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Stage jeunes à Chateauvert : résumé !

Nous en avons parlé, nous l’avons organisé, nous l’avons budgétisé et ça y est, le moment tant attendu est arrivé. Nous sommes lundi 22 mai et les 20 enfants attendus sont au rendez-vous accompagnés, bien sûr, de leurs valises dépassant parfois le mètre cube. Enfants et parents s’affairent à mettre tout cela en ordre dans les différentes voitures et le minibus. Le chargement est considérable mais tout finit par trouver sa place.

 Nous prenons la route pour le camping « Le grand jardin » situé à Correns, à proximité du vallon Sourn, lieu de nos futures aventures  verticales. Deux petites heures plus tard, et malgré les égarements de certains, nous sommes réunis au camping. Avant de prendre la direction de la falaise, une tâche indispensable nous fait face : installer le campement ! Ce sont 8 tentes à monter, une vingtaine de matelas à gonfler sans oublier le barnum qui nous permettra de manger sans être exposé aux quatre vents et de nous protéger d’une éventuelle pluie. On joue une nouvelle fois à Tetris pour faire rentrer toues les tentes dans l’espace qui nous est alloué puis chacun organise son coin. Les plus petites tentes sont montées rapidement, mais les plus grandes prennent un peu de temps. C’est dans l’entraide que notre campement s’organise et en moins de 2h, tout est monté et c’est l’heure du premier repas sous le barnum. Chacun avale son sandwich avant de préparer ses affaires pour la première sortie escalade.

Il est maintenant l’heure de rejoindre notre belle falaise et, pour cette première après midi, ce sont les secteurs voisins « Casque bleu », « Kricket » et « Atlantis » qui nous accueillent. Comme le parking est interdit dans tout le vallon Sourn, les pilotes effectuent une dépose de grimpeurs et du matériel au pied du secteur avant d’aller se garer 1km plus loin et revenir à pied. Pendant ce temps, Yannick et François organisent les cordées. La mise en route est lente, chacun essayant de manière plus ou moins autonome, de trouver une corde, un jeu de dégaine et accessoirement une voie à gravir. Antoine et Timéo se motivent pour grimper en tête. Léane, en guise d’échauffement, s’aventure dans la seule voie sans relief, elle butera à la troisième dégaine… Les moulinettes se multiplient et la grosse majorité des voies en 5 et 6a sont équipées d’une corde. L’ensemble des jeunes peut désormais s’exprimer dans des voies adaptées à leur niveau. Seule Anaïs, touchée par un virus, sera contrainte de rester assise sur un bout de caillou, elle aura le mérite d’attendre sans plainte la fin de la séance et Alaric, qui n’a pas trouvé ses chaussons dans ses affaires, est obligé de grimper en baskets ce qui complique un peu la donne, surtout que le secteur n’est pas facile. Mathis signe la performance du jour en réalisant au premier essai « Atlantis », le 8a majeur du secteur. La cordée Antoine/Esteban P n’est pas en reste et s’élance dans un 6b loin d’être donné. La température est frisquette et nous sommes à l’ombre. Les jeunes ont assez vite froid et il devient difficile de motiver tout le monde à grimper. Il est temps d’aller chercher les véhicules et, après un rangement laborieux des cordes, de rejoindre nos quartiers à Correns.

Le temps que chacun passe à la douche, certains ont la possibilité d’un petit foot ou d’une partie de badmindton mais l’heure du repas arrive rapidement. Au menu de ce soir c’est pâtes à la bolo, un grand classique adoré des enfants. Donna et Angela sont les chefs cuistots et elles nous font profiter de leurs expériences certaines en matière de cuisine collective, jeunes et moins jeunes se régalent et pas une once de nourriture ne sera gaspillée. L’obscurité s’est installée et nous signale que le temps est désormais au repos. Chacun va retrouver son duvet puis le camping s’apaise rapidement.

Le lendemain matin la question est inévitable. La nuit a été bonne ? Les jeunes, malgré un froid mordant, semblent avoir bien dormi, les moins jeunes beaucoup moins… Anaïs, qui n’était pas bien fraîche en soirée, a passé une bonne partie de la nuit à tousser mais cela ne semble pas l’avoir importuner. On avait donné 8h30 comme limite max pour se lever mais il ne sera pas nécessaire d’aller tirer des enfants du lit. C’est le premier matin et la fatigue n’est pas encore trop présente. On sait que cela va changer au fil des jours. La journée s’annoncant sportive nous donne droit à un petit déj riche en lipides et c’est un, deux ou trois pots de Nutella qui sont engloutis pendant que les bananes sont reléguées à leur triste rang de fruit peu compatible avec la jeunesse. Pendant que les adultes s’occupent de la préparation des sandwichs, les jeunes citadins font connaissance avec le milieu rural et s’amusent avec poules et dindons. Quelques instants plus tard nous sommes opérationnels pour une journée complète de varappe comme l’on disait jadis.

Aujourd’hui nous jetons notre dévolu sur les secteurs  » Tintin », tout petit secteur idéal pour réviser l’escalade en tête dans des voies courtes et faciles  et le secteur situé sur la vire juste au dessus proposant des voies d’un peu plus d’ampleur jusqu’à 7a. Le côté pratique étant qu’ici lorsque nous sommes à l’étage, sur la terrasse, nous avons quasiment les pieds au niveau des relais du secteur inférieur et c’est ainsi que les jeunes novices peuvent sereinement réviser ou même apprendre à faire la « manip » nécessaire lorsque l’on grimpe en tête. Aujourd’hui le soleil est présent mais le petit vent s’engouffrant dans le « vallon sourn » nous raffermit les chairs et nous interdit toute escalade en t-shirt. Les grimpeurs s’activent avec plus ou moins d’intensité et à 20 grimpeurs, la quasitotalité des voies sont prises. Mathis et Esteban vont grimper sur un bout de caillou juste à côté pour installer une moulinette dans un très long 6a, tandis que Léane s’essaie dans le superbe 7a du secteur « Caldoquie » à la difficulté concentrée dans les permiers mètres. Elle chute dans le passage difficile, et avec elle son humeur. Sylvain installe le superbe 6b+ juste à côté pour offrir aux plus motivés une voie de 35m abordable qui sera écumée toute la journée ! An fin de matinée, nous sommes rejoints par les parents de Rose et Lilas, Didier et Amandine, ainsi que Prune la soeur, qui dorment dans un camping car non loin du vallon. Avec eux débarquent Rebecca et Marion avec sa fille Maya, qu’on retrouvera tout au long du séjour.

La pause déjeuner est sifflée, chacun à enfin le droit de croquer dans son sandwich. Dans l’après-midi c’est la cordée « Milo-Mateo » qui impressionne, à mon souvenir ils parcourent 7 longueurs chacun et cumulent 200 mètres d’escalade par tête. Bravo les garçons pour votre motivation, vous avez grimpé l’équivalent du Baou de Saint Jeannet ! La détermination d’Alaric fait également plaisir à voir, il ne recule devant rien et ne se laisse intimider par aucune difficulté. Un petit groupe se détache pour se rendre dans une grotte dans laquelle quelques lignes  majeures sont équipées. Aujourd’hui c’est Léane qui fait parler les biceps en réalisant au 3ème essai   » Les éléments ne font pas de cadeau », un 7b+ physique et dément. Mathis l’ayant enchaîné à vue, il voulait sur les conseils de Sylvain aller voir la superbe ligne en toit de Power, un 7b+ atypique, mais un panneau indiquant un nid de chouette dans la voie lui fait oublier le projet. Il ira se frotter au terrible 7c « Hermine trou trou » où plusieurs montées avec son coach seront nécessaires pour simplement défricher les méthodes. Lia, de son côté, enchaîne un joli 6b sur la droite du secteur. En fin de journée Esteban C, resté au secteur initial mettra quelques essais pour enchaîner le fameux 7a mais rien n’y fera, la fatigue ainsi que la pluie semblent avoir pris le dessus. Effectivement le rangement des dernières cordes s’effectue sous une petite averse et c’est encore Esteban C qui s’y colle pendant que le reste du groupe vient d’abriter dans la grotte de Power. Sylvain effectue un premier aller-retour avec le groupe des filles et François qui a pour mission de faire doucher tout le monde.

Quelques instants plus tard nous voilà tous réunis au camping. Le ciel s’étant éclaircit, Boris, qui dort pas loin avec ses parents, nous rejoint et un bon nombre d’entre nous allons revisiter les règles du football dans un match endiablé qui se terminera par l’injuste  » But en or ». Le jour décline et nous nous retrouvons tous autour d’un poulet au curry d’exception. On dit merci qui ? Merci les cuisiniers !! Ce soir encore rien ne restera. Alors que l’on vantait les douches pour leur confort et leurs eaux chaudes supposées inépuisable, ce soir Dona et Sylvain font les frais des trop longues cures thermales de certains. L’heure est au couchage et l’état de santé d’Anaïs nous inquiète mais Dona, en bonne ex-infirmière, gère comme une pro et notre petite malade passera une bonne nuit pour être en pleine forme dès le lendemain matin.

En dehors de François qui dort dans le auvent de la tente des 6 harpies, tout le monde semble avoir dormi d’un sommeil du juste. Un seul petit épisode de panique nocturne a tiré du duvet Dona et Sylvain mais tout est vite rentré dans l’ordre. Après nos deux kilos de Nutella quotidien et la préparation des casses croûtes, nous voilà de nouveau en route vers notre falaise fétiche. Aujourd’hui c’est les secteurs autour de « Colibri » qui ont l’honneur de nous recevoir. Maya est la première à grimper, elle s’aventure en tête dans  » Ça glisse au pays des merveilles » un 5a+ au départ déroutant. Elle sera malheureusement stoppée à mi voie par une trop grande appréhension de la chute. Persévère pour enfin dépasser cette peur et ainsi mettre à profit tes qualités de falaisiste. Lino met également de la bonne volonté et réalise en tête un 4a très raide au vu de la cotation. Anaïs, pleine d’envie, tente également sa chance en tête. Une tentative malheureusement avortée par un manque d’expérience mais rien ne lui enlève son sourire et sa bonne humeur communicative. S’ensuit des performances plus au moins notables jusqu’au très attendu pique nique. Mathis, qui s’était chauffé en faisant à vue le 7b « Transmutation » et Sylvain profitent de la pause pour tenter d’enchainer leur projet de la veille en 7c… sans succès ! Malgré deux beaux essais de Mathis, le crux final restera invaincu.

L’après-midi, les voies plus sérieuses attendent les jeunes. Léane parcourt l’interminable 7a « Cap Horn » mais la réussite n’est pas au rendez-vous, madame Lerebours choit dans les derniers mètres. La cordée « Mélia-Rose » s’active et s’en va découvrir un 6b puis Mélia continuera la moisson en enchaînant presque en sifflotant le 6b+ déversant juste à côté. Matéo s’élève dans  » Le colibri », un 5b+ de plus de 40 mètres installé par Lia mais ne parvient pas à toucher le relais à quelques mètres près. Sylvain installe la moulinette dans le plus que superbe Borderline, un 6b+ de 40m qui verra les assauts de quelques valeureux grimpeurs comme Timéo et Mani.
Pour une bonne partie du groupe la suite de l’après-midi est dédiée à la baignade ou du moins à la détente aux abords de l’Argens qui, dans cet environnement privilégié, coule en toute quiétude. Le vent aura raison des ardeurs de tous et seuls quelques orteils et Antoine, dont on saura jamais si c’est par maladresse ou par bravoure, finiront immergés sous le regard d’Angela.
Côté escalade, un petit groupe s’écarte vers la grande face. Mathis rate d’un poil et à vue le majeurissime 7c  » Abolition des privilèges » et couine sérieusement dans le très exigeant 7c+  » Le diktateur » pendant que Lia s’offre un 6b très classe à gauche de la grande face.

La journée s’achève ainsi et comme tous les soirs nous nous retrouvons au complet entre les tentes, le coin cuisine, les douches et le stade de foot. Le dîner du soir laisse un peu moins rêveur que les jours précédents, au menu graine de couscous accompagné de ces knackis sur son lit de ratatouille en boîte qui, au grand désespoir de Cyril, ne contient que très peu de fibres… Cependant nos cuisinières désormais renommées, à coup de petites astuces de chefs étoilés, agrémentent le tout et rendent le repas comestible et le moment convivial. Ce soir les enfants sont ravis, c’est enfin le moment du très attendu jeu du « Loup garou », un jeu de rôle grandeur nature dans lequel l’objectif est de…tuer tout le monde. Le clocher sonne les 22h, le moment d’aller faire un câlin à son oreiller.

Les matinées se suivent et se ressemblent, je vous laisse donc déduire ce que nous avons ingéré, il faut que j’arrête de faire de la pub pour un produit qui favorise l’obésité et la déforestation sous peine de me faire censurer. À présent nous nous rendons au secteur « Alex » et « Triste tropique », le premier étant un beau mur vertical très sculpté, le deuxième nous offrant des voies plutôt courtes et pêchues. Après une mise en route toujours difficile, l’ensemble des participants trouvent chausson à leur pied. Baptiste avec un regain de motivation parcourt presque autant de mètres d’escalade en une matinée que lors des trois premiers jours. Lilas toujours discrète continue sur sa lancée et confirme sa belle prestation de la semaine avec, en prime, un comportement irréprochable (il ne faut juste pas la taquiner au réveil sous peine d’un regard noir à glacer le sang). Aujourd’hui le mercure s’est élevé et, notamment pour la dégustation de nos sandwichs, nous privilégions les zones ombragées.

Une fois l’après-midi, le gros des troupes reste sur place à poncer toutes les voies possibles jusqu’à 6b+. Mais un petit groupe retroune à la grande face et Mani est le premier à prendre la moulinette dans « Le chmatex » un 7a classique du secteur. Il monte encore et encore mais finit par tomber dans la section finale probablement géné par son entaille au doigt grâce à laquelle il marque toutes les prises de son ADN. Timéo ne se fait pas prier et, aidé par le » flash » du copain enchaîne directement cette même voie. Félicitations pour cette belle performance ! Lia se surpasse et va très loin dans « Arielle » un 6b+ aux points espacés. Bravo Lia ! Boris sort le grand jeu et enchaîne à vue … un 6b de quarante mètres ainsi que « Arielle » la voie citée précédemment. Sans surprise Mathis réalise au 1er essai « Abolition des privilèges » raté la veille puis signé une belle perf en empochant à vue  » Les couleurs du charme », un 7b+ usant et engagé. Pour finir Léane enchaîne à vue deux des trois 7a classiques de la grande face, à savoir  » Les frontières du néant » et  » La chmatex », deux petits bijoux de dame nature. Et comment appelle t-on ce genre de voies les jeunes ?? Bah des voies complètement majeures évidemment !

C’est sur ces belles réussites et tandis que Sylvain continue ses allers-retours quotidiens et que François gère les filles au camping que nous quittons les lieux, demain la pluie est annoncée et nous ne sommes pas certain de pouvoir revenir. Un dernier coup d’œil sur la falaise en guise d’au revoir puis nous voilà dans le minibus. Ce soir un petit détour dans le village de Correns s’impose autant pour acheter quelques paquets de bonbons que pour commander la vingtaine de pizzas indispensables pour d’une dernière soirée. Une fois repus les jeunes s’en vont jouer puis finissent par se quereller. Tout ça est un peu bête surtout qu’il s’agit là des derniers instants que nous partageons. Néanmoins cela nous permet d’envoyer sans autre forme de procès tout ces jouvenceaux au lit sans doute éprouvés par quatres jours d’activités intensives. 

Le dernier matin, les nuages ont pris le dessus cependant, avant qu’ils ne s’épanchent, ils nous laissent le laps de temps nécessaire au rangement des tapis, tentes et duvets. La menace de la pluie faisant son effet, seul le barnum sera plié mouillé avant d’être sanglé sur le toit du Berlingo d’Angela ! Tous les sacs et caisses sont dans les voitures. Nous rassemblons une dernière fois tout le monde pour dire aurevoir à ceux qui repartent avec leurs parents et féliciter pour leur comportement quasi exemplaire. Puis chacun prend sa place dans un véhicule. On fera un stop sur une aire d’autoroute pour manger le dernier sandwichs et les restes de pizzas avant d’arriver pour 14h15 à Cagnes-sur-Mer où tous les parents ont pu se libérer pour récupérer les enfants. Merci pour ça, ça nous a laissé le temps de ranger le matériel et d’aller rendre le minibus sans finir trop tard !

Comme à l’habitude les derniers mots seront aux remerciements. Merci aux parents accompagnateurs au top : François, Donna, Angela et Cyril sans qui les enfants auraient dormi dehors, à même le sol, se seraient guère douchés et n’auraient pas mangé à leur faim. Mille merci à vous !! Un grand merci aux enfants pour leur attitude, ce fut une année plutôt facile malgré les quelques débordements inhérents à la vie en collectivité. On remettra ça bien sûr sans problème l’an prochaine mais en attendant, pour les encadrants, place à un peu de repos avant de rempiler avec le stage adultes !

Quatrième étape du Challenge Berhault à Valbonne : inscriptions

Les inscriptions pour la dernière manche du challenge Berhault organisée par le COV qui aura lieu le dimanche 26 mai à Valbonne. C’est une étape de bloc et de vitesse. Pour l’organisation et les infos, se référer au site du comité. Voici les horaires de passage en fonction des catégories (susceptible de changer).

Catégorie Horaire Bloc Horaire Vitesse Podium
U10 Femmes 8h30-10h 11h15-13h15 14h
U10 Hommes 11h40-13h10 9h-10h30 14h
U12 Femmes 16h25-17h55 14h-15h30 18h15
U12 Hommes 10h05-11h35 12h15-14h15 15h
U14 Femmes 13h15-14h45 10h-12h 15h
U14 Hommes 14h50-16h20 16h40-18h 18h15
U16 Femmes 8h30-10h 10h40-12h 14h
U16 Hommes 14h50-16h20 12h15-14h15 18h15
U18 Femmes 16h25-17h55 14h30-16h 18h15
U18 Hommes 11h40-13h10 9h-10h30 14h

Pour les inscriptions, merci de passer par ce formulaire. Date limite le 20 mai.

Pour voir la liste des inscrits, c’est ici.

Sortie parents/enfants à Sormiou

Ce dimanche 14 avril était le dernier jour d’ouverture de la route permettant un accès facile et rapide à la calanque de Sormiou avant la fermeture estivale et nous comptions bien en profiter pleinement.

Au vu de l’éloignement géographique de nos projets du jour, nous avions changé nos habitudes, le rendez vous à Sauvaigo était fixé à 7h30 ou directement sur place pour 10h. 
Il est 9h50 lorsque nous passons le petit col et surprise, l’horizon se dégage, la calanque se dévoile avec son bras de mer nous offrant toutes les nuances de bleu possibles. 
Au parking personne ne manque à l’appel et après la distribution du matériel sous un soleil ardant, nous prenons la direction du col de l’uï d’aï. Une bonne suée et 25 minutes plus tard nous rejoignons celui-ci, point de départ du  » tour du bec ». Un coin d’ombre permet de nous préparer tranquillement et après un briefing sur la corde tendue, nous voilà partis pour la grande aventure. En ce début de parcours une main courante installée par les locaux facilite notre progression et malgré la lenteur qu’un groupe conséquent impose nous arrivons sans difficulté sur une « terrasse » surplombant la mer d’une dizaine de mètres, un lieu privilégié pour un petit pique-nique.
 
 
N’ayant pas pris le temps de trouver un casse croute, Isa me sauve en m’offrant un de ses deux sandwichs. Merci beaucoup ! Le soleil cogne mais une petite brise marine nous préserve d’une insolation certaine. Postprandial, le niveau technique monte d’un cran, il va falloir réellement faire de d’escalade ! Au programme une traversée en 5 d’une quinzaine de mètres suivie d’un petit rappel, le tout avec un peu d’ambiance. Dona se poste à l’assurage, Esteban se place au niveau du rappel pendant que je reste au niveau du crux afin de faciliter le passage de chacun. L’ensemble du groupe passe, c’est long mais sans encombre nous parvenons tous au pied du rappel où nous retrouvons l’ombre que l’on ne quittera plus.
 
 
En voyant l’heure tourner, Seb et Isa, à qui j’avais promis un retour autour de 15h, s’inquiètent pour Timeo qu’ils devaient récupérer après son entrainement sur Marseille. Il faut se rendre à l’évidence, le parcours est encore long, nous ne serons pas à l’heure. Je vous présente mes mille excuses. La suite du tour nous offre une tyrolienne quelques mètres au dessus de l’eau, séance photo assurée. Esteban et moi-même, à l’aide d’un mouflage ( qui permet de démultiplier la force ) installons celle-ci où d’ailleurs, à l’aide de son regard aiguisé, il s’aperçoit avant moi que je vais tirer sur la mauvaise corde. Mais quelle insolence ! Quelques réglages plus tard tout fonctionne à merveille et les enfants ainsi que les parents s’amusent un court instant sur cet atelier ludique.
 
 
Après cela nous nous dirigeons vers la grotte du Capélan dans laquelle un nouvel atelier nous attend. Ici l’idée est d’effectuer une traversée, de clipper les dégaines les une après les autres afin de se déporter pour pouvoir descendre sans finir les pieds dans l’eau. L’exercice est difficile mais l’ensemble des protagonistes s’en sort remarquablement, pas toujours avec les mêmes qualités, les uns utilisent la technique, certains la force pendant que d’autres s’affranchissent des difficultés simplement par leur débrouillardise. Nico, qui passe le dernier, doit s’occuper du deséquipement et c’est avec brio qu’il récupère toutes les dégaines.
 
Au sortir de la grotte on m’annonce qu’il est 17h40, je n’en reviens pas, à l’intérieur de cette dernière le temps semble s’être considérablement accéléré… Nous nous réencordons pour un nouveau passage en corde tendue puis arrivons au sommet de l’ultime rappel. Passé celui nous voilà au pied du dernier obstacle, une dalle à remonter. Celle ci n’est pas difficile mais tout « dévissage » est interdit sous peine de finir dans l’eau 50 mètres plus bas. Nous ne sommes plus à dix minutes près, je décide d’assurer tout ce beau monde par le haut.
 
 
Nous voici enfin réunis à la fin des difficultés ! De là, nous voyons le sentier qui rejoint la plage où nos voitures sont stationnées, certes quelques un s’égareront légèrement sur la marche retour mais plus rien ne nous empêchera de retrouver nos quartiers. Nous prenons un instant pour manger le gâteau amené par Aude puis revenons donc au parking.
Bravo à tous pour cette très longue journée où nous avons utilisé un bon nombre de moyens de progressions différents. Vous avez fait connaissance avec ce qu’on appelle le « terrain varié » où encordement et désencordement sont légions, où « adaptation » est un maître mot. Vous vous en êtes tous très bien sortis sans parler d’Esteban qui a été brillant ! Bravo et merci. Encore désolé pour les nombreux moments d’attentes, je savais que cela prendrait du temps mais jamais je n’aurais imaginé finir si tard. En espérant que cette sortie accompagne longtemps vos souvenirs car comme l’a souligné Sarah, nous avons pleinement vécu notre journée !
À très bientôt.

Première expérience trad au rocher de Bayonne !

Hier, en vue de la préparation du stage en Corse, nous avons organisé une sortie adultes au Rocher de Bayonne, site d’escalade de terrain d’aventure. Ils ont été nombreux à répondre présents avec une vingtaine de participants ! Objectif, grimper en tête pour un maximum d’entre eux afin de se familiariser avec la pose de coinceurs.

Après le trajet jusqu’à l’Esterel, nous nous retrouvons au parking, à l’exception de Julien qui est déjà sur place et nous attend patiemment. Bien que nous soyons venus avec Cécile il y a moins de 2 mois, nous parvenons à nous perdre sur le chemin en nous trompant carrément de falaise. Après une perte de temps minime et quelques suées, nous voilà donc au pied du secteur recherché. ll fait chaud et nous décidons avec sagesse d’aller nous mettre tout de suite en face nord, là où le soleil ne nous atteindra pas.

Le temps de repérer un peu les lignes (c’est moins évident quand il n’y a pas les amarrages pour nous les indiquer), et les cordées se préparent. Ils sont peu nombreux à se sentir capables de grimper directement en tête, alors il faudra un peu de patience aux autres avant de voir les moulinettes installées.

Stéphane se lance avec Philippe dans la plus à gauche, un 4c se nommant l’espadon. Tranquille pour se mettre à l’aise.
Régis se trouve également une voie facile dans le fond d’une grotte, assuré par David : le parfum de Chimère. Après quelques prises cassées il atteint le relais.
Matthieu se lance dans un peu plus dur avec Alegria, un magnifique 5b qu’il ne parviendra pas à sortir. Julien prendra sa suite avec succès.
Camille s’attaque également à un 5b assurée par François : Gaffe à l’écaille, qu’elle surprotège un tantinet !
Djé, avec Cécile et Alexis, galère un peu dans le début de Préambule et finit pas passer un peu à droite pour protéger sereinement.
Quant à moi, je pars un peu à l’aveugle dans ce qui s’avère être un 5b un peu galère et pas très sain : Pourquoi le phoque se marre. Le relais étant commun avec Crack Boum Hue,  ligne assez majeure, les suivants iront plutôt dans cette dernière.
Puis Stéphane grimpe un peu plus à droite du secteur dans la très jolie Galop d’essai, alors que je me lance dans le dièdre majeur en 6a de Amor Fati.  Camille enchaînera le 5c de Sale vent pour les pierres avec brio.

Une bonne partie des voies étant installées, c’est au tour de ceux qui ne souhaitent pas encore grimper en tête de s’y atteler, avec Sébastien et Iris, Jean et Michelle, Brice et Laura, Eric et Roxane. Certains partent avec une deuxième corde et s’entraînent à poser les protections mais malgrès nos plus de 70 pièces, on se retrouve vite à courrir après les friends de la bonne taille ! « Ils sont où les rouges ? » « Quelqu’un a les gros ? »

La journée se déroule sans accroc, malgré quelques pièces bloquées qu’il a fallu que j’aille déloger et une pierre tombée sur le bras de Michelle qui nous aura valu une belle frayeur. En fin de journée, Matthieu s’amuse à tester des chutes sur coinceurs, Julien envisage de grimper Arrivar i moldre, un 6a+ pas si dur mais aux protections pas évidentes et au caillou moyen avant de se rétracter et il est temps de ranger le matériel. Et il y en a du matériel !! Seul un petit mousqueton aura disparu, qu’on retrouvera peut-être quelque part…

Voilà, une journée très intéressante mais bien trop courte puisqu’on aura pas eu le temps de revoir les manips que je voulais. Ce sera pour une prochaine fois !

Sortie GV au Cap Canaille : la dernière et la plus dure !!!

Hier, nous étions au Cap Canaille, entre la Ciotat et Cassis, pour la cinquième et dernière sortie de l’année pour les participants du cycle grandes voies. Le Cap Canaille, c’est la plus haute falaise maritime de France, excusez du peu !

Depuis un bon moment, Camille me demandait s’il était possible d’aller faire Bienvenue chez Damoclès, une voie un poil dure pour son niveau et celui de son partenaire de cordée Gautier. Mais dans ce secteur de la falaise, les voies sont assez dures en moyenne, souvent soutenues dans le 5c/6a, il fallait donc un peu d’entraînement. Mais il faut bien franchir les étapes alors après la dernière sortie, j’avais sondé un peu, hésité, puis je m’étais dit qu’il fallait bien mettre mes grimpeurs au pied du mur ! Certains ont un peu pali quand ils ont vu la liste des voies que je leur proposais mais à force de discussion et de persuasion, tout le monde est parti déterminé ! Petit coup de bol, Yannick, qui devait faire une sortie avec le groupe compet qui a été annulée pour cause d’entraînement départemental à Valence, a eu l’occasion de se joindre à nous, et ça a bien facilité les choses !

Le rendez-vous à 7h30 à Cagnes pique un peu pour un dimanche mais il faut ce qu’il faut alors en voiture Simone. Ils étaient 13 inscrits mais Djé n’étant pas bien, il a préféré rester au lit. Deux heures et deux flashs plus tard, nous voilà au parking du secteur, pris d’assaut par des groupes de randonneurs. On distribue le matos, on fignole l’organisation des cordées lorsque Brice se rend compte qu’il a oublié son baudrier ! Fatalité, pour une fois, je n’en ai pas pris en rab… On ne peut rien y faire, il ira se promener en nous attendant.

Le reste du groupe attaque la marche d’approche jusqu’aux rappels du 14 juillet. A 14, ça prend toujours un peu de temps alors on s’organise au mieux sur 2 lignes, moi restant en haut, Yannick sur la vire intermédiaire, et au bout d’un certain temps, tout le monde est au pied de sa voie.

Cécile et Alexis partent dans « le pendule », une voie peu parcourue en 6c max. Le gros des troupes est dans la classique et plus facile du secteur « 2 vauriens 3 canailles » en 6a+ max : Xav et Sandrine sont devant avec Yannick, suivis de François, Matthieu et Laura. Pour ma part, je suis encore avec Camille et Gautier dans « Bienvenue chez Damoclès » en 6c max, avec Ju et JP qui nous talonnent.

Côté Alexis et Cécile, les deux premières longueurs ne sont pas les plus majeures du secteur. La deuxième en 6c, particulièrement, n’est pas très saine et Alexis devra tirer aux dégaines pour s’en sortir. Heureusement, la suite est carrément majeure et malgré des difficultés à  s’arrêter aux bons relais, ils seront les premiers à sortir, sans grande surprise.

Au centre, c’est Xav qui prend les devants mais au bout de 2 longueurs en tête, il s’effondre d’un mal de tête atroce ! Lui d’habitude si jovial restera mutique tout au long de la voie. Heureusement, Sandrine a su mobiliser tout son savoir-faire et a pris la tête de la cordée sur toutes les longueurs suivantes. Elle enchaînera sa première voie dans le 6, à savoir un 6a+ (pas facile, parce qu’il n’y avait apparemment pas de « pieds à hauteur d’homme », quoi que cela veuille dire…) et à vue s’il vous plaît. Autant dire qu’il y a encore un peu de marge !
Derrière, c’est Laura qui fait les 3 premières longueurs en tête avant de céder la place à Matthieu. François et ses tendinites resteront tranquillement en second.

Nous, on perd un peu de temps au départ avec une cordée devant nous qui ne nous gênera plus beaucoup une fois quitté le sol. Camille grimpe devant sur toutes les premières longueurs jusqu’au passage clé en 6c où, par sécurité, je déroge à la règle en passant devant. Gautier terminera la voie avec les deux dernières longueurs. Derrière nous, Ju et JP grimpent tout en réversible sans grande difficulté, d’autant plus qu’on est là pour leur donner un peu les méthodes quand il faut. Nous sortons un peu après Cécile et Alexis et allons les retrouver avec Brice au sommet de « 2 vauriens » en attendant que les dernières cordées atteignent le sommet. Ils ont acquis l’autonomie, reste à travailler l’efficacité !

Finalement, on voit Yannick arriver au dernier relais, Sandrine lui ayant laissé le final en tête, puis tout le monde les uns à la suite des autres. C’était long mais ils ont le sourire (à part Xav qui est au bout de sa vie). Chacun a géré les difficultés, parfois avec un peu d’aide de la part des pros mais une belle étape a été franchie ! Félicitations à tous et rendez-vous en Corse en Mai pour la suite des aventures !

Sortie parents enfants du 14 avril

Chers parents et enfants du cours parents/enfants,

Nous vous proposons une sortie pour les parents et les enfants le dimanche 14 avril à la calanque de sormiou.

En début de journée,  nous ferrons le tour du bec de sormiou, puis, si nous avons le temps, nous ferons de l’escalade normalement.

Pour vous inscrire, veuillez remplir le formulaire ci dessous.

Bien à vous

 

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Prochaine sortie adultes le dimanche 14 avril : terrain d’av au programme

La prochaine sortie adultes sera d’un genre nouveau ! En effet, elle se passera au rocher de Bayonne dans le Blavet et sera une sortie dédiée au terrain d’aventure.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le TA, c’est de l’escalade où les voies ne sont pas équipées. Il s’agit donc de poser ses propres protections sous forme de coinceurs divers et variés. Au rocher de Bayonne, seuls les relais sont équipés.

J’invite tous ceux qui sont inscrits au stage en Corse à participer à la sortie qui devrait être très enrichissante. Bien sûr, tout le monde est bienvenu. Pour ceux qui ne sont pas intéressés ou effrayés par le TA, il sera toujours possible de grimper en moulinette.

Vous trouverez ici le topo.

Comme d’habitude, merci de remplir le formulaire pour vous inscrire.

 

Le Parking :

Sortie adultes à Jardiland : résumé

Pour ce premier week-end de printemps les adultes de l’US Cagnes escalade étaient invités à découvrir  les secteurs » Jardiland » et « Chez reb  » deux des nombreux secteurs nichés au dessus du pittoresque village de Peillon. 

Après le rassemblement habituel à Cagnes-sur-Mer, nous nous retrouvons, presque au complet, sur le parking adéquat, Noémie et Evane s’étant égarées en route et Matthieu et Batiste ayant dormi directement sur le secteur tel de jeunes insouciants. C’est une petite colonie qui descend l’agréable chemin menant dans le vallon puis nous permettant de rejoindre notre bout de falaise. Ici le décors incite à l’apaisement, le silence est total et aidées par un ciel azur, les couleurs sont magiques. Que l’on soit bien d’accord : les seuls à troubler l’ordre naturel c’est nous !
 
 
Nous passons la maisonnette bordée d’oliviers, bifurquons droit dans le raide et nous élevons durant les dix petites minutes nécessaires pour rejoindre la falaise. Après avoir posé le camp de base à l’ombre d’arbres chétifs, nous lorgnons le caillou à la recherche des plus belles lignes. Eric et Gaby s’échaufferont dans le 5c+  » fourmi-line » pendant que Sigrid et Olivier choisissent  » jardi-line » le 5b+ voisin. Le reste du groupe s’en va à quelques mètres à droite où Alexis et Jean Pierre gravissent  » signature » un 6a tout juste vertical pendant que Noémie et Evane s’envolent pour  » inaseptisée » un 5c de 38 mètres tout à fait majeur. Julien et Oriana grimpent à droite dans une voie qui n’est pas dans le topo, un itinéraire suivant une éperon et rendant la voie photogénique, ils évalueront la cotation à 5b. Iris, Seb et même le petit frère Eliott s’occupent dans « gimme five  » un 5c au départ surprenant. Mathieu, courageusement, s’en va en tête dans « cueillette  » côté 6a+, il rencontre quelques difficultés mais finit par clipper le relais. Son acolyte, Baptiste, s’encorde en moulinette et fait de même.
 
 
Pour la suite, mise à part Alexis et Jean Pierre qui en autonomie totale s’attaquent à « zavez entendu?! », un 6a+ d’anthologie, les autres s’échangent les voies et profitent des différentes moulinettes. Julien qui ne se complaît pas dans la facilité choisit d’aller user ses chaussons dans la deuxième longueur de  » cueillette », un 6b qui culmine à 35 mètres du sol. Pour la plupart d’entre nous l’heure est à la pause déjeuner durant laquelle nous jouissons du calme, de la vue et du soleil. Une halte idyllique où un petit air frais nous évite une journée caniculaire.
 
Pendant ce temps les très actifs Alexis et Jean Pierre parcourent  » with passion or nothing » probablement le plus beau 6b du secteur. Dans l’après midi Olivier et Julien s’y essaient pendant que Sigrid préfère arpenter le très long 5c voisin. Alexis, qui n’est pas venu qu’en touriste, souhaite en découdre avec une voie plus dure. Je lui signale qu’à mon souvenir le 7a+ n’est pas facile et lui conseille plutôt d’essayer un petit 7a nommé  » Lison ». Il réclame mes services pour poser les dégaines et accessoirement trouver quelques méthodes. Malgré le caractère intimidant de la ligne c’est avec joie que je chausse mes ballerines. La qualité du caillou est exceptionnelle, son grain et son adhérence sont remarquables,  nous sommes bien à Peillon et tout ça n’est que du bonheur ! À l’aide des quelques « traits » de magnésie indiquant les prises, Alexis couine à peine et flasche la voie. Jean Pierre, lui en moulinette, n’est pas ridicule puis c’est à Julien de clôturer cette journée en enchaînant également la longueur.
 
 
Le gros du groupe étant déjà sur le chemin, nous nous partageons le matériel restant puis filons retrouver nos véhicules. Le retour bien que légèrement long et ascendant est à l’image de cette journée, des plus agréable. Nous nous retrouvons au parking pour les habituels au revoir, les efforts sont finis pour aujourd’hui. Merci à vous tous pour cette sortie, j’y ai pris beaucoup de plaisir avec un petit groupe sympathique, un cadre enchanteur, et, vous m’avez entendu le répéter toute la journée, un caillou dément ! 
À très bientôt les copains.

Cycle grande voie, 4ème sortie sous l’oeil des vautours

Ce week-end avait donc lieu la 4ème et avant-dernière sortie pour  les adultes inscrits au cycle grandes voies. Destination choisie : le Verdon. Cette fois, nous n’étions pas directement dans les gorges (l’an dernier nous étions aux dalles grises) mais au petit secteur de Félines, proche de Moustiers-Sainte-Marie.

Après sondage auprès du groupe, nous décidons de partir à la journée. Ce sera un réveil matinal et un rendez-vous à 7h30 au parking de la Vilette. Encore tous un peu endormis, on se retrouve sur les lieux du rendez-vous et après dispatch dans les 3 voitures, nous sommes prêts à décoller lorsque Julien demande : « il ne manque pas Matthieu ? » Effectivement, ce dernier nous attendait à Sauvaigo… Les deux premières voitures prennent la route et je précise bien aux conducteurs de passer par Draguignan. Matthieu arrive quelques minutes plus tard et c’est parti pour 2h de conduite.

Quelques km avant d’arriver, je reçois un appel de Laura qui s’inquiète du trajet qu’ils ont pris. Ils sont bien sortis à Draguignan puis ont suivi La Palud, prenant partiellement les infos du topo… Petit détour panoramique qui leur coutera une bonne demi-heure de retard.
Le reste du groupe arrive au parking et on réorganise les cordées en fonction des événements. OK, ça marche plutôt bien. Après gestion du matos, ils attaquent la marche d’approche pendant que j’attends les explorateurs… Ils arrivent, un peu penauds et se mettent au défi d’une efficacité que je ne soupçonnais pas : ils sont prêts rapidement et à l’assaut de la marche d’approche particulièrement raide en quelques minutes !

Tout rentre à peu près dans l’ordre. François et Jean-Luc ont commencé « l’arête de la patte de chèvre », la voie la plus facile en 5 longueurs et Xavier et Laura se préparent pour les suivre pour leur première grande voie à 2 et en autonomie.
Je rejoins Alexis, Matthieu et Djé qui commencent « le don de l’aigle » tandis que Camille a déjà bien entamé sa première longueur des « bonnes résolutions », juste à côté. Dernière réorganisation, je prends la place de Julien avec Camille et Gautier, il se retrouve avec JP et Brice derrière nous. On est tout bon !

Matthieu s’est engagé dans sa première longueur en 5c et se fait cueillir à froid par la difficulté. Le Verdon, c’est le Verdon. Dalle, gouttes d’eau, escalade précise sur les pieds, ça s’apprend. Il redescend et c’est Alexis qui prend sa place et qui ne quittera plus le lead de la cordée.

Le premier relais est commun aux deux voies et on est vite serrés. Alexis est coincé sous les cordes, mais Camille repart rapidement dans la L2. Djé parvient à rejoindre le relais, suivi de Matthieu qui est en pleine crise de doute. Comme il a galéré sur la longueur la plus facile, il pense ne pas y arriver dans la suite plus dure et veut redescendre. Un effort de pédagogie plus loin et le voilà reparti, bien encadré par Djé qui le guidera pas à pas lors des principales difficultés.

Lorsque la cordée de Julien arrive au relais, nous sommes repartis. On se suivra à partir de là sans se gêner. Notre voie est superbe et variée, dans une difficulté qui fait forcer les grimpeurs mais chacun gère les crux comme il faut avec plus ou moins d’hésitation à tirer à la dégaine. L’important, c’est de passer. Nous voilà déjà au dernier relais et c’est Gautier qui se lance dans la dernière longueur la plus dure en 6b. Quelques presque chutes et un long moment plus tard, nous voilà sortis, accueillis par les deux cordées en binômes qui ont tracé dans leur voie. Ils ont tous grimpé en réversible (une longueur en tête sur deux) et ça a super bien déroulé ! Bravo.

Un peu plus tard, tout le monde se retrouve au sommet ! Ceux qui n’avaient pas encore eu le temps avalent rapidement leur sandwich et nous voilà repartis sur la marche retour bien raide pour retourner à la voiture.

Bilan du jour, malgré le petit couac sur le trajet, les cordées ont bien fonctionné. Tout le monde s’approche gentiment de l’objectif d’autonomie fixé pour le cycle et je ne suis pas mécontent. Chacun prend confiance en ses capacités apprend à repérer ses limites en terme de difficulté. Prochaine et dernière étape dans 3 semaines au cap Canaille !

Retour sur le championnat régional U12/U14

Ce samedi 16 mars, notre petit village de Saint Martin du Var avait la chance et l’honneur d’accueillir le championnat régional de combiné pour les moins de douze et quatorze ans. Une belle occasion pour les jeunes habitants de Briançon à la Corse en passant par Marseille de se confronter, le tout dans un bel esprit sportif. De notre côté nous sommes ravis, cette année l’événement se déroule à deux pas de nos maisons, c’est appréciable. Il s’agit donc d’une compétition où les trois disciplines de l’escalade olympique sont représentées: le bloc, la difficulté et la vitesse.

Il est tout juste 8h et les premiers compétiteurs sont là, les plus sérieux observant déjà les voies auxquelles ils seront confrontés.
Le gymnase Ludovic Bréa se remplit et après un rappel du règlement, la compétition peut commencer.
C’est aux U12 filles d’ouvrir le bal, la catégorie où le club est le mieux représenté avec notre fameux quintet plein d’envie et d’énergie : Romane, Maya, Mélia, Rose et Lya. En guise de mise en bouche, le programme les invite à débuter par la vitesse. Deux voies sont proposées avec deux essais par voie et par candidat. Seul le meilleur chrono dans chacune de celle-ci sera retenu puis la somme des deux meilleurs temps définira le classement final.
À ce jeu c’est Mélia, aidée par son escalade fluide et dynamique, qui rivalise le mieux avec les cadors de la discipline et qui prend une honorable 5eme place avec un temps total d’un peu plus de 20 secondes. Lya n’est pas mauvaise non plus et s’octroie la 8 ème place pendant que Rose devance Romane d’un dixième de seconde. Elle terminent respectivement 10 et 11eme. Maya finit 14 ème quelque peu handicapée par sa grimpe statique.
Après un peu de repos, la suite de la journée nous emmène dans la salle de pan où huit blocs ont été ouverts. Ici la règle est simple, après la validation des quatre appuis de départ par les juges, l’idée est d’atteindre la prise finale et de « toper ». Une prise dite de zone, située approximativement au milieu du bloc, permet d’affiner le classement. Les filles ont le droit à cinq essais par bloc. Dans ce domaine la compétition est très serrée, tout de même Mélia, d’une courte tête, devance ses copines. Elle termine encore une fois 5 ème juste devant Lya, Maya et Rose qui prennent la 6, 7 et 8 ème place. Romane, sportivement, laisse une camarade d’un autre club s’intercaler et termine 10 ème.
La dernière des épreuves est donc la difficulté, discipline reine selon moi mais cela n’est qu’un point de vue. Mélia, qui est la première à s’élancer, tire encore son épingle en topant brillamment les trois premières voies, une performance qui ne sera réalisée que par quatres grimpeuses. Elle s’octroie la 4 ème place. Rose en réussissant les deux premières voies se place au 7 ème rang. Quelque peu émoussées par la longueur de la compétition Maya, Lya et Romane chuteront malheureusement dans la voie deux. Elles terminent respectivement 9, 10 et 12 ème.
Au classement général et grâce à une remarquable régularité Mélia frôle le podium et se classe 4 ème. Lya, qui a pourtant été de nombreuses fois frustrée par des pseudo contres performances, acquiert la 7 ème place. À l’avenir, essaie de rester positive, cela ne pourra que t’aider. Rose suit de très près et prend la 8 ème place. Maya se classe au 10 ème rang et anecdotique pour la compétition mais prometteur pour l’avenir, elle est la 1ère des U12 première année. Quant à Romane elle termine 12 ème.
Bravo à vous toutes les filles, vous avez fait une bien belle compétition, vous pouvez être fière de vous. Vous n’avez pas à rougir des mutantes marseillaises qui ont assuré le spectacle sur le mur car vous aussi, à votre façon, vous savez faire le show !
 
 
Passons aux U12 garçon. Dans cette catégorie c’est bien simple nous n’avons qu’un seul représentant. Mais quel représentant ! Il se nomme Timéo. Pour lui, la journée commence par la difficulté. Il randonne la voie une, s’applique mais ne vibre pas dans la seconde. Les choses sérieuses commencent, il s’élance dans la voie trois, passe un premier crux à mi chemin puis résiste jusqu’aux réglettes finales qui auront raison de lui. Il termine 6 ème. S’ensuit l’épreuve de vitesse et aller vite, ça il sait faire. Avec un chrono cumulé de 16,6 seconde il prend une très belle 3 ème place. Pour clôturer sa compétition, Timéo doit maintenant se frotter aux blocs et ça tombe bien, il adore ça. Il réussit les quatre premiers sans grande difficulté. Le cinquième, une coordination pas piquée des hannetons, le fera hélas échouer. Les blocs 7 et 8 sont intouchables. Reste le bloc 6, il n’est pas si loin mais les petites prises lui conviennent moins.  Il se classe 7 ème. Timéo, il me semble que dans cette épreuve avec un peu plus de stratégie et une meilleure gestion du temps, tu aurais peut être pu faire un peu mieux. Il n’est pas question de se prendre pour des intellectuels, une compétition sportive se gagne principalement avec les muscles certes, mais la tactique, la technique, le mental et la stratégie ne sont pas à négliger. Au classement général, aidé par l’irrégularité de ses concurrents dans les différentes disciplines, Timéo monte sur le podium et prend la médaille de bronze. Bravo pour cette excellente performance !
 
 
En l’absence de représente chez les U14 filles il reste les moins de 14 ans garçons. Ils sont deux à représenter le club, Baptiste et Mani. Pour eux la journée commence également par la difficulté. Baptiste est le premier à concourir et nous connaissons ses appréhensions lorsqu’il faut engager un mouvement incertain au dessus du point. Cependant, avec volonté, il gravit sans trop  s’employer la première voie. Dans la deuxième tout se déroule sans accroc jusqu’au moment où les mouvements deviennent plus dur. Il renonce un peu facilement en se laissant choir. La voie 3 et 4 sont au dessus de ses capacités actuelles. Baptiste termine  29 ème. C’est au tour de Mani d’effectuer sa première voie, il se concentre et tope tranquille, malheureusement il tombera prématurément dans la deuxième. La troisième ne lui laisse pas beaucoup de répit et que dire de la quatrième où il tombe à la cinquième prise. Mani il me semble que tu es un peu passé à côté de cette épreuve.  Tout cela, à mon sens, par un stress omniprésent et un manque d’observation des grimpeurs te précédant. La suite se passe dans la salle de pan et Batiste fait parler ses qualités. Dans un circuit plutôt difficile il tope 3 blocs et attrape une zone. Il acquiert la 15 place. Mani de son côté, encore un peu en dessous de son niveau, réalise 2 blocs et touche 2 zones. Il se classe au 23 ème rang. Pour eux la journée et la compétition s’achève sur la spectaculaire épreuve de vitesse. Ici, entre les deux copains, tout se joue dans un mouchoir de poche. Baptiste devance Mani de quatre dixième de seconde. Ils terminent respectivement 21 et 22 ème. Au classement général Baptiste prend la 22 ème place juste devant Mani qui termine 23 ème. 
 
 
Le sport c’est fini pour aujourd’hui et après la remise des médailles le gymnase se vide pour accueillir dès le lendemain le championnat départemental des autres catégories. Bravo à tous les jeunes compétiteurs qui ont assurément donné le meilleur d’eux-même.
Merci à tous, aux parents dévoués qui soutiennent chaque week-end leurs enfants, aux ouvreurs qui ont, en quelques jours, transformé le mur de difficulté ainsi que la salle de pan sans oublier le club local  » Escale  » qui a assuré la restauration.
À très bientôt pour de nouvelles émotions !