle et Léa poursuivent leurs aventures verticales. Annabelle prend de l’assurance et, même si elle ne parvient pas au sommet des grandes voies, commence à bien saisir les placements et finit par ne plus monter d’hésitations à la descente. Léa se finit les bras dans la Knubel et finalement, il est temps de rentrer.

Bravo les enfants, vous avez été super ! Belle énergie, belle motivation ! Vous êtes acceptés à la prochaine sortie le 25 mai !

Sortie falaise jeunes à St Jeannet le 10 mai : inscriptions

La prochaine sortie pour les jeunes des groupes 2 à 4 + comp ont rendez vous le dimanche 10 Mai là où toute l’escalade a commencé : Le Baou de St Jeannet.

Situé sous les arbres pour un peu de fraîcheur, le site propose une multitude de spots tous niveaux pour nos jeunes souhaitant s’essayer à la varappe à main nues. Le secteur de la source est alors tout destinés avec des voies courtes du 2c au 7c. Nul doute que les petits doigts de nos jeunes trouverons prises à valoriser pour accéder au sommet de ce monument de l’escalade.

Sylvain, l’encadrant pour l’occasion, vous donne rendez vous à 9h au parking Sauvaigo ou 9h30 sur place au niveau du parking René Veyssi (point GPS en fin d’article), avec pique nique casquette crème solaire et gourde, bref la procédure habituelle..

Un album photo Google vous permet de déposer, ou de récupérer les clichés de vos aventuriers ! C’est par ici !

Les inscriptions se font comme toujours avec le Google Form suivant :

Stage jeunes à Orgon : de la dalle, des réglettes et des loups garous

C’est un retour à Orgon que nous avons opéré pour le stage jeunes cette année, comme en 2018. Même camping, fournée différente ! Pour un groupe de 12 jeunes, nous avons pensé qu’un seul pro serait suffisant. Julien a gentiment accepté de compléter l’encadrement bénévolement grâce à sa formation d’initiateur. François et Dona complètent la liste d’accompagnateurs, comme l’an dernier, ainsi qu’Amandine et Didier, venus avec le reste de la famille dans le ur superbe camping car.

Le stage débute le lundi. Dona se charge de récupérer les courses, moi de prendre tout le matériel au garage et Julien s’est occupé du minibus du Comité FFME 06. On se retrouve donc au parking de Sauvaigo avec tous les jeunes afin de caser les sacs, valises et autres duvets dans le coffre. Puis c’est l’heure du dernier bisou aux parents et nous voilà sur la route pour 2h30 de trajet jusqu’au bien nommé camping de la vallée heureuse. Camping 4 étoiles s’il-vous-plaît !

Après un trajet sans encombre et nos emplacements attribués, le petit groupe s’affaire au montage du camp : tentes, barnum, cuisine, tout doit rentrer dans l’espace qui nous est aloué. Pas de problème cette année, on a beaucoup de place, et de grandes tables de pique-nique ! A 13h, tout est fin prêt pour le premier repas que les jeunes avalent rapidement. Maintenant, il s’agit d’aller grimper.

Gros avantage du coin, pas mal de secteurs sont accessibles à pied directement depuis le camping ! Après une courte marche d’approche sous un soleil de plomb, nous voilà au secteur de la brèche, justement en train de passer à l’ombre. Les jeunes se préparent et les premières voies sont gravies. Du 4 au 6a, de 15 à 30m, il y en a pour tout le monde. Mais pour nos jeunes principalement habitués à la résine, grimper sur de petites prises où il faut chercher, réfléchir et rester concentré, ce n’est pas évident. Malgré tout, cette première journée se passe à merveille et on choisit de ne pas redescendre trop tard car un élément du camping a attiré l’attention des jeunes : la piscine !
Pour aller se baigner, pas besoin de se faire prier ! François assure la surveillance pendant que nous préparons le repas, Dona aux commandes. A 20h, nous sommes à table prêts à engloutir l’immense casserole de pâtes à la bolognaise. Une fois rassasiés, vient l’inévitable temps des loups garous, jeu de rôle traditionnel qui occupe une bonne partie des soirées.

La nuit est plutôt douce et les oiseaux chantent tôt le matin. Certains jeunes se lèvent tôt (trop !), d’autres traînent au lit, preuve incontestable du non respect du couvre-feu… A quelques exceptions près, les jeunes sont bien efficaces et se préparent rapidement. Ce sont eux qui doivent faire leur propre sandwich et gérer leurs affaires. Il n’y aura pas eu beaucoup d’oublis ! Il est à peine plus de 9h quand nous quittons le camping.

Aujourd’hui, on grimpe de l’autre côté de la vallée. Considérant la chaleur de la veille, j’avais choisi un secteur à l’ombre. Mais après la petite marche d’approche, force est de constater qu’un petit vent bien frais nous donne plutôt envie d’aller au soleil ! Après quelques voies de chauffe sur le secteur Acteur’s Studio, on bascule de l’autre côté sur la pointe de la découverte. Comme la veille, ce sont des voies assez raides avec des cotations plutôt sèches allant du 4 au 6a+. Chacun s’exprime à son niveau, et Esteban apprend enfin la manip du haut de voie qu’il pratique tout de suite au sommet d’un 5b un peu trop engagé pour ma tension artérielle…
Après une bonne journée d’escalade, rien de mieux qu’un peu de natation pour se mettre bien ! Retour au camping vers 15h30 et suite de l’après-midi dans la piscine et avec diverses activités ludiques : balançoires et jeux de ballons avant le repas et la soirée loups garous.

Le mercredi, la météo est maussade. De la pluie est prévue en fin de matinée ou dans l’après-midi suivant les modèles. On essaie de se préparer rapidement mais c’est sans compter la tente de Mélia, Romane, Elise et Rose qui aime bien se faire attendre… Pas de soleil aujourd’hui, on décide d’aller sur le joli secteur d’Aureille, une face sud à 20 minutes en voiture. Nous sommes au pied de la falaise à 10h.
Les jeunes sont particulièrement efficaces en ce jour et les cordes sont installées rapidement. Chacun a le temps de faire quelques voies mais plus la journée avance, plus on sent la pluie arriver. Vers 11h30, les premières gouttes commencent à tomber et quand on voit le rideau qui nous arrive dessus, on décide de vite tout ranger pour ne pas avoir du matériel mouillé tout le séjour ! Bonne initiative car l’averse qui nous tombe dessus trempe la paroi en quelques minutes. Heureusement, nous avons pu trouver un bout de caillou abrité pour manger et attendre que la pluie cesse.
Après le repas, dès la première accalmie, nous redescendons aux véhicule pour un retour prématuré au camping. Sur le retour, on s’arrête au secteur historique du canal, laboratoire du haut niveau dans les années 90/2000. Une bonne surprise nous attend : Manon Hily et Max Bertone sont en train d’essayer un 8c+. Le temps d’une démo, les jeunes sont d’un calme incroyable !
La pluie ne cessera d’aller et venir tout le reste de la journée, nous obligeant à nous réfugier régulièrement sous les tentes.

Pour le lendemain, la météo s’améliore mais le ciel reste un peu couvert le matin. Le secteur de la veille était tellement beau qu’on décide d’y retourner pour explorer un peu plus les possibilités d’escalade.
Cette fois, nous sommes bien décidés à aller voir les voies plus dures et plus longues. De belles lignes jusqu’à 6c sont installées et occuperont les jeunes une bonne partie de la journée ! Même François signe sa seule ascension du séjour dans un 5b !
Fin de journée, la plupart des jeunes ont bien grimpé, mais je garde sous la main Romane et Mélia que j’envoie faire un dernier 6a de 30m. Ces deux là, d’habitude pas les dernières à avaler des longueurs en salle, montrent pas mal de réticence sur le caillou. Il faut dire que ce n’est pas facile de transférer leur technique sur le rocher et pour des jeunes qui grimpent habituellement du 7a/b, se faire rouster dans du 6a, ça force l’humilité. J’ai beau leur asséner à longueur d’année que la cotation n’a pas d’importance, difficile de ne pas associer la performance à la simple difficulté d’une voie.

Après une dernière soirée au camping, pâtes carbonara rab loups garous au menu, nous voilà déjà au matin du dernier jour. Il est temps de plier le camp, épreuve incontestablement la plus technique du séjour ! Courir après les objets perdus, plier les matelas et les tentes dans leurs sacs toujours trop petits, le tout dans une joyeuse cacophonie, c’est un acte bien plus compliqué qu’il n’y paraît !
Mais encore une fois, l’efficacité est de mise et nous sommes fins prêts un peu après 10h.

Pour cette dernière journée, nous avons choisi d’aller grimper juste à côté du secteur du premier jour. Marche d’approche minime et plein de voies accessibles, on avait déjà fait ce stop en rentrant des dentelles de Montmirail l’an dernier.
Les jeunes ont pris la confiance au fil du séjour et Maya et Esteban attaquent direct avec des 6a+ en tête ! Esteban est carrément en feu et enchaîne même son premier 6c.
Jules, Anton et Elise ne sont pas en reste et ancrent leurs connaissance de la semaine en grimpant et assurant en tête. Après le repas, on profite des dernières heures pour installer un grand rappel pendulaire au sommet d’une grotte où les jeunes passeront les uns après les autres, avec plus ou moins d’aisance : final en beauté !

Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et à 15h, il est temps de repartir. Comme toujours, la semaine aura été riche, pour les jeunes mais pas que. Beaucoup d’apprentissage, en escalade mais surtout en vie commune, ce qui n’est pas toujours facile. Bravo à tous !

Un grand merci à Julien qui a posé des congés pour pouvoir m’aider à encadrer cette semaine. Merci également à Dona, François, Amandine et Didier pour la gestion du camp, des repas, de la piscine, et du pied des voies !