Archives de catégorie : Sortie falaise adultes

Sortie adultes le 19 octobre

La deuxième sortie adulte de l’année aura lieu le dimanche 19 octobre.

Sylvain nous donne rendez-vous à Saint-Dalmas-Le-Selvage, dans la vallée de la tinée.  Nous pourrons nous attaquer au rocher de Junic, un secteur qui balaye du 4 au  7c ! En bref un rocher Junic en son genre.
Comme c’est quand même en altitude (1500m, pensez à prendre les doudounes !)

On se donne rendez-vous à 8h20 au parking la Villette, ou à 10h directement là-bas.

Pour vous inscrire, rien de plus simple, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous :

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 Si vous souhaitez partager des photos avec le club pour qu’elles soient intégrées dans le futur article, merci de le faire via cet album Google Photos. Un compte Google est nécessaire, merci de nous contacter en cas de difficulté.

Anecdote Rigolote : Les habitants de Saint-Dalmas-Le-Selvage sont 101 et s’appellent les Dalmatiens… Non, la réalité est encore plus drôle, ils s’appellent les Sandalmassiers.

Première sortie à la Trinité : Quel plaisir de se retrouver

Ce dimanche 28 septembre le club organisait la première sortie en extérieur dédiée aux adultes et nous avions opté pour le secteur de la Trinité. Marche d’approche inexistante, voies de tous niveaux, équipement au top et un pied de falaise confortable, un cocktail parfait pour une douce mise en jambe. Nos habitudes n’ayant pas changé, les Cagnois se donnent rendez-vous au parc sauvaigo puis nous filons rapidement rejoindre le reste du groupe étant déjà sur place. Au total nous sommes une bonne vingtaine. Ici l’ombre est omniprésente et le froid matinal nous rappelle que l’été est désormais derrière nous.

Cécile lance un échauffement au sol afin de mobiliser cœurs et articulations. Roxane, Katia, Donna, Nicolas et quelques autres installent des moulinettes dans différentes longueurs faciles et font ainsi une pierre deux coups: ils parfont leur échauffement et permettent, notamment aux nouveaux inscrits, de profiter sereinement de leur début de journée. Mattieu et Régis en bons garçons dans la force de l’âge ne prêtent guère d’intérêt au réveil musculaire, ce truc qui fait seulement perdre du temps et s’en vont directement couiner dans  » Le coup de piezo « un 6a+ plutôt lisse. Thibault s’aventure en tête dans  » Raplapla » suivi par sabine qui, pour se hisser jusqu’au sommet de la voie, fait un détour par les arbres. David et Florian choisissent « Cinq froid c’est dur », une voie exigeante qui souffre de la patine mais qu’ils gravissent avec style.

Franck, Patrick et Alexis optent pour la révision de la manip à faire au relais afin de redescendre en sécurité sans laisser de matériel. Ils profitent du relais école installé au pied de la falaise pour s’exercer sous le regard intraitable de Julien, puis s’en vont  grimper notamment dans « Nabot… minable » où un crux pauvre en prise complique l’ascension. Pendant ce temps Camille et François parcourent quelques belles lignes de la falaise avec en autre le 6b  » Muriel petite soeur dans le ciel ». Sandrine et Djé, non sans réflexion s’octroient  » Bref délais pour les biceps » un 6a+ dans un remarquable dièdre fissuré. Alexis et Patrick, forts de leur apprentissage, s’essayent en tête dans  » Coup de grisou » et malgré quelques hésitations sur le sens des dégaines, parviennent sans plus de difficultés au relais. Le soleil s’approchant maintenant de son zénith et alors que certains grimpent encore d’autres décrètent que l’heure est au premier service.  Chips et beignets à la viande sont partagés puis chacun ayant terminé son activité nous nous retrouvons ensemble pour une courte pause.

Après les plats de résistances vient l’heure des gourmandises et aujourd’hui nous sommes gâtés. Comme à l’habitude Aude et Donna nous régalent, flan et gâteaux coulent à flots. Merci Mesdames ! Certains sont déjà de retour aux affaires comme Cécile et Marion qui s’affairent à trouver une méthode dans l’abscons 6c+  » Besoin matériel ». Une prise aurait-elle  cassée ? Marion profite de sa forme du moment et enchaîne à vue le superbe 7a+  » Un voyage qui décoiffe ».  Une horde de grimpeurs se challenge dans le magique 6a+  » Temps de cuisson » mais le prix de la combativité revient à Aude avec une montée des plus haletante, le tout couronnée d’un enchaînement. Bravo ! Cette voie qui use à petit feu marque le début de la fin. Julien continue tout de même et enchaîne  » Panne des sens », un 6c technique aux formes originales. Il est suivi par Régis et Thibault qui malgré leur power naturel et leur volonté féroce de parviennent pas à libérer la section dure.

 Roxane est la dernière à se mettre au taquet en grimpant en tête dans l’interminable 5c  » Taupe modèle » et gagne ainsi le prestigieux prix du plus courageux. Cela prend un certain temps mais son assureur Gauthier s’en moque, elle ira en haut un point c’est tout. Après avoir assuré une bonne heure, ce dernier déroule dans le 6b central et clôture les débats. La journée a été productive et c’est les bras tout gonflés que nous plions certaines cordes devenues des câbles pour la dernière fois. Le club ayant investi, lors de la prochaine sortie elles seront remplacées par des cordes flambants neuves ! La sortie s’achève ainsi et chacun repart gagner sa chaumière pour un repos mérité.  Je remercie l’ensemble des protagonistes pour leur sourire et leur bonne humeur, plus précisément Aude et Donna pour nous nourrir régulièrement sans oublier Julien sans qui mes journées serait plus dure et moins drôle. Je vous donne rendez-vous le 19 octobre pour la prochaine sortie. À très bientôt les copains !

Sortie adulte à la Trinité

Bonjour à toutes et tous,

 

J’ai le plaisir de vous annoncer que le club organise la première sortie en falaise pour les adultes. Celle ci se déroulera le dimanche 28 septembre sur le secteur de la Trinité tout proche de Nice et pourrait etre l’occasion de tous s’y rencontrer et ainsi de lancer une bonne dynamique falaise.

Les grincheux diront que le secteur est un peu « urbain » mais l’escalade y est franchement intéressante sans compter que la marche d’approche est inexistante et que ce secteur dispose de bancs et de tables pour un déjeuner confortable !

Pour vous inscrire veuillez remplir le formulaire ci dessous :

Sortie falaise adultes à Annot : on échappe aux grosses chaleurs !

Ce dimanche, avait lieu la dernière sortie spécifique aux adultes du club. Nous étions 12 vaillants grimpeurs à oser braver les chaleurs caniculaires. Grand bien nous en a pris, nous avions choisi de nous exiler dans le département voisin, les Alpes de Haute Provence, à Annot, histoire de subir un peu moins les températures infernales de la côte.

C’est aux alentours de 10h que l’ensemble du groupe se retrouve au village. Eponine et JR sont déjà sur place, à apprécier un expresso au Café du commerce. Ils étaient déjà là la veille pour randonner et explorer les merveilles géologiques du coin comme la Chambre du roi. Julien, qui aime bien les trajets solitaires, est déjà là également.

Le temps de passer à la boulangerie et nous voilà sur la courte marche d’approche qui mène aux secteurs de la gare. Nous choisissons le secteur des Météores I, avec ses 11 voies entre 5b et 6a+, bien adaptées au niveau du groupe, au moins pour le début de journée. La face principale est encore un peu à l’ombre lorsque nous arrivons, mais plus pour longtemps. Heureusement, tout le bas de la falaise est à l’abri d’un grand pin et de magnifiques chataîgniers, procurant la protection nécessaire jusqu’à mi-voie. Et pour couronner le tout, un petit courant d’air agrémentera notre journée régulièrement. Bref, on est bien !

Cécile, comme à son habitude, est la première sur le caillou. A Annot, on grimpe sur du grès et l’escalade est assez inhabituelle. Une foi inébranlable en la semelle de son chausson est vivement conseillée ! Car ici, on grimpe surtout sur des aplats, des bossettes, et quelques trous taillés. Très vite, le groupe se rend compte que les cotations ne sont pas à prendre à la légère et que les difficultés sont souvent concentrées dans le bas des voies. Les grimpeurs pestent un peu et se sentent déstabilisés. Pour ma part, je profite de cet endroit et ce caillou que j’adore pour faire quelques longueurs avec Cécile et j’y prends un grand plaisir.

Jean I. s’attaque en tête à quasiment tout ce qu’il y a dans le 6, suivi de son camarade du jour Thomas, qui se fait une spécialité de ne pas sortir les voies ! Michelle et Jean grimpent à leur rythme et finissent par avoir fait à peu près tout ce qu’il y a dans le 5 avant de s’essayer au très beau 6a sur la face ouest du secteur.

Epo, autant courageuse que rageuse tout court, fait des tentatives en tête en exprimant sans équivoque son agacement quand ça ne veut pas passer. JR assure patiemment et se fait plus discret quand vient son tour de grimper. Il arrivera en haut de plein de voies malgré une appréhension coriace.

Saliha aussi, a décidé qu’elle avait le droit d’insulter des mamans. Il ne manquait plus que Roxane, malheureusement retenue à Paris, pour une symphonie parfaite. Elle grimpe avec Florian, rendu un peu frileux par son gros vol dans la Jonte, mais qu’il ne faut pas pousser bien longtemps pour qu’il décide de monter en tête également.

Julien, de façon assez extraordinaire pour le noter, fait une vraie journée d’escalade en enchaînant avec Alexis quasiment la totalité des voies. Même l’appel du hamac n’a pas été assez fort cette fois-ci !

A la fin de l’après-midi, l’air devient un peu lourd, les pieds douloureux et tout le monde commence à être fatigué. L’appel de la boisson fraîche se fait sentir et c’est avec bonheur que nous partageons un verre au café du commerce et grands éclats de rire que nous résolvons le mystère des soutien-gorges de Besson avant de prendre le chemin du retour.

Clap de fin pour le cycle grandes voies

Quel chemin parcouru depuis les premières grandes voies ! Hier, nous avons clôturé cette 3ème saison dans le lieu le plus mythique du 06 : le baou de Saint Jeannet. Après pas mal de reports, nous avons enfin pu gravir la grande face. Il ne faut pas s’y tromper, grimper le baou n’est pas anodin. Recherche d’itinéraire, engagement certain, rocher souvent douteux, hauteur conséquente (200m quand même), même les itinéraires les plus faciles demandent une certaine expérience. Et l’expérience, notre petit groupe commence à en avoir en stock ! De plus, en cette période de canicule précoce, le soleil est notre plus grand ennemi et il est important d’apporter beaucoup d’eau, ce qui alourdit les sacs. Se protéger des coups de soleil fait aussi partie du jeu.

C’est une petite équipe pour cette dernière sortie, ce qui nous a permis de faire quatre cordées de 2 : Jean-Luc grimpe avec Laura dans « la Malet », l’itinéraire ultra classique et le plus facile de cette partie de la face, assez soutenu dans le 5, suivis de Jérôme et Sandrine. Camille, pas en grande forme mais toujours volontaire grimpe avec Alexis dans un mix entre « Pour qui sonne le glas », « La super Malet » pour terminer dans « la Malet » pour un bel itinéraire autour du 5+/6a. Et enfin, Julien s’est chauffé pour partir avec moi dans « La loco » et « la proue », soutenu dans le 6a/b et culminant au 6c.

Après les difficultés à se garer inhérentes à St Jeannet, nous nous retrouvons tous à la petite chapelle, point de départ du chemin d’approche. Nous suivons le balisage violet jusqu’au raccourci par une cheminée facile qui nous mène directement au pied de la face. Ici, nous laissons Alexis et Camille au pied de leur voie et nous continuons un plus plus à droite pour le départ de la Malet. Pour éviter les embouteillages, Julien commence légèrement à gauche dans « Jardins secrets », une dalle en 6b qui met direct dans le vif pendant que Jean-Luc attaque sa L1… et se trompe ! Il s’engage dans un dièdre au lieu de traverser à gauche sur la vire mais se rend vite compte de son erreur et corrige le tir.

Avec Julien, nous grimpons en réversible, ce qui signifie qu’on alterne une longueur sur deux en tête. Pendant que j’attaque la L2 en dièdre assez horrible à mon goût, Sandrine et Djé se lancent en suivant Laura. Julien me retrouve au relais peu confortable et attaque la longueur clé de la première partie, un 6b traversant sous un toit mais bien équipé. Il le négocie avec quelques pauses et part se perdre dans la végétation au dessus, sur les « vires sous le vent ». Lorsque je le rejoins, on a vue sur la Malet où Alexis et Camille ont retrouvé Djé et Sandrine au R2. Ces derniers partent à gauche dans la cheminée, première difficulté pour eux, tandis que Camille et Alexis vont grimper quelques longueurs en parallèle de nous juste à notre gauche.

J’enchaîne 2 longueurs en une dans un immense dièdre très sympa à grimper. Comme je ne trouve pas vraiment de relais, j’en improvise un au moins inconfortable après 45m de grimpe. Alexis me passe à côté et va installer le relais sous la proue, relais commun à nous tous, sur la vire Vernet. Il est rapidement rejoint par Jean-Luc et Laura qui ont brillamment passé le pas de la boîte aux lettres dans la L4 de la Malet. Lorsque j’arrive au relais, assuré par Julien, c’est un enchevêtrement de cordes qui m’attend, mais le tout semble assez bien organisé. Je vais rejoindre Sandrine, Jean-Luc et Laura, à l’attaque du dièdre rouge. Mais on se rend compte avec Julien qu’on aurait dû bifurquer à droite. Petite marche arrière pour faire relais au dessus de la fenêtre.

Julien négocie la première très belle longueur de la proue et me laisse le 6c vertigineux en traversée que j’enchaîne non sans effort. Je retrouve de nouveau Djé et Laura au relais de la vire aux oeufs. Elle a franchi le dièdre aux pitons, principale difficulté de leur voie. Jean-Luc est déjà au relais d’après, sous le sommet. Le temps que Julien me rejoigne, il n’a plus qu’à suivre Djé. On finira en corde tendue, tout comme Alexis et Camille derrière nous.

Il est 15h30, et il est grand temps de manger ! Après avoir enfin quitté nos chaussons devenus douloureux, fait le tri et rangé le matériel, nous apprécions grandement nos bouts de sandwichs et autres salades de riz ainsi qu’un peu de repos.

Le chemin du retour paraît toujours très long mais quel bonheur de se poser en terrasse au village et siroter un bon rafraîchissement tout en se racontant les anecdotes de la journée et comment capturer efficacement des lombrics… C’est sur cette image que s’achève le cycle cette année, mais le stage de l’Ascension approche à grands pas !

Sortie falaise pour les ados/adultes jeudi 1er mai après-midi

Les jeudis du mois de mai sont pour beaucoup des jours fériées où les gymnases de la ville se retrouvent fermés. Cela concerne le 1er, le 8 et le 29 mai.

En remplacement de ces cours, le club organise une sortie de 12h30 à 16h30 pour les jeunes du groupe du jeudi à Besson (4J) ainsi que pour les adultes du club. Elle aura lieu jeudi 1er mai à la Colle sur Loup au secteur de la Bagarée. Le club n’organise pas de covoiturage. Nous vous donnons donc rendez-vous directement au parking à 12h30 (voir le plan en fin d’article). Attention, il n’y a que peu de places disponibles, prévoyez de vous garer plutôt au village.

Merci de bien vouloir remplir le formulaire si vous souhaitez participer.

 

 

Cycle grande voie partie 4 : la croix de Provence

L’an dernier, la météo capricieuse nous avait dérouté de notre objectif à la Sainte Victoire : atteindre la croix de Provence par une série d’itinéraires. Nous avions du nous rabattre sur des voies plus courtes et plus abritées du mistral. Cette année, après un premier report, les conditions semblaient être en notre faveur. Soleil et peu de vent.

Nous sommes 9 à passer la soirée du samedi au gîte Daniel Georgeon à Puyloubier, accueillis par Monique. Camille nous régale de bonnes pâtes à la bolognaise, tout ce qu’il faut pour emmagasiner l’énergie pour la journée du lendemain tandis que Sandrine avait prévu brownie et de quoi égayer encore une soirée déjà bien joyeuse !

Le topo est sur la table et on essaie d’organiser les cordées pour demain. Qui va où ? Avec qui ? Sujet souvent compliqué. Les voies vont être longues, il s’agit d’être humbles dans le niveau choisi. D’autant plus quà la Sainte, c’est souvent du terrain d’aventure ! Sandrine et Gautier font cordée ensemble dans « les moussaillons » + « l’arête du jardin » + « l’arête sud ouest de la Croix », un ensemble d’une quinzaine de longueurs ne dépassant pas le 5a. Ils seront suivis par Djé, Roxane et Eric. Camille et Matthieu ne refusent pas la difficulté avec « le chien qui aboie », 6a max, « belle rebelle », 5c et une sortie à la Croix par un des nombreux itinéraires du dernier ressaut. Alexis viendra avec eux si JP, qui n’est pas avec nous ce soir, accepte de se détourner de son premier choix : « la commande », seule voie complètement équipée du coin.

Après une nuit plus ou moins réussie en fonction des protagonistes, un petit déjeuner à base de caféine, nous retrouvons JP au parking du plan de l’en chois à 8h sonnantes. Nous sommes bien rodés et la distribution de matériel est efficace. En quelques minutes tout le monde est prêt pour la marche d’approche d’une bonne trentaine de minutes. Finalement, je pars devant dans le chien qui aboie avec JP et Alexis va avec Camille et Matthieu juste derrière. Camille prend le lead de la marche d’approche et nous emmène sans problème au pied des voies. Les deux départs sont distants de quelques dizaines de mètres mais impossible de surveiller l’une depuis l’autre. Les talkies sont branchés, on reste en communication si besoin. Mais les grimpeurs sont maintenant bien formés et je suis en totale confiance.

J’attaque la L1 en 4c, une petite chauffe tranquille malgré une dalle un peu expo à la fin. Relais au départ d’un large boyau que nous empruntons pour quelques mètres en L2. JP me suit en second et Camille est sur ses talons. La L3 est la longueur clé du début, un 6a au départ facile mais expo, puis une remontée de fissure large et ronde pas facile à négocier. Histoire d’assurer la sécurité du groupe, Camille prend un brin à JP pour grimper cette longueur avant de sécuriser Matthieu et Alexis.

On arrive à une large terrasse pour attaquer un 5c dièdre fissure de toute beauté et facile à protéger où Matthieu remplace Camille. Puis un 5b aérien nous amène à une arête et la longueur finale où on retrouve la fin commune avec les moussaillons. Le timing est très bon car Sandrine est sur le point d’attaquer sa dernière longueur. Les deux cordées des moussaillons se sont organisées à la perfection avec Sandrine devant qui défriche l’itinéraire, Gautier qui suit et qui aide Roxane en tête juste derrière à placer ses protections. Eric et Djé ferment la marche.

Le temps que tout le monde se rétablisse au sommet de la première voie, je commence à chercher le chemin qui nous mène, parmi un système de terrasses, jusqu’au pied du jardin des moines pour nous et l’arête du jardin pour les autres. Une petite escalade de cheminée plus tard et nous voilà prêts pour « Belle rebelle » et sa première longueur en 5b+ tandis que l’autre groupe se prépare au pied de l’arête évidente.

Chez nous, ça se corse. La ligne est peu évidente et je manque les pitons pour partir dans une fissure vierge et herbeuse trop a droite, difficile à protéger et un peu péteuse. Je trouve un relais sur un beau cade et fais venir JP. Camille tente l’itinéraire décrit dans le topo mais un passage en dalle est trop engagé. Je fais une mini longueur pour rejoindre le relais normal et je balance une corde pour assurer Camille et la faire me rejoindre. On a perdu pas mal de temps. La longueur au dessus est plus facile à suivre. Un beau 5c, surtout dans sa partie finale. J’assure Camille et JP tout en observant les cordées sur l’arête du jardin un peu plus loin, pour qui tout a l’air de bien se passer. Notre L3 n’est pas dure mais bien péteuse et JP décroche un paquet de cailloux qui percute Camille au bras et Alexis à l’épaule. Ça aurait pu être pire, ils peuvent continuer à grimper. Nous voilà au sommet du ressaut intermédiaire, qui nous a bien éprouvé. On choisit la facilité pour la fin et terminant dans la même voie que nos camarades que nous retrouvons pour le ressaut final.

Gautier a pris la tête pour les 4 dernières longueurs et, une fois n’est pas coutume, sera le premier à sortir. Ça bouchonne un peu car d’autres cordées sont présentes mais on attend patiemment, tout en reposant nos pieds meurtris. Devant moi, Djé colle à Sandrine, moi à Eric et Roxane, Matthieu à JP. Un joli petit train !

Et finalement, nous voilà tous à la croix ! Il est autour de 20h ! Quelle journée ! Tout le monde est épuisé mais qu’elle aventure ! Et quelle vue au sommet. Le temps de ranger le matériel, de croquer un bout de sandwich ou une barre céréales, de faire la photo de groupe et le soleil est déjà presque couché. On commence la marche retour, avec un petit stop pour admirer la vue sur la paroi depuis le prieuré et déjà l’obscurité arrive. Au pas du berger, dernière difficulté de la descente, les frontales sont nécessaires. Il est 21h30 quand nous arrivons au parking.

Il nous reste à faire un dernier tri du matériel et à nous dire aurevoir. La plupart se lèvent tôt le lendemain et la route est encore longue jusqu’au lit ! Sauf pour moi qui retourne au gîte de Puyloubier, mon planning me menant dès le lendemain un peu plus à l’ouest, du côté des dentelles de Montmirail pour attaquer le stage jeunes !

Un grand bravo aux 9 participants, vous devenez meilleurs chaque jour ! Prochain rendez-vous le 27 avril pour la dernière étape locale au baou de St Jeannet !

Retour sur la journée TA au rocher de Bayonne

Depuis que nous avons investi dans l’achat de coinceurs en tout genre pour le stage en Corse l’an dernier, nous voilà en capacité d’organiser une sortie en « terrain d’aventure » chaque année. Et le site du rocher de Bayonne dans l’Esterel s’y prête plutôt bien !

Nous voilà donc sur le parking à distribuer le matériel, assez lourd et conséquent, entre les cordes, les dégaines et les différentes protections, avant d’attaquer la plutôt longue marche d’approche qui nous amène au pied de la falaise. Cette fois, pas de difficulté, on ne se perd pas ! On commence à connaître.

L’an dernier, nous étions allés sur la gauche du secteur, qui garde l’ombre plus longtemps. Les températures étant tout juste en train de remonter après un hiver pas franchement rude, nous décidons de nous essayer dans les voies de droite, à l’ombre le matin mais au soleil plus tard. J’en avais testé quelques-unes avec Cécile l’an passé, je pouvais un peu guider les première cordées.

J’envoie donc la cordée Djé/Sandrine dans Concialiabule, un joli 5a qui remonte une fissure irrégulière mais assez facile à protéger selon moi (moins, selon Djé !)
Philippe en bon vétéran, part directement dans C’Alpin, un 5b qui déroule, assuré par Florian, tandis que Gautier part dans sa voisine, Ca va bayonner en 5a+ où il lui manquera quelques gros friends pour être parfaitement à l’aise.
Juste à côté d’eux, j’installe la moulinette dans Le souffle du rat, 5b+ au départ un peu péteux mais splendide ensuite.
Julien s’engage dans Hallucinoé, un 5b+ de 35m qu’il grimpe avec brio tandis Mathieu s’engage dans Destination Vega, un 4 peu engageant mais comme les voies faciles ne sont pas légion, il faut bien commencer quelque part.
Et un peu plus à droite, Alexis s’attaque à Les yeux qui pétillent, un 4 qu’il qualifiera plutôt de 5 où il laissera les protections en place pour que Laura y grimpe en tête également.

La grimpe en TA, ça prend du temps. Rester concentré, choisir ses protections, assurer ses appuis… Ceux qui sont au sol sont obligés de patienter un peu le temps que les moulinettes soient installées. Le soleil ne touche pas encore la paroi et un petit vent bien glacé nous pique un peu les oreilles mais il suffit de se reculer de quelques mètres pour ressentir la chaleur de notre étoile.

Finalement, 7 cordes mais comme on est un groupe de 20, je continue de grimper. J’installe la deuxième longueur au dessus de Destination Vega avec Brigidini, une superbe fissure rectiligne en 5b+ puis La mousse te guette, un 5c au départ bien forçu qui en fera échouer plus d’un ! Ce 5c donne accès à deux 6a et Olivier se lance en moulinette dans Le tablier du forgeron et sa belle fissure attirante. Il en profite pour mettre la moulinette dans le 6a+ d’à côté, Golgotha, que nous sommes heureux de ne pas avoir à grimper en tête tant la section dure est difficile à protéger.

Pendant ce temps, chacun s’essaie aux voies proposées, dans une escalade plutôt intéressante. En revanche, la roche est par endroit encore assez friable et certains blocs instables et on entend régulièrement hurler des « CAILLOU !!!! ». Port du casque indispensable et précaution absolue, tant en grimpe qu’en bas des voies. On pourrait presque qualifier certains endroits comme des couloirs d’avalanche ! Hélène en fait les frais et se prend une pierre sur le front et la sonne pour un moment.

Il est 14h30 passées quand nous nous arrêtons pour la pause déjeuner. Le décalage horaire nous donne la possibilité de reculer un peu les cris de nos estomacs mais certains ont bien faim. Quelques sandwichs et gâteaux plus tard, nous voilà repartis. Philippe, décidément à l’aise avec la pose de coinceurs, se lance dans un 5c à droite du secteur, Ryothera. Il se prend 2 plombs sur le premier friend posé, un n°3 qu’on remercie d’avoir bien fait on office, avant que je ne prenne le relais et installe la moulinette.

Delphine et Isa ont pu faire quelques voies mais Delphine a le dos bloqué et les deux amies décident de redescendre et faire un petite balade sur les rives du Blavet. Les Gouix, habitués à partir un peu plus tôt que le reste du groupe, ne dérogent pas à la règle et nous quittent, de même qu’Hélène qui ne voulait pas rentrer trop tard.
Les autres continuent de grimper à leur rythme, certains s’essayant à poser des protections en moulinette avant de les récupérer à la descente.

Finalement vient l’heure de tout ranger et compter le matériel. Les cordes tombent pendant que nous entendons la toujours très expressive Roxane se démener dans une dernière voie.

Au final, ce secteur était un peu plus dur que celui de l’an dernier mais avec pas mal de lignes très jolies. Le rocher demande encore beaucoup de prudence et il faut être très vigilant à la chute de pierres, ce qui n’est pas une mince affaire quand on est un gros groupe. Les cotations peuvent parfois être un peu surprenantes et c’et souvent le départ des voies qui donne la difficulté, ce qui n’est pas forcément agréable. La prochaine fois on prendra quelques pads pour améliorer d’éventuelles réceptions. Enfin, ce fut une très belle journée où les plus aguerris ont pu se perfectionner dans la pose des coinceurs, les autres s’y initier un peu même si je regrette l’absence de voies très faciles. On ne peut pas tout avoir !

On y reviendra sûrement l’an prochain, à moins qu’on ne décide de faire un essai à la Tour sur Tinée.