Bonjour à toutes et à tous,
Le club organise la dernière sortie adultes le 16/06 à la Colmiane au secteur « Carigliéra ».
Pour vous inscrire veuillez remplir le formulaire ci dessous :
Bonjour à toutes et à tous,
Le club organise la dernière sortie adultes le 16/06 à la Colmiane au secteur « Carigliéra ».
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Ce week-end des 1er et 2 juin avait lieu la nouvelle édition du maintenant célèbre et tant attendu rassemblement du Annot à bloc. Pour l’occasion, j’avais invité les jeunes du groupe compet à participer au contest sur les blocs naturels. Et on peut dire que l’équipe d’organisation a fait du gros boulot avec plus de 120 blocs brossés et référencés ! Du facile au très dur, du très court au très haut, du dalleux au déversant, il y en avait pour tous les goûts, le tout dans un cadre enchanteur à quelques pas du village ! Forêt qui procure de l’ombre, vieilles restanques pour des réceptions souvent parfaites, c’était idéal !
Nous nous retrouvons tous plus ou moins à l’heure donnée sur la place du village pour finaliser les inscriptions, distribuer les pads et partir à travers le village en direction des blocs. Avec les parents, nous sommes une bonne palanquée et arrivés au secteur, notre première mission est de trouver un espace suffisamment grand pour en faire un camp de base. Comme cette année il y a une buvette, on s’installe pas trop loin de celle-ci, à peu près au centre du secteur.
Et c’est parti pour l’escalade ! J’attaque avec les plus jeunes : Romane, Lino, Rose, Lilas, Lya, Maya et Mélia. Ils connaissent déjà les rudiments de l’activité puisqu’on avait fait une session en septembre, de la pose de pads à la parade. Les parents sont également vigilants et bien présents derrière nos jeunes bambins qui se chauffent allègrement dans les premiers blocs adaptés à leur taille.
Chez les grands, Mathéo est quelque part dans le secteur avec des amis à lui. Je le croiserai de temps en temps au fil de la journée avec Sandro. Pareil pour Mathis. Emma et Léane grimpent ensemble de leur côté, et je croise également Lya avec ses parents. Boris, nous rejoint peu après, je crois que nous sommes au complet !
La matinée se passe sous les assauts des grimpeurs. Les enfants sont impressionnants d’opiniâtreté ! Ils font la queue pour vaincre tel ou tel passage, parfois avec réussite, parfois sans. C’est dur Annot, et les cotations ont été un peu relevées depuis la dernière session. Mais qu’importe, personne n’est vraiment là pour la compétition mais pour le plaisir de grimper tous ensemble et de partager un grand moment d’escalade.
Lorsque midi sonne, on retourne à notre camp de base pour manger un bout. Pour l’après-midi, je reste surtout avec Emma et Léane qui s’essaient dans pas mal de blocs durs dans lesquels Milan et moi essayons de leur donner des méthodes. On rigole bien et on est rejoints par Antoine. On retrouve de temps en temps les petits éparpillés à droite à gauche, les parents tentant de les suivre au mieux. Tout se passe super bien, il y a du monde présent mais ce n’est pas non plus le chaos, la mauvaise météo prévue en aura certainement refroidi plus d’un, surtout ceux qui viennent de loin ! Si l’orage gronde un peu dans l’après-midi, celui-ci nous contourne et nous laisse tranquilles dans nos efforts.
A 17h, nous retournons tous sur la place du village pour rendre les feuilles. Il y avait plusieurs catégories :
– les moins de 10 ans;
– les moins de 12 ans;
– les moins de 14 ans;
– les loisirs;
– les experts.
En dehors de la catégorie experts, un bloc réussi valait un point, quelle que soit la difficulté. Il fallait donc en faire le plus possible. A ce jeu, c’est l’inarrêtable Boris qui gagne chez les moins de 10 ans ! Mélia fait de même en moins de 12 ans, alors que Lya monte sur la troisième marche du podium. Lilas remporte la compétition chez les moins de 14 ans. De belles récompenses attendent nos grimpeuses et grimpeurs, notamment la rencontre avec Salomé Romain, marraine de l’événement !
En expert, seuls les blocs les plus durs comptabilisaient des points. Léane parvient à sortir quelques 6c et 7a, ce qui lui offre un place pour la finale le soir, sur fronton articifiel sur la place du village. Mathis est également de la partie !
Les finalistes ont 3 blocs à faire. Léane est la plus jeune, mais elle a un fan club incroyable ! Elle sort son premier bloc en 3 essais, son second en deux, et flashe le troisième bloc, étant la seule à comprendre qu’il fallait se retourner face au public. Un grand moment. Elle termine 3ème de la finale, à rien des deux premières.
Les blocs pour les hommes sont plus durs mais Mathis s’en sort bien. Il ne joue pas la gagne car devant lui, il y a des pointures. Il lâche deux essais dans le bloc 1 en dalle, est trop épuisé pour ramener sur la prise de fin du bloc 2, et sort le bloc 3 avec panache pour finalement prendre une belle 4ème place ! Bravo Mathis !
Place à la fête ! Ou au repos… Pour ma part, après une journée très éprouvante en canyon la veille, j’opte pour la seconde option : la bise à Morphée.
Le lendemain, après le petit café au bar du commerce, c’est de nouveau sur le fronton de blocs que se déroule une compétition au format contest : 12 blocs pour les catégories U16 et U18. Léane, Lia, Emma et Antoine participent. Et les blocs sont durs ! Les 5 premiers passent sans trop de problème pour nos compétitrices et compétiteurs mais dès le n°6, c’est la douche. Personne ne parviendra à sortir le mouvement final de cette redoutable dalle. Idem pour le bloc 7 et un passage en dièdre qui restera mystérieux malgré quelques beaux essais. Le bloc 8 sera sorti par un seul compétiteur, mais il est trop physique pour les filles et Antoine ne parvient pas à passer le départ avec un talon pas évident. Le bloc 9 est une dalle et à ce jeu, Lia est douée. Malgré quelques hésitations, elle parvient à toper le bloc. Léane n’en fait qu’une bouchée et Emma qui a galéré dans le départ, parvient enfin à la prise de fin pour se voir refuser la validation à cause d’un pied qui traine sur une prise d’une autre couleur ! Ouch ! Antoine fait un bel essai dans un style de grimpe assez décousu mais ne parvient pas à toper.
Il fait une belle performance dans le bloc 10 où peu de grimpeurs réussissent le jeté du début, sans réussir à valider le top. Mais il a la zone, c’est déjà bien. Les 11 et 12 semblent inaccessibles à tous et le temps étant très limité, la compétition s’arrête là !
Léane prend la tête, Lia est 4ème et Emma 5ème. Elle aurait été 3ème sans sa petite erreur. Antoine est 4ème également. Bravo les jeunes, et merci pour le spectacle.
Après un petit concours de suspension, je m’éclipse pour rentrer à la maison, alors que se préparait un coucours de jeté où Léane a de nouveau été brillante de ce que j’ai entendu… Elle a autant de facilité en escalade qu’en bavardage celle-là !
Un grand merci aux organisateurs pour l’événement, aux nombreux bénévoles, brosseurs, juges, un grand merci à la météo et un grand bravo à tous les participants ! Vivement la prochaine édition !!!
En ce week-end du 25 26 juin se tenait le tant attendu championnat de France des moins de douze et quatorze ans !
Bonjour à toutes et à tous,
Le club organise une sortie pour les jeunes des groupes 2 à 4 le 9 juin à la Trinité.
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Bonjour à tous,
Le dimanche 9 juin, le club organise une sortie à Saint Jeannet, secteur de la source, pour les enfants des cours de Malraux.
Le rendez-vous se fera à 9h30 au parking de Sauvaigo ou 10h00 sur le parking de St Jeannet (entrée du vieux village). C’est la dernière avant la traditionnelle sortie famille de fin d’année qui se déroulera à la Colle sur Loup le 23 juin.
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Le parking :
Le dimanche 5 mai, juste avant la rentrée scolaire, c’est avec une bonne partie du groupe compet que je me suis rendu à la salle de Climb Up à Aubagne pour un entraînement bloc et diff.
Les plus grands étant occupés ar un stage de l’équipe régionale, c’est surtout avec les petits que nous avons arpenté les blocs et les voies de cette structure. Au programme, du à vue en masse, à essayer des blocs dans un style différent de ce qui se fait chez nous (et moins morpho également) et des voies de tous niveaux.
Et pour une fois, je ne vais pas m’étaler et laisser les photos parler d’elles-mêmes, comme le disait un grand sage.
Ce dimanche, pendant le long week-end de l’Ascension, nous nous sommes retrouvés avec un petit groupe de grimpeurs au site d’escalade de Guy Dufour, proche de la Colmiane. Soleil, fraîcheur et calme et rendez-vous !
Certes, la route est un peu longue mais l’enjeu en vaut la chandelle. Nous avons trouvé un calcaire de qualité, des voies équipées particulièrement bien pour l’escalade en tête sans peur : un petit site d’initiation idéal.
C’est à 10h30 que nous débarquons au parking du site et que nous retrouvons tout le monde. Aujourd’hui, c’est familial ! Beaucoup de parents sont présents et vont participer activement à la sortie, en installant des cordes, en assurant les enfants et en faisant les vérifications d’usage avant les départs. Une aide toujours bienvenue pour nous les encadrants ! Comme quoi, prendre le temps de former les parents et de leur apprendre les règles de sécurité, c’est bien utile.
Nous choisissons le petit secteur bien dense du Donjon, là où se cotoient 9 voies entre 5a et 5c. Parfait. Après un petit rappel sur la manip de haut de voie, c’est parti pour l’installation des cordes. Ils sont nombreux à être à l’aise dans ce niveau et très vite, une corde pend à chaque relais et le bal vertical est bien lancé.
Aujourd’hui, il n’est pas temps question de performance que de plaisir. Les enfants grimpent à leur rythme, certains en moulinette, certains en tête. Quelques-uns iront jusqu’à essayer du 6a à l’image de Mélia et Baptiste mais la plupart restent dans leur zone de confort dans le 5. Ce qui n’empêche pas Alaric de faire sa première chute en tête, brillamment assurée par Milo !
Apolline, la plus jeune du groupe, avale dans la journée les 9 voies du donjon, de même qu’Anaïs avec plus ou moins de style. Lilas prend doucement confiance dans l’escalade en tête, de même que sa soeur Rose. Aleksander, fidèle à lui-même, n’usera pas beaucoup ses chaussons sur le caillou mais ira parcourir les chemins alentours avec Adèle, un peu plus motivée par l’escalade tout de même. C’est compliqué également pour Lorenzo et Rayan qui préfèrent s’amuser au sol. Il faudra un peu de temps pour réussir à motiver Abd’Allah mais une fois lancé, il ne s’arrêtera plus !
Encore une fois, un grand merci aux parents présents, pour leur aide et pour la convivialité. J’espère que la glace artisanale de St Martin Vésubie a fait honneur à sa réputation !
Depuis longtemps certains adhérents nous demandent d’organiser un stage en Corse. Chose compliquée, quand on n’a que 4 jours en tout et pour tout. Mais cette année, le 8 mai tombait le mercredi juste avant le pont de l’Ascension, 2 jours fériés dans la même semaine : une occasion rêvée !
En début de saison, je me suis attelé à pêcher les infos : achat du topo, recherche des sites intéressants, des billets de bateau, des campings… Il n’y a pas photo, le site majeur de Corse concernant les grandes voies, ce sont les aiguilles de Bavella. Problème de taille : les voies sont très souvent orientées terrain d’aventure. Les protections ne sont pas en place, il faut donc les placer soi-même, sous forme de friends, câblés ou sangles. Chose que nous n’avons jamais apprise au club jusqu’ici… Il va falloir apprendre vite !
Ni une ni deux, je lance les inscriptions et le club achète le matériel nécessaire. Quelques sorties du cycle grandes voies, dont la majorité des participants viennent en Corse également, seront dédiées au TA. Je planifie également une sortie au rocher de Bayonne un peu avant le stage. Toute cette phase d’organisation fut longue et fastidieuse, je me m’attarderai pas plus dessus. Ce fut finalement 21 stagiaires motivés par l’aventure, soit le plus grand nombre depuis que je fais ces stages ! Je contacte Damien, un copain guide de haute montagne, qui nous filera un coup de main pour l’encadrement de tout ce beau monde !
Le mardi 7 mai, nous voilà tous sur le parking devant le parc Sauvaigo à organiser le matériel et les personnes dans les voitures. Petite spécificité, Sandrine nous a dégoté une tireuse à bière, ce qui est super, mais extrêmement volumineux ! On parvient malgré tout à tout encastrer dans les voitures pour un départ à 17h pour les derniers. On ne doit pas traîner, on doit être à 19h au port de Toulon, lieu d’embarquement pour Porto-Vecchio. Quelques bouchons toulonnais obligatoires et 2h plus loin, nous voilà tous à bord ! Une première étape de franchie. Moments détente, repas, jeux, analyse de topo et organisation du lendemain. Le plan : nous débarquons à 10h, certains font un stop boulangerie, on se retrouve tous au camping la Rivière à Zonza pour monter une partie du camp (barnum, gestion du frais) et on part rapidement grimper car la météo se dégrade en fin de journée. Ces infos en tête, chacun rejoint sa cabine pour une première nuit, bercé par le ronronnement du diesel et les léger roulis du paquebot.
Et le plan fut suivi à la lettre ! Débarquement, pain, camping. Sur la route, on se prend une grosse saucée au niveau de la forêt de l’Ospedale, nous faisant un peu douter de la possibilité d’aller grimper l’après-midi. Mais lorsque nous arrivons à Zonza, les routes sont sèches et la pluie a cessé. Les nuages tournent mais nous autorisent à monter le campement tranquillement. Après un sandwich avalé, chaque cordée organise son matériel, petit rituel qu’on répètera chaque jour, puis on reprend la route pour le col de Bavella à 15 minutes de notre lieu de villégiature.
Le parking est bondé, mais nous parvenons à trouver nos places et nous voilà rapidement sur la petite marche d’approche nous menant aux secteurs les plus proches du cols avec des voies de 3 à 5 longueurs : le Pilastru di l’Alba, le pilastru de droite, et la Punta Macao.
Xavier, Djé, JP et Brice accompagnés par Yannick s’embarquent dans « taffonite aiguë », une succession de cinq longueurs côtées 6a, les deux premières pouvant être grimpées indépendamment des trois dernières. La mise en route est lente, pour cause un début de voie peu évident et une température plutôt fraîche. Les premières lunules sont posées puis le premier relais est triangulé. Brice et Xavier rejoignent Yannick suivis de près par la cordée de JP- Djé. Les premières prises sont touchées et au bout d’une quinzaine de mètres patatras, Xavier décroche un gros caillou qui passe largement derrière JP mais qui s’écrase au pied de Djé. Premier avertissement sans frais, en TA on ne tire pas sur le caillou, on le pousse ! Au prix de deux bonnes heures d’efforts le groupe arrive au sommet de la deuxième longueur. Après une petite descente en rappel deux options s’offrent, soit s’échapper à pied puis rejoindre les voitures en dix minutes soit continuer dans les trois longueurs restantes. Djé, Xavier et Brice dont les ardeurs ont été affaiblies par le froid, les cailloux branlants et l’heure avancée optent pour le retour au camping pendant que JP et Yannick choisissent de continuer. La suite est facile et criblée de taffonis, ils gravissent aisément les trois longueurs menant au sommet.
Juste à côté, ce sont Julien et Cécile qui font cordée dans Tafonite amère, une voie en 4 longueurs en 6a+ max. Fins grimpeurs, ils seront de loin les premiers au sommet.
De mon côté, je me retrouve avec l’équipe des plus débutants, avec Jean, Michèle, Saliha et Roxane. Alexis, qui subit des tendinites aux coudes, accepte de prendre une cordée sous son aile dans du facile pour voir comment il se sent. Il part donc dans la première longueur en 5b d’une voie de 3 longueurs, juste à droite du Pilastru di l’Alba, avec Roxane et Jean. Je suis juste à droite d’eux dans une voie similaire en difficulté avec Saliha et Michèle. Lorsque j’atteins le premier relais et fais monter mes deux grimpeuses, j’entends que Roxane a du mal. Je redescends juste à côté d’elle pour la trouver en panique, Jean essayant de la rassurer. Ca part mal. J’essaie de la rassurer également mais rien n’y fait. Bon, c’est le premier jour et c’est une première grande voie pour Roxane, on ne va pas tenter le diable. J’indique à Alexis de passer sur demi-cabestan et de mouliner Roxane jusqu’au sol. Elle retrouvera les autres à l’auberge du col.
Après cette petite mésaventure, tout se déroule bien pour nous et on se retrouve assez rapidement au sommet où Ju et Cécile nous attendent.
Encore un peu plus à droite, Damien, en bon guide qui ne connaît pas encore ses clients, fait un long briefing à base de piliers de la sécurité et de placement des protections. Nos chers stagiaires, attentifs, apprennent beaucoup mais le froid commence à s’installer et c’est avec envie qu’ils décollent enfin dans les voies. Camille prend la tête d’une première cordée dans Aïoli bar avec François, une voie en 5c max « équipée ». Derrière, c’est Laura, Jean et Eric qui suivent. Damien garde l’oeil dans Scuzzuletta, 3 longueurs en 5b, mais cette fois en TA. Il est avec Gautier qui attaque la L1 et Sandrine, tandis que Matthieu, Phil et Jean-Luc ferment la marche. Le départ tardif de ce côté du secteur nous offre la possibilité à Cécile, Ju et moi de les rejoindre en empruntant la dernière voie libre, Occitanista, 6a max. Cette dernière passe par la ligne de rappels et je me dis qu’on gagnera du temps en préinstallant les cordes. On se retrouve plus ou moins tous en même temps au sommet de la Punta Macao et faire passer les 14 personnes dans les deux rappels prend du temps. Mais on s’en sort bien car la plupart ont déjà un peu d’expérience en ce domaine. Il est 19h30 passées lorsque tout le monde est revenu sur le plancher des vaches. Le temps de rentrer à la voiture puis au camping, nous voilà déjà quasiment à la nuit !
Pendant ce temps, quelques équipes étaient retournées au camp pour monter les tentes et c’est avec joie que nous découvrons le campement installé. Il ne reste plus qu’à faire un retour du matériel, faire cuire les pâtes et préparer la bolo. Le camping met à disposition un abri et quelques tables de pique-nique, bien assez pour nous accueillir tous, ce qui est bien pratique car pour 24, le barnum du club atteint ses limites. On se retrouve donc pour un repas bien mérité et un premier débrief où chacun y va de ses remarques et anecdotes. Partage d’expérience crucial pour s’améliorer en efficacité. Tirage, protections, constructions de relais, incidents, tout y passe et nous, les pros, essayons d’apporter notre expertise. Damien se révèle d’ailleurs un maître en la matière et partage beaucoup de petites astuces, tandis que je coordonne avec les compétences déjà acquises afin de ne pas trop perdre nos stagiaires sous une masse d’informations trop importante.
Puis c’est le moment d’organiser la journée du lendemain, la tâche la moins évidente qu’il faudra gérer chaque soir. On essaie de contenter tout le monde, tout en gardant à l’esprit les contraintes d’encadrement. Damien partira avec 2 cordées expérimentées dans l’arête de Zonza tandis que Phil, Cécile et Matthieu feront une variante avec la voie Quilici. Moi, je partirai dans Croce Leccia, une voie facile avec 3 cordées, pour peaufiner la pose de coinceurs et les relais tandis que Yannick ira explorer la Punta Caletta avec les « débutants ».
Mission accomplie ! Pendant que certains vont faire la vaisselle, d’autres terminent de prendre une douche un peu tiède et très vite, tout le monde s’endort du sommeil du juste.
Les grimpeurs se réveillent tôt. Il a plu pendant la nuit, peu sont ceux qui ont dormi correctement. Mais l’excitation est au rendez-vous. Après un petit dej copieux, les cordées organisent leur matériel commun : sangles, coinceurs, cordes… Chaque groupe est prêt plus tôt que l’horaire prévu. Et c’est tant mieux car l’arête de Zonza est un gros morceau avec pas moins de 10 longueurs et 360m d’escalade, même si aucune ne dépasse le 6a ! La marche d’approche est rude également avec 45min qui montent raide.
Julien se voit attribuer la place de leader, celui qui ouvrira la voie. Tâche ardue tant l’itinéraire n’est pas évident à trouver. Les longueurs sont longues, on est en terrain alpi et il faut faire des choix. Malgré quelques erreurs inévitables, il s’en sort bien, avec Damien et Jean avec lui. Derrière, c’est Camille qui suit souvent en tête, en tout cas dans les longueurs clés, avec Gautier et François.
Passant par un itinéraire plus direct, Cécile, Phil et Matthieu atteignent le sommet de l’Acellucciu en premier. De là, ils descendent à la brèche des Genévois où ils choisissent l’itinéraire le plus facile contournant un 6a, itinéraire qui leur coûtera énormément de temps, et pas mal de prises de tête pour trouver l’itinéraire ! Derrière, Damien impose à ses deux cordées un peu réticentes la version directe. Bon choix !
A ce moment, mon groupe est à peu près au sommet de son objectif et nous avons vue sur la brèche au loin où on observe les grimpeurs s’affairer. En bas, de là où nous sommes, les choses sont plus tranquilles. La voie que nous avons choisie est idéale pour une approche en douceur du TA. Seul le départ pique un peu avec un petit pas en 5c où un arbre salvateur fait gentiment descendre la cotation à 5a. C’est Jean-Luc qui attaque en tête, encordé avec JP et moi-même. Il enchaîne facilement le pas dur et protège la suite avec l’expérience qui est la sienne. Derrière, Laura s’élance et je l’attends régulièrement pour vérifier ses protections et son tirage. Elle amène avec elle Eric et Brice. Pour la dernière cordée, c’est Djé qui décolle en premier. Il fera relais un peu en-dessous de nous pour éviter les bouchons. Sandrine, toujours sourire aux lèvres, suit avec Xav. L’objectif pour le groupe est que chacun prenne la tête, pose des protections et construise son relais. Journée péda ! C’est un peu long mais tout le monde s’en sort avec les honneurs et nous mangeons tous ensemble avec une météo clémente malgré un petit vent frais et quelques passages dans le brouillard sous la fameuse Croce Leccia, un peu en contrebas. Il est encore tôt et le choix s’offre à nous de poursuivre. Djé et Sandrine décident de stopper ici leur escalade tandis que le reste du groupe retourne du côté de la Punta Macao pour 3 longueurs supplémentaires. Après un petit détour dans le mauvais vallon, on se rend compte que Brice et Eric ont oublié leurs cordes ! Ils sont bons pour retrouver Sandrine et Djé aux voitures et aller commencer à préparer le célèbre colombo de Jean-Luc, nous sans avoir recueilli les précieuses infos préalablement.
Ce sont donc Jean-Luc, JP et Xav qui partent dans Aïoli bar tandis que Laura prend la tête dans la voie en TA de Scuzzuletta. Il faut bien comprendre qu’en TA, la dimension de l’itinéraire est cruciale et loin d’être évidente. Il faut parfois faire des choix dont on n’est pas certain de la conséquence et faire avec ! Laura se débrouille comme une cheffe et malgré quelques longues hésitations et des choix peu communs, elle parvient au sommet en ayant tout fait en tête ! On retrouve la cordée voisine pour descendre ensemble les rappels et retourner aux voitures.
Dans l’arête de Zonza, c’est encore plus long mais les cordées finissent par atteindre la punta di l’Acellu. Reste une longue descente pas facile où quelques erreurs mènent à des impasses. Mais finalement, tout le monde rentre à bon port. Ils sont épuisés mais heureux de nous raconter leur grande journée !
De l’autre côté du col, le groupe de Yannick est en mission pour la punta Caletta. Ils sont partis en dernier du camp et avaient pour consigne de ranger avant leur départ. Ils sont six : Alexis ouvre la marche et fait cordée avec Roxane et Saliha. Yannick reste auprès d’elles avec Michèle et Jean derrière. La petite heure de marche d’approche les met en jambe mais une fois arrivés au pied de la falaise le doute s’installe, ils ne savent pas vraiment où se trouve le début de la voie. Après une heure de repérage ils sont certains d’être au bon endroit et s’équipent du matériel. C’est parti pour 200 mètres d’escalade sur un granit d’exception. Dans cette première longueur, Alexis ne rencontre pas de difficulté et, après la triangulation de son relais, Saliha et Roxane s’élancent à leur tour dans la longueur où un premier crux les attend. Saliha montre l’exemple et Roxane, enhardie par son échec de la veille, se joue du pas de bloc. Michèle et Jean suivent sans peine et ils se retrouvent tous ensemble au premier relais très confortable. La deuxième longueur offre un passage original où ils doivent se laisser tomber, mains en avant, pour franchir une faille. La troisième longueur pose des problèmes d’itinéraire, Alexis peste un peu puis s’adapte en faisant un relais sur becquet. La dernière longueur est plus facile, ils courent vers leur objectif : la cime ! Ici le décor est à couper le souffle, la mer d’un côté, les aiguilles de Bavella de l’autre. Mention spéciale à Roxane pour la réalisation de sa première grande voie ! Après avoir mangé quelques sucreries il reste maintenant à descendre. Pour cela un petit rappel suivi d’un plus grand sont nécessaires. Roxane pas encore très à l’aise dans cet exercice angoisse un peu, quelques fortes émotions plus tard le plancher des vaches est retrouvé sans embûches. Le retour, en-dehors d’être casse genoux, est une formalité. Il est tout de même 19h30 lorsque le groupe rejoint le camping ! La journée fût certes longue mais ô combien satisfaisante.
Le soir, tous les groupes se retrouvent et c’est la fête aux anecdotes tandis que Jean-Luc reprend la main sur son colombo qui nous régalera. On débriefe, on analyse un peu, on rigole. Tout se passe à merveille et on organise le lendemain. Je me suis un peu refroidi quand j’ai vu comment des cordées assez expérimentées ont quand même bien galéré dans l’arête de Zonza et je pose un veto pour les autres qui l’acceptent sans tergiverser. Camille a envie de parcourir Allegria, une ligne montant au Castellu d’Ornucciu, petit sommet où résident les restes de l’ancien château de Roccatagliata et ses impressionnantes grottes murées.
Mais c’est encore une course longue et la priorité est à ceux qui partiront le samedi. Ce sont donc Cécile, Sandrine, Djé, Xav et Eric qui iront parcourir cette voie avec Yannick. Damien se la jouera plus cool avec Jean-Luc, Ju, Jean et Matthieu dans la Super Picsou sur un sommet secondaire non loin de là : le Castellucciu d’Ornucciu.
Phil décide également de faire plus tranquille et embarquera avec lui Roxane, Saliha, Michèle et Jean pour une journée de couenne au col. Et finalement, je prendrai le reste du groupe pour aller faire des grandes voies équipées au secteur de le punta Arghjavara qui surplombe la rivière de la Purcaraccia.
Nous voilà donc mon groupe et moi au parking du site. La marche d’approche est courte, ce qui ne nous empêche pas de la chercher un peu. Deux cordées doivent parcourir Heureux qui comme Ulysse en 5c max (Alexis, JP et François devant, Gautier, Laura et Brice derrière), tandis que je me paie une partie de plaisir avec Camille dans un mix plus ou moins volontaire de Patience dans l’azur et Torre di l’Alba. La cordée d’Alexis se rate un peu et finit dans Altore, ce qui s’avère être une bonne erreur puisque la cordée de Gautier reste dans la bonne voie qui ne semble pas beaucoup parcourue et bien sale ! Avec Camille, on trace vite et on a le temps de faire 2 voies différentes. On opte pour Conquistador comme second choix, qui est en train de passer à l’ombre (il fait chaud !) et la voie est un bijou ! On se retrouve tous au sommet pour la descente en rappels puis le pique-nique au bord de la Purcaraccia, à se refroidir les pieds dans l’eau. Retour au camping non tardif, ça fait plaisir !
Du côté du col, Phil a géré le groupe. Michèle et Jean grimpent en tête, et Saliha a grimpé sa première 5c en tête tandis que Roxane continue de se familiariser avec le caillou.
Vers la Vacca, les choses prennent plus de temps. Damien refait un long briefing à son groupe avant de décoller, ce qui permettra à tous de grimper devant.
Le groupe de Yannick se prépare pour un projet d’ampleur. Durant la marche d’approche Cécile et Yannick, obnubilés par la recherche du départ de la voie, délaissent un peu leurs coéquipiers qui, sans topo, s’égarent, descendent pour remonter et ainsi peaufinent leur échauffement. Une fois tous au pied de la voie, les cordées s’organisent. Cécile, Sandrine et Yannick font partie de la première cordée. Djé, Eric et Xavier leur collent aux basques. Dans la deuxième longueur un « pas » marque la première difficulté. Cécile prend la place de leader et s’envole pour trois longueurs extraordinaires, des taffonis aux formes incroyables qui laissent pantois. Notre présidente, pleine de confiance, chemine tranquillement en plaçant ses friends et câblés. Dans la cordée d’en dessous c’est Éric qui prend la tête pour sa première en terrain d’aventure. Il s’amuse comme un enfant et réclame des clichés à chaque protection posée. Il faut dire que le cadre s’y prête, un caillou d’exception, des couleurs fantastiques avec la rivière, bien connue des canyoneurs, » la Vacca » qui coule 150 mètres en dessous. Au R5, un petit rappel est requis pour accéder à la suite. Dans la cordée de tête Cécile laisse sa place à Sandrine. qui s’en sort parfaitement. Le groupe se retrouve rapidement au pied de la dernière longueur. Ici deux options, soit s’échapper par le chemin de ronde soit gravir un 6a+ d’anthologie afin de parvenir au sommet. Djé, Xavier, Eric et Sandrine ont leur compte et s’échappent pendant que Cécile poursuit avec Yannick. Les taffonis tiennent leurs promesses, ici point de crux subtil : on prend les bacs et on tracte pour être finalement récompensés par la vue au sommet ! Majeur…
C’est finalement le groupe de Yannick qui arrive en dernier au camping après 19h30 ! Le temps de ranger le matos et de prendre une douche et c’est l’heure du resto. Ce soir, comme c’est le dernier soir où tout le monde est là, on a décidé d’aller manger pas trop loin au resto U Fuconu qui a accepté de nous recevoir à 24. Charcuterie corse, lasagnes, sanglier au menu ! Et organisation du lendemain…
On prend les mêmes et on recommence. Après avoir embrassé Cécile, Sandrine, Roxane, Eric, Djé, JP, Jean et Damien qui prennent le bateau le soir-même, je me retrouve avec à peu près le même groupe que la veille à tenter l’ascension du castellu d’Ornucciu. Me voilà dans Allegria dans la cordée de tête avec François et Camille qui grimpera presque l’intégralité de la voie en tête. Derrière nous, Gautier, Laura et Brice suivent. Ju, Alexis et Xav se trouvent à notre gauche dans les Cinéastes, une voie un peu plus courte mais un peu plus dure.
Les longueurs s’enchaînent après une petite frayeur au R1. Camille maîtrise à merveille et je peux m’occuper de Laura jusqu’au passage d’un petit gendarme qu’on arrive à négocier sans perdre trop de temps. Là, c’est Brice qui prend le relais jusqu’à la vire (le chemin de ronde) juste sous le sommet. Camille se lance dans la dernière longueur en 6a+ et quelques minutes plus tard, nous voilà tous à apprécier la vue depuis la cime du piton rocheux. La descente demande de la prudence mais nous retournons à la voiture sans encombre.
Damien, lui, a pris le groupe de Roxane, Saliha, Michèle et Jean sous son aile pour sa dernière journée. Matthieu a accepté de l’aider et Delphine, arrivée la veille, s’est joint à eux. Ils parcourent sur mes conseils Croce Leccia, la voie d’initiation TA. Matthieu gère courageusement et sans gros soucis la première cordée tandis que Damien, sur corde autonome, aide un peu Roxane en second et guide Jean qui grimpe ses premières voies TA en tête du séjour. Derrière, Saliha et Delphine s’entraident également pour sortir les longueurs, un peu isolées de leur encadrant.
Yannick se retrouve à grimper à la punta d’Arghjavara et retourne avec Phil, Cécile et JP dans Conquistador, sans doute la plus belle. Cécile et JP partent dans la cordée de tête, JP étant volontaire pour faire en tête la longueur clé en 6b dalle. Il est partagé entre l’envie et l’appréhension, ce qui lui vaudra une bonne dose de stress par anticipation dès la soirée précédente. Il s’en sort pourtant parfaitement, en ne mettant qu’un seul petit essai pour dompter le passage clé. Yannick change de chaussons pour enchaîner la longueur sans trembler. Le reste de la voie est un pur bonheur.
Deux autres cordées grimpaient plus à gauche sur le secteur. Jean-Luc et Eric font parler l’efficacité dans Patience dans l’Azur. Tandis que Sandrine, Jérôme et Jean optent pour Torre di l’Alba qui permet de s’arrêter à la 3ème longueur. Tout ce petit monde se retrouve au bord de la Purcaraccia, où les plus courageux profitent d’une baignade bien rafaîchissante.
Après un stop à l’épicerie corse pour faire le plein de victuailles à ramener sur le continent, ils sont 8 à prendre la direction Ajaccio avec un petit pincement au coeur. Pour les autres, c’est le dernier soir en Corse et les amis partis nous envoient des photos du bateau. Les coeurs sont gros mais nous devons encore préparer la dernière journée de grimpe.
Pour ce dernier jour, nous avons choisi de retourner aux secteurs du premier jour. Xav tenait à prendre sa revanche sur Tafonite aiguë et entraîne un bon groupe avec lui : Camille, Gautier, François, Laura et Alexis. Ils évitent la première longueur délicate sur l’aiguille puis enchaînent la voie, Camille en tête.
Pour ma part, c’est avec Julien que je grimperai dans U Compulu, une classique non loin à gauche qu’on avale en moins de longueurs que décrit dans les topos pour se retrouver tous en haut à peu près en même temps.
Matthieu, Jean Luc et Philippe vont se promener dans « Aïoli bar » pendant que Saliha et Yannick vont poser les derniers friends dans « Scuzzuletta », pour une dernière ascension de la punta Macao. Les cinq premiers mètres sont les plus délicats, la suite n’est que plaisir, lunules et taffonis. Ils atteignent rapidement le sommet et rejoignent la cordée voisine. Les stagiaires sont maintenant parfaitement rodés pour les rapples et retrouvent rapidement les sacs laissés aux pieds des voies.
Brice et Delph ont choisi d’aller randonner et visiter le trou de la bombe tandis que Michèle et Jean se la coulent douce au camp et commencent à ranger ce qu’ils peuvent.
Nous arrivons en début d’aprem au camping, le temps de partager les restes des repas, de préparer un dernier sandwich pour la traversée et nous voilà à plier le campement, les tentes, le barnum et à tout rentrer dans les voitures. Après un joli jeu de Tétris, tout est en place et il est temps de quitter les lieux, direction Ajaccio. Nous disons au revoir à Michèle et Jean qui restent un peu plus longtemps sur leur île et prenons la route, fatigués, heureux de ce que nous avons vécu, mais tristes de partir. Toutes les bonnes choses ont une fin il paraît.
Après ces quelques jours passés à Bavella, je pense qu’on peut assurer sans sourciller que le séjour a été un succès. Tout le monde en attendait beaucoup et chacun est reparti avec un bagage bien plus grand que celui avec lequel il est arrivé. Tout cela aura nécessité un gros travail en amont et pendant le stage mais clairement, cela en valait la chandelle. La présence de Damien, en guide expérimenté, a été un gros atout et je le remercie infiniment pour sa pédagogie auprès des stagiaires.
La Corse est une île magnifique et les aiguilles de Bavella un site d’exception. Nous avons su trouver des lignes magnifiques et adaptées au niveau de chacun, de sorte que tout le monde y prenne du plaisir sans se mettre trop de stress.
Aucun accident n’est à déplorer, et à titre d’encadrant, je suis très fier de mes stagiaires et je sais qu’ils sauront mettre à profit toute l’expérience qu’ils ont acquise durant le séjour.
De plus, chacun a su trouver sa place et s’adapter au groupe, ce qui n’est pas évident avec autant de personnes. Je remercie donc tous les participants pour avoir bien joué le jeu et accepté certaines contraintes. On retournera faire l’arête de Zonza un jour, c’est promis !
La prochaine sortie falaise a lieu à la Colmiane, secteur Guy Dufour.
On ira prendre un peu le frais en altitude mais comme il y a un peu de route, le rendez-vous sera à 8h30 au parking de la Villette.
Sinon, c’est tout comme d’hab :
Le parking :
Le dimanche 19 mai aura lieu la prochaine sortie pour les jeunes des groupes 2 à 4. Nous monterons explorer nos chères montagnes sur le site d’esclade Guy Dufour à la Colmiane.
Comme d’habitude, le rendez-vous est à 9h à Sauvaigo ou 10h30 sur place. Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire suivant.