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Stage jeunes à Chateauvert : résumé !

Nous en avons parlé, nous l’avons organisé, nous l’avons budgétisé et ça y est, le moment tant attendu est arrivé. Nous sommes lundi 22 mai et les 20 enfants attendus sont au rendez-vous accompagnés, bien sûr, de leurs valises dépassant parfois le mètre cube. Enfants et parents s’affairent à mettre tout cela en ordre dans les différentes voitures et le minibus. Le chargement est considérable mais tout finit par trouver sa place.

 Nous prenons la route pour le camping « Le grand jardin » situé à Correns, à proximité du vallon Sourn, lieu de nos futures aventures  verticales. Deux petites heures plus tard, et malgré les égarements de certains, nous sommes réunis au camping. Avant de prendre la direction de la falaise, une tâche indispensable nous fait face : installer le campement ! Ce sont 8 tentes à monter, une vingtaine de matelas à gonfler sans oublier le barnum qui nous permettra de manger sans être exposé aux quatre vents et de nous protéger d’une éventuelle pluie. On joue une nouvelle fois à Tetris pour faire rentrer toues les tentes dans l’espace qui nous est alloué puis chacun organise son coin. Les plus petites tentes sont montées rapidement, mais les plus grandes prennent un peu de temps. C’est dans l’entraide que notre campement s’organise et en moins de 2h, tout est monté et c’est l’heure du premier repas sous le barnum. Chacun avale son sandwich avant de préparer ses affaires pour la première sortie escalade.

Il est maintenant l’heure de rejoindre notre belle falaise et, pour cette première après midi, ce sont les secteurs voisins « Casque bleu », « Kricket » et « Atlantis » qui nous accueillent. Comme le parking est interdit dans tout le vallon Sourn, les pilotes effectuent une dépose de grimpeurs et du matériel au pied du secteur avant d’aller se garer 1km plus loin et revenir à pied. Pendant ce temps, Yannick et François organisent les cordées. La mise en route est lente, chacun essayant de manière plus ou moins autonome, de trouver une corde, un jeu de dégaine et accessoirement une voie à gravir. Antoine et Timéo se motivent pour grimper en tête. Léane, en guise d’échauffement, s’aventure dans la seule voie sans relief, elle butera à la troisième dégaine… Les moulinettes se multiplient et la grosse majorité des voies en 5 et 6a sont équipées d’une corde. L’ensemble des jeunes peut désormais s’exprimer dans des voies adaptées à leur niveau. Seule Anaïs, touchée par un virus, sera contrainte de rester assise sur un bout de caillou, elle aura le mérite d’attendre sans plainte la fin de la séance et Alaric, qui n’a pas trouvé ses chaussons dans ses affaires, est obligé de grimper en baskets ce qui complique un peu la donne, surtout que le secteur n’est pas facile. Mathis signe la performance du jour en réalisant au premier essai « Atlantis », le 8a majeur du secteur. La cordée Antoine/Esteban P n’est pas en reste et s’élance dans un 6b loin d’être donné. La température est frisquette et nous sommes à l’ombre. Les jeunes ont assez vite froid et il devient difficile de motiver tout le monde à grimper. Il est temps d’aller chercher les véhicules et, après un rangement laborieux des cordes, de rejoindre nos quartiers à Correns.

Le temps que chacun passe à la douche, certains ont la possibilité d’un petit foot ou d’une partie de badmindton mais l’heure du repas arrive rapidement. Au menu de ce soir c’est pâtes à la bolo, un grand classique adoré des enfants. Donna et Angela sont les chefs cuistots et elles nous font profiter de leurs expériences certaines en matière de cuisine collective, jeunes et moins jeunes se régalent et pas une once de nourriture ne sera gaspillée. L’obscurité s’est installée et nous signale que le temps est désormais au repos. Chacun va retrouver son duvet puis le camping s’apaise rapidement.

Le lendemain matin la question est inévitable. La nuit a été bonne ? Les jeunes, malgré un froid mordant, semblent avoir bien dormi, les moins jeunes beaucoup moins… Anaïs, qui n’était pas bien fraîche en soirée, a passé une bonne partie de la nuit à tousser mais cela ne semble pas l’avoir importuner. On avait donné 8h30 comme limite max pour se lever mais il ne sera pas nécessaire d’aller tirer des enfants du lit. C’est le premier matin et la fatigue n’est pas encore trop présente. On sait que cela va changer au fil des jours. La journée s’annoncant sportive nous donne droit à un petit déj riche en lipides et c’est un, deux ou trois pots de Nutella qui sont engloutis pendant que les bananes sont reléguées à leur triste rang de fruit peu compatible avec la jeunesse. Pendant que les adultes s’occupent de la préparation des sandwichs, les jeunes citadins font connaissance avec le milieu rural et s’amusent avec poules et dindons. Quelques instants plus tard nous sommes opérationnels pour une journée complète de varappe comme l’on disait jadis.

Aujourd’hui nous jetons notre dévolu sur les secteurs  » Tintin », tout petit secteur idéal pour réviser l’escalade en tête dans des voies courtes et faciles  et le secteur situé sur la vire juste au dessus proposant des voies d’un peu plus d’ampleur jusqu’à 7a. Le côté pratique étant qu’ici lorsque nous sommes à l’étage, sur la terrasse, nous avons quasiment les pieds au niveau des relais du secteur inférieur et c’est ainsi que les jeunes novices peuvent sereinement réviser ou même apprendre à faire la « manip » nécessaire lorsque l’on grimpe en tête. Aujourd’hui le soleil est présent mais le petit vent s’engouffrant dans le « vallon sourn » nous raffermit les chairs et nous interdit toute escalade en t-shirt. Les grimpeurs s’activent avec plus ou moins d’intensité et à 20 grimpeurs, la quasitotalité des voies sont prises. Mathis et Esteban vont grimper sur un bout de caillou juste à côté pour installer une moulinette dans un très long 6a, tandis que Léane s’essaie dans le superbe 7a du secteur « Caldoquie » à la difficulté concentrée dans les permiers mètres. Elle chute dans le passage difficile, et avec elle son humeur. Sylvain installe le superbe 6b+ juste à côté pour offrir aux plus motivés une voie de 35m abordable qui sera écumée toute la journée ! An fin de matinée, nous sommes rejoints par les parents de Rose et Lilas, Didier et Amandine, ainsi que Prune la soeur, qui dorment dans un camping car non loin du vallon. Avec eux débarquent Rebecca et Marion avec sa fille Maya, qu’on retrouvera tout au long du séjour.

La pause déjeuner est sifflée, chacun à enfin le droit de croquer dans son sandwich. Dans l’après-midi c’est la cordée « Milo-Mateo » qui impressionne, à mon souvenir ils parcourent 7 longueurs chacun et cumulent 200 mètres d’escalade par tête. Bravo les garçons pour votre motivation, vous avez grimpé l’équivalent du Baou de Saint Jeannet ! La détermination d’Alaric fait également plaisir à voir, il ne recule devant rien et ne se laisse intimider par aucune difficulté. Un petit groupe se détache pour se rendre dans une grotte dans laquelle quelques lignes  majeures sont équipées. Aujourd’hui c’est Léane qui fait parler les biceps en réalisant au 3ème essai   » Les éléments ne font pas de cadeau », un 7b+ physique et dément. Mathis l’ayant enchaîné à vue, il voulait sur les conseils de Sylvain aller voir la superbe ligne en toit de Power, un 7b+ atypique, mais un panneau indiquant un nid de chouette dans la voie lui fait oublier le projet. Il ira se frotter au terrible 7c « Hermine trou trou » où plusieurs montées avec son coach seront nécessaires pour simplement défricher les méthodes. Lia, de son côté, enchaîne un joli 6b sur la droite du secteur. En fin de journée Esteban C, resté au secteur initial mettra quelques essais pour enchaîner le fameux 7a mais rien n’y fera, la fatigue ainsi que la pluie semblent avoir pris le dessus. Effectivement le rangement des dernières cordes s’effectue sous une petite averse et c’est encore Esteban C qui s’y colle pendant que le reste du groupe vient d’abriter dans la grotte de Power. Sylvain effectue un premier aller-retour avec le groupe des filles et François qui a pour mission de faire doucher tout le monde.

Quelques instants plus tard nous voilà tous réunis au camping. Le ciel s’étant éclaircit, Boris, qui dort pas loin avec ses parents, nous rejoint et un bon nombre d’entre nous allons revisiter les règles du football dans un match endiablé qui se terminera par l’injuste  » But en or ». Le jour décline et nous nous retrouvons tous autour d’un poulet au curry d’exception. On dit merci qui ? Merci les cuisiniers !! Ce soir encore rien ne restera. Alors que l’on vantait les douches pour leur confort et leurs eaux chaudes supposées inépuisable, ce soir Dona et Sylvain font les frais des trop longues cures thermales de certains. L’heure est au couchage et l’état de santé d’Anaïs nous inquiète mais Dona, en bonne ex-infirmière, gère comme une pro et notre petite malade passera une bonne nuit pour être en pleine forme dès le lendemain matin.

En dehors de François qui dort dans le auvent de la tente des 6 harpies, tout le monde semble avoir dormi d’un sommeil du juste. Un seul petit épisode de panique nocturne a tiré du duvet Dona et Sylvain mais tout est vite rentré dans l’ordre. Après nos deux kilos de Nutella quotidien et la préparation des casses croûtes, nous voilà de nouveau en route vers notre falaise fétiche. Aujourd’hui c’est les secteurs autour de « Colibri » qui ont l’honneur de nous recevoir. Maya est la première à grimper, elle s’aventure en tête dans  » Ça glisse au pays des merveilles » un 5a+ au départ déroutant. Elle sera malheureusement stoppée à mi voie par une trop grande appréhension de la chute. Persévère pour enfin dépasser cette peur et ainsi mettre à profit tes qualités de falaisiste. Lino met également de la bonne volonté et réalise en tête un 4a très raide au vu de la cotation. Anaïs, pleine d’envie, tente également sa chance en tête. Une tentative malheureusement avortée par un manque d’expérience mais rien ne lui enlève son sourire et sa bonne humeur communicative. S’ensuit des performances plus au moins notables jusqu’au très attendu pique nique. Mathis, qui s’était chauffé en faisant à vue le 7b « Transmutation » et Sylvain profitent de la pause pour tenter d’enchainer leur projet de la veille en 7c… sans succès ! Malgré deux beaux essais de Mathis, le crux final restera invaincu.

L’après-midi, les voies plus sérieuses attendent les jeunes. Léane parcourt l’interminable 7a « Cap Horn » mais la réussite n’est pas au rendez-vous, madame Lerebours choit dans les derniers mètres. La cordée « Mélia-Rose » s’active et s’en va découvrir un 6b puis Mélia continuera la moisson en enchaînant presque en sifflotant le 6b+ déversant juste à côté. Matéo s’élève dans  » Le colibri », un 5b+ de plus de 40 mètres installé par Lia mais ne parvient pas à toucher le relais à quelques mètres près. Sylvain installe la moulinette dans le plus que superbe Borderline, un 6b+ de 40m qui verra les assauts de quelques valeureux grimpeurs comme Timéo et Mani.
Pour une bonne partie du groupe la suite de l’après-midi est dédiée à la baignade ou du moins à la détente aux abords de l’Argens qui, dans cet environnement privilégié, coule en toute quiétude. Le vent aura raison des ardeurs de tous et seuls quelques orteils et Antoine, dont on saura jamais si c’est par maladresse ou par bravoure, finiront immergés sous le regard d’Angela.
Côté escalade, un petit groupe s’écarte vers la grande face. Mathis rate d’un poil et à vue le majeurissime 7c  » Abolition des privilèges » et couine sérieusement dans le très exigeant 7c+  » Le diktateur » pendant que Lia s’offre un 6b très classe à gauche de la grande face.

La journée s’achève ainsi et comme tous les soirs nous nous retrouvons au complet entre les tentes, le coin cuisine, les douches et le stade de foot. Le dîner du soir laisse un peu moins rêveur que les jours précédents, au menu graine de couscous accompagné de ces knackis sur son lit de ratatouille en boîte qui, au grand désespoir de Cyril, ne contient que très peu de fibres… Cependant nos cuisinières désormais renommées, à coup de petites astuces de chefs étoilés, agrémentent le tout et rendent le repas comestible et le moment convivial. Ce soir les enfants sont ravis, c’est enfin le moment du très attendu jeu du « Loup garou », un jeu de rôle grandeur nature dans lequel l’objectif est de…tuer tout le monde. Le clocher sonne les 22h, le moment d’aller faire un câlin à son oreiller.

Les matinées se suivent et se ressemblent, je vous laisse donc déduire ce que nous avons ingéré, il faut que j’arrête de faire de la pub pour un produit qui favorise l’obésité et la déforestation sous peine de me faire censurer. À présent nous nous rendons au secteur « Alex » et « Triste tropique », le premier étant un beau mur vertical très sculpté, le deuxième nous offrant des voies plutôt courtes et pêchues. Après une mise en route toujours difficile, l’ensemble des participants trouvent chausson à leur pied. Baptiste avec un regain de motivation parcourt presque autant de mètres d’escalade en une matinée que lors des trois premiers jours. Lilas toujours discrète continue sur sa lancée et confirme sa belle prestation de la semaine avec, en prime, un comportement irréprochable (il ne faut juste pas la taquiner au réveil sous peine d’un regard noir à glacer le sang). Aujourd’hui le mercure s’est élevé et, notamment pour la dégustation de nos sandwichs, nous privilégions les zones ombragées.

Une fois l’après-midi, le gros des troupes reste sur place à poncer toutes les voies possibles jusqu’à 6b+. Mais un petit groupe retroune à la grande face et Mani est le premier à prendre la moulinette dans « Le chmatex » un 7a classique du secteur. Il monte encore et encore mais finit par tomber dans la section finale probablement géné par son entaille au doigt grâce à laquelle il marque toutes les prises de son ADN. Timéo ne se fait pas prier et, aidé par le » flash » du copain enchaîne directement cette même voie. Félicitations pour cette belle performance ! Lia se surpasse et va très loin dans « Arielle » un 6b+ aux points espacés. Bravo Lia ! Boris sort le grand jeu et enchaîne à vue … un 6b de quarante mètres ainsi que « Arielle » la voie citée précédemment. Sans surprise Mathis réalise au 1er essai « Abolition des privilèges » raté la veille puis signé une belle perf en empochant à vue  » Les couleurs du charme », un 7b+ usant et engagé. Pour finir Léane enchaîne à vue deux des trois 7a classiques de la grande face, à savoir  » Les frontières du néant » et  » La chmatex », deux petits bijoux de dame nature. Et comment appelle t-on ce genre de voies les jeunes ?? Bah des voies complètement majeures évidemment !

C’est sur ces belles réussites et tandis que Sylvain continue ses allers-retours quotidiens et que François gère les filles au camping que nous quittons les lieux, demain la pluie est annoncée et nous ne sommes pas certain de pouvoir revenir. Un dernier coup d’œil sur la falaise en guise d’au revoir puis nous voilà dans le minibus. Ce soir un petit détour dans le village de Correns s’impose autant pour acheter quelques paquets de bonbons que pour commander la vingtaine de pizzas indispensables pour d’une dernière soirée. Une fois repus les jeunes s’en vont jouer puis finissent par se quereller. Tout ça est un peu bête surtout qu’il s’agit là des derniers instants que nous partageons. Néanmoins cela nous permet d’envoyer sans autre forme de procès tout ces jouvenceaux au lit sans doute éprouvés par quatres jours d’activités intensives. 

Le dernier matin, les nuages ont pris le dessus cependant, avant qu’ils ne s’épanchent, ils nous laissent le laps de temps nécessaire au rangement des tapis, tentes et duvets. La menace de la pluie faisant son effet, seul le barnum sera plié mouillé avant d’être sanglé sur le toit du Berlingo d’Angela ! Tous les sacs et caisses sont dans les voitures. Nous rassemblons une dernière fois tout le monde pour dire aurevoir à ceux qui repartent avec leurs parents et féliciter pour leur comportement quasi exemplaire. Puis chacun prend sa place dans un véhicule. On fera un stop sur une aire d’autoroute pour manger le dernier sandwichs et les restes de pizzas avant d’arriver pour 14h15 à Cagnes-sur-Mer où tous les parents ont pu se libérer pour récupérer les enfants. Merci pour ça, ça nous a laissé le temps de ranger le matériel et d’aller rendre le minibus sans finir trop tard !

Comme à l’habitude les derniers mots seront aux remerciements. Merci aux parents accompagnateurs au top : François, Donna, Angela et Cyril sans qui les enfants auraient dormi dehors, à même le sol, se seraient guère douchés et n’auraient pas mangé à leur faim. Mille merci à vous !! Un grand merci aux enfants pour leur attitude, ce fut une année plutôt facile malgré les quelques débordements inhérents à la vie en collectivité. On remettra ça bien sûr sans problème l’an prochaine mais en attendant, pour les encadrants, place à un peu de repos avant de rempiler avec le stage adultes !

Stage du groupe compet à Toulon

Nous sommes lundi 4 mars et c’est aujourd’hui que le stage des vacances de février débute. Il concerne le groupe « compet » du club et c’est avec onze jeunes de 9 à 17 ans que nous partons en région toulonnaise pour trois jours de varappe intensive. Pour le transport de tout ce beau monde nous sommes répartis entre le minibus du comité territorial et la voiture d’Isabelle, notre maman à tous durant ce séjour. A propos, cette fois-ci, je vais un peu casser les codes convenus en commençant par les remerciements. De toute évidence je tiens à rendre grâce à Isa pour son dévouement, son soutien, sa bonne humeur, son investissement, enfin pour l’ensemble de son œuvre quoi ! Elle s’est occupée des courses, du transport des enfants, des allers-retours supplémentaires entre la falaise et la maison des frères, du pique-nique, du repas du soir, de la bonne tenue de la chambre des jeunes filles et bien plus encore, la liste n’est pas exhaustive. Un grand merci également à Mathis pour son aide précieuse aux pieds des falaises, pour ses conseils et pour sa volonté de toujours bien et beaucoup faire.

 
Bon revenons au lundi matin. Il est neuf heures et les participants sont tous là, prêts au départ. Après avoir chargé les valises, parfois plus grosse que les enfants, dans le coffre du minibus et sans avoir oublié les derniers bisous aux parents, chacun prend sa place au sein des véhicules. Le partage est simple, Timéo, Mani et Boris avec Isa et les sept filles ainsi que Mathis prennent le bus avec moi.
Aujourd’hui le programme est conséquent et ça débute par le trajet. L’ A8 nous gratifie de ces sempiternels bouchons jusqu’à Antibes, mais passés ceux-ci et après quelques kilomètres de fluidité, un nouveau ralentissement dû à un « convoi exceptionnel » étant à cheval sur le terre plein central de l’autoroute nous freine… Mis à part les ralentissement de l’agglomération toulonnaise, la suite est sans encombre, nous sommes enfin au parking du Coudon. Isa effectue sa première de ces nombreuses BA et file au centre qui se trouve à encore quarante cinq minutes de voiture régler l’administratif. De notre côté, après quelques minutes de réflexion sur l’accès le plus adéquat, nous nous équipons de nos baudriers et, à l’aide de cordes fixes, rejoignons le pied de la falaise où nous prenons plaisir à manger nos sandwichs. Désormais il n’est plus temps de reculer ! Nous sommes venus grimper alors allons-y ! La mise en route est un peu longue, les jeunes filles sont bavardes puis elles sont en vacances me disent-elles ! Cependant Maya montre l’exemple et s’intéresse au caillou. Elle grimpe en tête et va toucher la première le relais de « Pipsou-Mimsou ». Elle sera suivie par l’ensemble de ses copines. Léane et Lia s’échauffe dans « Marjorade » un 6b au départ un peu bloc pendant que Mani, Timéo suivis de Boris s’occupent dans « la pitchounette ». Mathis lui n’a pas de temps à perdre, il snobe un tantinet l’échauffement pour réaliser à vue « Mythe errant » le 7a classique du secteur, une voie  verticale au calcaire sculpté où la précision de la pose de pied est prépondérante. L’après-midi se passe entre escalade et dégustation de bonbons, environ trois paquets par personne et par longueur. Lors de ce séjour, avec Isa, nous aurons souvent une pensée sur le cours « L’ alimentation chez le jeune sportif »  dispensé il y a quelques semaines par Cécile. Eh oui tout ça c’est de la théorie mais heureusement pour nous, nous vivons en pratique ! Mélia, Rose, Maya et Lilas arpentent « l’éloge du sanglier » un 5c d’ampleur.
Le temps passe et chacun fait les voies adaptées à son niveau, dont beaucoup seront gravies en tête. La première session falaise touche à sa fin et, avec Mathis, nous optons pour le retour par la via corda « Les vires robion ». Après que ce dernier ait fait un premier aller retour rapide pour repérer et déposer trois cordes, nous nous munissons tous de deux longes puis remontons sans difficulté. Là-haut Isa vient d’arriver et, surprise du chef, elle a préparé environ 80 crêpes ! De quoi ragaillardir nos petits sportifs ! Rien de mieux que ce goûter avec cette vue qui nous est offerte pour se préparer à la suite du programme : une séance de bloc.
 
 
Nous voici maintenant à l’entrée de la salle d’escalade de Bloc Session et, après les minutes nécessaires à notre accueil, nous sommes au complet sur les tapis prêts à nous réceptionner. Les jeunes sont encore plein de vitalité, ils sont bluffant de longévité. La séance se passe pour le mieux, chacun arrivant à faire des blocs difficiles, extrêmes ou mutants selon le code couleur de la salle. Deux heures seront nécessaires pour apercevoir des signes de fatigue et c’est légitime. En plus des efforts fournis, il est presque 20h, largement assez tard pour ranger les chaussons au fond du sac sans culpabiliser. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour arriver à la « Maison des frères » une immense bâtisse construite au dix-huitième siècle qui sera notre lieu de villégiature durant deux nuits. On s’installe, certain vont à la douche, certains se divertissent puis nous nous rejoignons pour les revigorantes pâtes à la bolo. Le repas est animé, Mélia, Romane et Rose assurent l’ambiance mais par bonheur, Maya, Lilas et Boris, plus calmes, rendent la vie de groupe agréable. Il est presque 22h lorsque nous terminons le repas. Assez traîné, nous filons hâtivement nous coucher. Timéo ayant déjà dans la journée montré quelques faiblesses gagne au jeu du premier endormi.
 
 
Les lits grincent mais n’ont pas empêché nos jeunes de bien dormir. Après un petit déj en règle nous décollons à 9h15 pour rejoindre la falaise du « Croupatier » à une petite demi-heure de notre logement. Le topo annonce trente cinq minutes de marche, la réalité dira une heure. Ah cette différence entre la théorie et la pratique, insupportable ! Bon c’était à prévoir avec Romane, Rose , Mélia dans l’équipe bien heureux d’arriver à la falaise avant la nuit. Mathis a été d’une grande patience avec vous les filles ! Une fois sur place et après avoir récupéré notre souffle en admiration devant le panorama, les protagonistes sortent les chaussons et, chez les plus jeunes, Maya est encore la plus efficace. Elle parcourt « Château de carte » un 4c dans un dièdre, comprenez dans un angle plus ou moins ouvert. Léane couine et louvoie dans « Croute à pieds » un 6a qui n’a pas l’air commode. Timéo quant à lui a de nouveaux signes  de fatigue au point de s’en aller trouver repos à quelques mètres du pied de la falaise. Il réapparaîtra une heure après, frais comme un gardon, comme si rien ne s’était jamais passé. Par la suite Boris fera la perf de la journée en enchaînant à vue et en tête le long et beau 5c « viva Zapata « . L’heure a tourné et Isa, notre bien dévouée, se propose pour faire un aller retour aux voitures histoire que nos jeunes ne soient pas en manque de sucres rapides pour la fin de journée. Pendant ce temps Mathis et Léane enchaînent au premier essai « Eyengui », un 7a aux prises encore humides puis Lia met un beau run dans « Malabar express » un 6c au calcaire compact intimidant. Boris, encore lui, fait une remarquable montée dans « Bagdad cassé » un 6a tout en fissure. Il tombera à quelques mètres du relais après trente mètres d’escalade. Isa fait son retour et, sans attendre, nous nous jetons sur les biscuits. Après ce petit en-cas les filles bénéficient de la moulinette dans le long 5c voisin pendant que les moins actifs profitent encore quelques instants de la chaleur apportée par le soleil. Le programme initial était d’ajouter une nouvelle séance en intérieur ce soir mais la marche d’approche a rebrassé les cartes et nous avons préféré différer la session indoor afin de profiter pleinement de cette journée idyllique et ainsi rentabiliser la longue marche. Eh oui y’a pas de petits profits ! Pour clôturer la journée Mani file récupérer les dégaines dans une voie facile puis nous voilà presque prêts à retourner aux véhicules. Pour la descente et comme à l’habitude, notre trio infernal, Romane Rose Mélia papillonnent, s’inventent des intersections partout et prennent toujours un peu plus de retard sur le reste du groupe. Nous arriverons vingt minutes après tout le monde en ayant revisité le répertoire de Louane. Isa et les trois garçons, Timéo, Mani, Boris sont déjà partis. Nous nous mettons en route afin de les rejoindre au plus vite. Ce soir c’est poulet au curry accompagné de son riz blanc, le tout cuisiné avec amour dans de grandes casseroles de collectivité. Le kilo de riz ne fait pas le poid, les organismes demandent du carburant et, plus encore, celui de Romane qui, en bon aspirateur fini l’ensemble des assiettes. Ce soir nous debrieffons sur la journée et sur un point de sécurité particulier, le nœud en bout de corde. Faites-le, toujours ! Après avoir raclé les fonds de crème mont blanc et de compote nous rejoignons nos chambrées respectives et pour espérer recharger les batteries. Côté garçons, ça ne s’attarde pas, brossages de dents et au dodo. On peut dire qu’ils s’adaptent à merveille, dorénavant ils mènent une vie monastique. Chez les filles c’est un peu plus chaotique, ça parle, ça danse et ça rigole.
 
 
Nous sommes à l’aube de notre dernier jour et grâce au rangement effectué la veille nous mettons les clés sur le contact avant 9h, une prouesse pour un gros groupe. C’est de bon augure pour espérer réaliser le défi qui est le nôtre, soit grimper en extérieur puis aller jeter les dernières forces dans une ultime séance de bloc. Après un détour par la boulangerie nous arrivons vaillants sur le parking du « Baou des quatres heures » site historique toulonnais qui doit sa notoriété à Patrick Eldinger. Cette fois-ci, que tout le monde se rassure, seulement dix minutes de marche sont nécessaires pour accéder au secteur. Une fois sur place c’est un groupe dynamique et efficace que je découvre, nullement émoustillé par l’accumulation des jours  et des efforts. Les discrètes Lilas et Lia font leurs voies, parfois en tête, parfois en moulinette, en fonction de la difficulté rencontrée. Timéo a la folie de la manip et se fait plaisir dans toutes les longueurs abordables du secteur. Maya, Romane, Rose et Mélia s’essayent dans « Zorbec le gras » un 6a+ physique de continuité pendant que Mathis sort les gros muscles dans le majeurissime 7c+ « A l’ombre des minarets ». Léane assure le coup et réalise « 2012 » un interminable 6c. Boris, qui souhaite défier les voies de son niveau max, s’embarque dans le difficile 6b  « Chair de Poule », malheureusement vraiment trop compliqué. De son côté Mani se montre courageux, il enchaîne en tête et au premier essai « Cuisse chaude » un 6b, comme le veux le secteur, athlétique. C’est sur cette belle prestation que l’ombre arrive et nous donne l’ordre de quitter les lieux. Nous embrassons du regard une dernière fois la rade toulonnaise puis nous rejoignons le parking.
 
 
Bientôt nous arrivons à notre dernière étape, se frotter au blocs modernes de « Vertical Art ». Après nous avoir rappelé les règles de sécurité nous voilà autorisés à fouler les tapis et à profiter de tous ces blocs riches en couleurs. Les enfants sont épatant, et à contrario de se qu’ils émanent lorsqu’ils randonnent, ils regorgent encore et toujours d’énergie lorsqu’il s’agit de faire du bloc. Chacun y va de son petit exploit et de son bloc réussi, l’ambiance est joyeuse et détendue. Il nous faudra deux bonnes heures pour faire le tour de la salle et pour anéantir la dernière once de force.
 
Voilà ce stage touche à sa fin et se fut, il me semble, une belle expérience pour chacun. De la rigolade, du sport, de la camaraderie, et toutes ces choses qui font les fabuleux souvenirs. Je vous remercie tous, sincèrement. J’ai pris beaucoup de plaisir à vous faire découvrir cette région qui m’a vu naître, ces falaises qui m’ont initié à l’escalade et qu’il est beau de partager ça avec vous aujourd’hui. Vous êtes un super groupe, parfois bruyant mais avec une si belle énergie. Ne changez rien ! Ah oui et une dernière chose pour ceux qui se poseraient la question : au fait, pourquoi grimper à Toulon ? 
Parce que Toulon !
 

Stage jeunes de Pâques à Chateauvert : inscriptions !

Ça y est, les inscriptions pour le tant attendu stage enfants des vacances de Pâques sont ouvertes. Le stage concerne les enfants à partir de 10 ans. Cette année, on n’ira pas trop loin. La destination retenue est le superbe vallon Sourn dans le Var, entre Chateauvert et Correns.

Le stage se déroulera durant la première semaine des vacances de Pâques, du lundi 22 au vendredi 26 avril au camping du grand jardin à Correns.

Le club louera 2 minibus pour le transport des troupes et on attend la participation de parents si nécessaire. Ce stage est un moment important de la vie de club, avec des liens qui se créent entre les enfants, mais aussi entre les moniteurs (Yannick et Sylvain)  et les jeunes. Il offrira comme chaque année de bons moments d’émotions, et de grands épisodes sportifs. Nous comptons sur vous pour vous inscrire en masse !
Pour ceux qui se demandent comment ça se passe, je vous conseille de lire le résumé du stage de l’année précédente à Buis-les-Baronnies.

Pour ce qui est des inscriptions, vous trouverez tous les documents nécessaires ici : la fiche d’inscription et la fiche sanitaire. Ces deux documents, ainsi que le règlement de 225€ (en liquide, chèque à l’ordre de l’US Cagnes Escalade ou virement en indiquant l’objet et le nom de l’enfant en référence) doivent être remis à Cécile, Yannick ou Sylvain pour réserver votre place.
Attention, les places sont limitées à 25 et les documents et le règlement doivent nous être remis avant le 22 mars impérativement !

Vous trouverez toutes les infos nécessaires dans ce document. Vous y trouverez notamment la liste du matériel à amener. Pour ce qui est des tentes et du matériel d’escalade, nous nous organiserons plus tard pour savoir ce qui manque ou ce qu’on a en trop.

Nous aurons besoin de quelques parents pour nous aider au bon déroulement du stage, transport et aide au campement. Si vous êtes disponibles et intéressés, n’hésitez pas à vous manifester. Une participation aux frais d’hébergement pourra éventuellement être demandée. 

Venez nombreux !

Stage en Corse du 8 au 12 mai 2024 : lancement des inscriptions

Ca y est, après tant d’années à l’envisager, voilà que nous faisons le grand pas : en 2024, le stage adultes grandes voies se fera en Corse !! Si vous êtes intéressés, lisez attentivement ces lignes et remplissez le formulaire en fin d’article.

Nous profitons donc d’un grand week-end de l’Ascension puisque le mercredi est également férié. Le stage se déroulera donc du 8 au 12 mai. Le trajet se fera bien évidemment en bateau. A l’heure actuelle, les ports de départ et d’arrivée ne sont pas encore déterminés mais nous partirons (normalement) soit de Nice, soit de Toulon. Nous prévoyons de louer quelques cabines pour un voyage un minimum confort et arriver au moins un peu frais le matin.

Le départ se fera quoiqu’il en soit le mardi 7 mai au soir pour une traversée de nuit. Pour le retour, nous prévoyons deux retours possibles : soit le samedi soir pour un débarquement le dimanche matin pour 4 jours sur place, soit le dimanche soir pour un débarquement le lundi matin pour 5 jours sur place. Evidemment, le tarif du stage ne sera pas le même pour 4 ou 5 jours.

Nous sommes en train de comparer les différents tarifs des campings à proximité du col de Bavella, on vous tiendra au courant sur celui que nous choisirons. Ce sera soit du côté de Zonza, soit sur la route de Solenzara, dans tous les cas à environ 30min en voiture du col.

Question escalade maintenant, les choses se présentent un peu différemment par rapport à d’habitude. En effet, les voies sont beaucoup moins équipées que celles que nous pratiquons sur le continent. La plupart des voies (surtout dans le facile) sont ce qu’on appelle du terrain d’aventure (TA) au moins partiel. C’est à dire qu’il va falloir placer nous-mêmes une bonne partie des protections, sous formes de coinceurs ou de sangles. Il faut savoir que le rocher du côté de Bavella est du granit. Beaucoup plus compact que le calcaire, il offre souvent de belles fissures homogènes et, particularité Corse, des taffonis qui rendent les protections sur sangles très évidentes.

Pas de quoi paniquer donc, mais il n’en reste pas moins que l’approche est différente d’une grande voie équipée classique. Il s’agit d’être prudent quant aux cotations abordées et encore plus quant aux délais de grimpe. Il s’agira donc de choisir judicieusement les voies et de s’adapter au fur et à mesure de nos expériences. Bien sûr, nous serons là avec Yannick pour vous guider mais on aura toujours besoin de cordées autonomes. Tout ça risque fort bien d’être très très enrichissant !

Le stage reste ouvert à tous, débutants comme confirmés.  Evidemment, on se débrouillera pour faire un petit entraînement au TA avant le stage, certainement une sortie au rocher de Bayonne mais peut-être aussi des voies au rocher St Barthélémy. Pour les débutants, essayez de participer à un max de sorties falaise et aux éventuelles sorties orientées grandes voies et TA. On vous tiendra informés.

Question tarif et deadline maintenant. Le tarif du stage est de 320€ pour 4 jours, 400€ pour 5 jours. Possibilité de payer en 2 fois par chèques.
Ce qui est compris dans le tarif :
– Le trajet bateau (passagers et véhicules)
– L’hébergement
– Les repas du mercredi soir au dimanche soir hors petits-déjeuners (les repas pendant les traversées sont à vos frais)
– L’encadrement de qualité
– Le prêt de matériel

Ne sont pas compris les trajets voiture, il s’agira de partager les frais entre vous.

Le prix des billets de bateau augmentant avec le temps, nous avons décidé de nous y prendre bien à l’avance. Le club se charge de réserver les billets pour tous ceux qui se seront inscrits et auront payé avant le 20 novembre. Une fois les billets réservés, il n’y aura plus possibilité de remboursement.

Il vous restera la possibilité de vous inscrire au stage au delà de cette date mais on ne gèrera pas vos billets de bateau.
Dans ce cas, merci de nous contacter avant de réserver pour voir si une voiture supplémentaire est nécessaire. Le club vous remboursera jusqu’à 60€ sur un trajet piéton ou 160€ si une voiture est nécessaire.

Stage adultes au Destel ou l’art de passer entre les gouttes

« La vie ce n’est pas attendre que les orages passent, c’est apprendre comment danser sous la pluie. »

Sénèque

Le week-end de l’Ascension est depuis longtemps le moment où le club organise son stage grandes voies avec les adultes les plus motivés. Cette année, après avoir longtemps hésité avec le Vercors, mon dévolu s’est jeté sur le Destel, juste à côté de Toulon. Tout plein d’avantages à cette destination : ce n’est pas loin, les voies sont récentes, le topo super clair, les orientations variées, et surtout, surtout, il fait toujours beau à Toulon… Toulon, la ville la plus ensoleillée de France !

J’avais d’ailleurs plus peur de la chaleur qu’autre chose mais on avait survécu au rocher St Julien, à Orpierre… j’avais confiance. Après une organisation rondement menée, le camping réservé et la date approchant, les prévisions météo me font m’inquiéter un peu. Puis beaucoup. Elles sont incertaines, mais quelques jours avant, on savait déjà qu’on n’allait pas trop bronzer sur les parois. A tel point que l’avant-veille, j’envoie un message au groupe pour sonder le degré de motivation et voir si ce n’est pas plus sage d’annuler. J’ai vite compris que non, ce n’était pas une option ! Les 12 inscrits étaient partants à 200%. Alors feu !

Jour 1 : Coudon

On décolle donc de Cagnes-sur-Mer le jeudi matin. La pluie nous accompagne sur le trajet et on n’est pas très optimistes dès notre arrivée au camping. On monte le camp, on enfonce des sardines au marteau, on mange tranquillement, on profite de la gentillesse de Jade, notre voisine de 6 ans qui nous offre une partie de son gâteau d’anniversaire et on prend la décision que pour la première demi-journée, on ira au Coudon où quelques petites grandes voies de 3 ou 4 longueurs nous attendent sur un beau caillou gris. Marche d’approche courte, retraite facile en cas de pluie, c’est parfait.

La troupe se déplace donc jusqu’au secteur et descend jusqu’au pied de falaise par une via corda qui met déjà dans l’ambiance. On avait plus ou moins prévu les cordées au camping, principalement des cordées de deux afin de maniper un max. Comme on est trois à encadrer (Seb, Yannick mon stagiaire DE et moi), ça s’y prête bien. Sandrine et Phil sont les premiers à partir dans « Petit bras », 3 longueurs en 5c max. Je décolle rapidement avec Brice et Jean-Luc dans « Bains publics », 3 longueurs en 5b max. A côté, Yannick s’occupe de Xavier et Djé dans « Colle qui peut », 3 longueurs en 5c max, Seb gère Saliha, pour qui c’est la première sortie falaise de sa vie (!) avec Alexis dans « Le chêne »,  3 longueurs en 5b max. Tout à droite, Cécile dirige la cordée avec Sandra et Laura dans « La Zuma », 3 longueurs en 5c max.

Le temps se maintient à peu près malgré quelques gouttes de temps en temps. Ma cordée est la première à parvenir au sommet et on prend la décision de redescendre en rappels pour faire une seconde voie, bientôt suivis par l’ensemble des cordées. C’est parfait, ça fait pratiquer. Seule Saliha décide de rentrer tranquillement par la marche retour, déjà bien éprouvée par cette première expérience. Jean-Luc et Brice suivent les traces de Philippe et Sandrine dans « Petits bras » tandis que ces derniers prennent « Bains publics » à l’assaut avec Yannick. Pour ma part, je m’engage dans « Saint Maclou », 2L 5c max avec Laura. Seb choisit la ligne qui nous croise, « Colle qui peut », avec Sandra qui part en tête dans la L1 et Cécile. Les trois gars restants, Alexis, Xav et Djé vont s’aventurer dans « la Zuma ».

Il est bien tard quand la dernière cordée arrive au sommet. Certains ont déjà fait le voyage jusqu’au camping pour profiter d’une douche bien méritée. La météo a tenu, c’est déjà bien. Aucun incident majeur pour cette première journée, juste la rencontre avec une couleuvre pour Phil et Sandrine.

A part Saliha qui est une grande débutante, tout le monde a déjà au moins un peu d’expérience en grandes voies.  Certains ont déjà fait plusieurs stages, d’autres ont suivi le cycle grandes voies cette année et se sont forgé pas mal des connaissances nécessaires à l’autonomie. Avec trois encadrants, on est en totale confiance.

Pour cette première soirée au camping, c’est le classique spaghetti bolo ! Certains préparent le repas, d’autres lisent le topo et nous, nous avons les yeux rivés sur la météo. Inutile de faire de grands plans, tout est trop incertain, on verra le lendemain.

Jour 2 : Destel

On se réveille sous un temps maussade. Les radars météo nous annoncent que ça va être compliqué le matin. Après délibération et plutôt que d’attendre sans rien faire au camping, on décide d’aller faire de la couenne (comprenez des voies d’une seule longueur) sur un secteur proche de la route dans les gorges d’Ollioules. On se fait cueillir par la pluie dès notre arrivée. Seb monte au premier secteur « Multiplex » et nous annonce que ça passe, c’est un peu abrité. Un peu, en effet. On se retrouve donc à installer des moulinettes sur un caillou blanc et plein de salpêtre, à quelques mètres au dessus de la route. Autant dire que je ne suis pas emballé. Mais bon, ça n’arrête pas nos vaillants grimpeurs qui s’acharnent dans des voies plus ou moins humides jusqu’au 6b. Au bout d’un moment, je propose au groupe de s’entraîner à faire quelques manips : conversion et remontée sur corde ! Pas si facile, mais tout le monde se prête au jeu et nous, au sol, on rigole bien.

Comme on était persuadé de ne pas rester trop longtemps, on avait laissé les sandwichs au camping. Au final, le temps semble s’améliorer alors Philippe et Jean-Luc font l’aller-retour tandis qu’on se déplace vers un autre secteur tout proche en bas du Destel : Béato.
On mange dans le lit du Destel, la pluie revient avec quelques gouttes puis semble nous laisser un bon créneau. Une nouvelle prise de décision s’impose : 2 grandes voies nous lorgnent juste au dessus, « les Temps modernes », 4L 5c+ max et « Kangourou express », 3L 5c+ max. Nos grimpeurs sont à fond, malgré la fatigue de la matinée. Je pars dans « les Temps Modernes » avec Sandrine, suivis de Phil et Xav. Yannick gère l’autre voie en cordée avec Cécile et Brice, suivis d’Alexis et Laura.
Seb restera à faire des couennes avec Djé, Saliha et Sandra. Et c’est au son des cris de Djé en prise avec un 6c+ costaud que nous faisons l’ascension de nos voies, somme toute très sympas. On aura même le droit à quelques rayons de soleil ! Certains comme Xav et Laura commencent à prendre la confiance en partant en tête dans les 5c. Au sommet, on hésite entre descendre à pied ou le rappel. Finalement, le rappel l’emporte. 50m sur corde, c’est plus facile, même si un peu plus long. Et puis ça fait encore travailler les manips.

Retour sur le plancher des vaches, on retrouve Seb et son groupe à la voiture pour le retour au camping. Jean-Luc, assisté par ses commis, s’active pour nous préparer son célèbre colombo tandis que Djé nous réjouit d’un peu de guitare alors que certains se motivent pour un plouf dans la piscine chauffée.  C’est le soir où Camille nous rejoint, prise par le boulot jusqu’à maintenant. On espère qu’elle nous apporte une météo clémente en plus de son radieux sourire…

Jour 3 : Cimaï

Les matins se suivent et se ressemblent… grave. Petite pluie, accalmies, doutes et décisions difficiles. On avait pourtant bien préparé nos itinéraires et cordées la veille, mais il s’avère une fois de plus trop risqué de partir dans des grandes voies d’ampleur. Seb nous dit qu’au Cimaï, il doit y avoir un secteur qui ne prend pas trop la pluie. On tente le coup, parce que pour rien au monde je ne retrournerai au Multiplex ! Arrivés sur place, Seb fait la visite touristique, lui qui connaît bien cette célèbre falaise. Moi, je m’occupe de regarder s’il y a des grandes voies qui marchent. Ca a l’air pas si mal : la première longueur de « Philomène » est à l’abri et Cécile en profite pour partir dedans avec Alexis et Yannick, qui continueront encore 2 longueurs au dessus dans « Impromptu », 6b max. Seb suit la cordée avec Saliha et Jean-Luc, mais feront les deux longueurs suivantes de la « Jean Bert » pour une voie en 5a max.

De mon côté, j’embarque le reste de la troupe en direction d’une grotte percée suspendue bien à l’abri. Phil et Brice s’y rendent par Bound, 5a qui tape fort, suivis par Camille, Sandra et Xav. Djé, Laura et Sandrine choisissent l’option facile par « Contact » en 4. Une fois le mini rappel pour redescendre dans la grotte effectué, 3 lignes s’offrent à nous. Brice part dans « Intérieur jour », 5c rigolo. Sandra choisit « Golfe d’ombre » en 4a et Djé « la Dédé » en 4a également. C’est assez incroyable de trouver des longueurs faciles dans cet endroit qu’il est difficile de décrire. C’est un long et large boyau percé par le haut.

A la sortie de la grotte, Brice continue par mégarde dans le 5c « Focolara », Xav « la Dédé » en 4c et Djé poursuit dans « La quête du saint spit » en 4c également. On se retrouve tous à l’étage du dessus, certains devant passer de nouveau dans un boyau horizontal pour arriver au pied des longueurs sommitales. Phil m’envoie dans « Grosse pintade technique » en 6a, Djé termine par le 5c « A capella » et Camille dans « Gésualdo » en 5b. De là, on hésite sur la descente mais j’ai envie de repasser par les grottes alors chaque cordée descend à l’étage pour retraverser le boyau horizontal, faire un rappel jusqu’au sommet de la grotte et descendre dedans jusqu’au sol.

Le temps d’organiser toutes ces manips, on croise Seb, Saliha et Jean-Luc qui ont terminé leur première voie et viennent eux aussi visiter la grotte. Quand notre groupe est au sol pour manger un bout, on aperçoit Cécile, Alexis et Yannick dans le haut de « L’étroit chamelier », 6b max. La pause est fatale pour certains et Phil, Sandrine, Sandra et Djé décident d’aller faire une petite visite au charmant village d’Evenos, juste en face du Cimaï, qui surplombe les gorges du Destel.

Avec les autres, on décide de repartir où Seb et Yannick étaient le matin. Xav s’attaque à la L1 de la Jean Bert, avec sa dalle mouillée en 4b. Laura opte pour la Philomène et continue dans la Jean Bert avec Brice, tandis que je continue avec Xav et Camille dans la Philomène au caillou douteux et aux cotations qui laissent dubitatif… Camille enquille le 5b pas facile et un brin péteux avant de se retrouver face à une renfougne peu inspirante. Le topo n’est pas clair et elle continue tant bien que mal pour sortir dans une petite niche pour faire le relais. Derrière, je mule pas mal pour sortir ce passage en chaussures et Xav y laisse toute son énergie. On aperçoit sur notre gauche Laura, bien concentrée dans son méga rappel de 50m, réceptionnée par Seb tout en bas. Je passe devant pour la dernière longueur en 5c, bien plus facile mais bien engagée. Seule Camille me rejoint, Xav préférant nous attendre plus bas. Il était tellement usé qu’il en a laissé 2 dégaines dans la voie sans s’en rendre compte !
Plus tard,  dans la voiture, on lira les commentaires sur Camp to Camp avec Camille pour lire que la renfougne est plutôt 6b… On valide !

Après cette longue journée, on se retrouve tous au camping pour une soirée guitare et fous rires. L’ambiance est au top et Seb nous gratifie de quelques accords en duo avec Djé. C’est une belle soirée où chacun y va de ses anecdotes du jour et de ses ressentis. Tout le monde semble heureux d’être là et moi, ça me touche assez profondément. On travaille si fort au club pour arriver à ces quelques instants où tout prend sens…

Mais les bonnes choses ont une fin et la fatigue est là pour tout le monde. On se dit à demain, en espérant que la météo soit un peu meilleure pour le dernier jour.

Jour 4 : retour au bercail

Peine perdue ! Il pleut une bonne partie de la nuit, et on se réveille au milieu des flaques. Certaines tentes ont pris l’eau et on doit plier sous la pluie. La décision est prise de retourner vers l’est, vers le Blavet où l’après-midi semble un peu plus prometteur. On arrive à la Bouverie et la pluie finit par cesser. Du parking, on voit les falaises détrempées. Cette fois, ça ne fonctionnera pas. On mange sur les tables de pique-nique, un dernier café et c’est le retour sur Cagnes.

Fin abrupte qui laisse un petit goût d’inachevé mais inévitable. On pourra dire qu’on aura eu pas mal de chance dans notre malchance. 4 jours de pluie, mais 3 jours d’activité tout de même. On regrettera de n’avoir pas vraiment vu le Destel au final, mais on a découvert quelques coins sympas et on sait déjà qu’on y reviendra. Et puis on le sait, l’escalade, au final, n’est qu’un prétexte à passer du temps ensemble, à construire les liens de confiance forts qu’exigent notre activité. Et pour ça, on aura été servi. Pour ma part, le groupe m’a conquis et comme dirait Xav quand il a bu : avec eux j’irais au bout du monde !

Stage jeunes à Buis-les-Baronnies

Cette première semaine des vacances de Pâques fut l’occasion pour le club de retourner à Buis-les-Baronnies. En effet, nous avons déjà effectué un stage adultes au Rocher St Julien, mais cette fois, c’est avec les enfants que nous venons découvrir le calcaire du Parc Régional des Baronnies provençales.

C’est donc avec 21 enfants entre 8 et 16 ans, 2 encadrants professionnels et 4 parents que nous nous déplaçons après une organisation menée d’une main de maître principalement par Cécile, qui participera d’ailleurs avec nous les deux premières journées, profitant d’un déplacement de sa fille Léane pour un stage régional non loin de là.

Jour 1 : le trajet, le campement, Ubrieux

J’avais donné rendez-vous à 8h30 à Donatienne, maman de Milo participant au stage au garage pour récupérer le matériel. Tentes, tables, barnum, vaisselle et matériel d’escalade chargés, on retrouve à 9h à Sauvaigo les enfants et  Sébastien qui de son côté était parti chercher le minibus du comité à St Jeannet de bon matin. Organisation des 5 véhicules faisant le trajet, dispatch des enfants, un petit bisou d’au revoir et c’est parti pour environ 3h de route… sans compter le gros bouchon qu’on se prend à Cannes à cause d’un accident !

J’arrive le premier au camping des Castors à Pierrelongue, à 10 minutes de Buis, un peu avant 13h. Très vite, c’est toute la troupe qui débarque. Cécile était déjà là avec Léane et Mathis, ainsi que Gabriel, Esteban et Timéo. Une partie du camp était déjà montée, mais il restait pas mal à faire. Après un premier repas, on s’organise pour finir le campement : tentes restantes, barnum, coin cuisine, frigos, électricité… Tout ça nous prend un peu de temps et c’est vers 15h que nous décollons pour aller découvrir notre premier site d’escalade : Ubrieux. Nous choisissons ce site car il est facile d’accès, les premières voies se trouvant à quelques mètres du parking. Malheureusement, le club de Briançon est déjà sur place et nous contraint à remonter le sentier pentu le long de la falaise : pas si simple !

Finalement, on parvient à trouver un coin qui nous convient et les enfants commencent à grimper. La plupart ont une assez bonne expérience de la falaise, et les moulinettes sont vite installées pour ceux qui ne grimpent pas encore trop en tête. Les voies sont longues (35m) et l’équipement peu homogène. Mais les enfants sont motivés en ce premier jour et ça grimpe jusque bien tard.

Nous retrouvons Sarah et Toni qui étaient restés au campement et qui avaient déjà préparé le repas. Génial ! Le temps pour le groupe de se doucher et tout le monde met les pieds sous la table : pâtes bolo au menu. Il est déjà tard lorsqu’on désigne les volontaires pour la vaisselle. Tout est organisé pour la première nuit, rendez-vous au petit matin.

Jour 2 : rincée à la Baume Rousse

Le campement se met en action étonnamment tôt. On avait demandé aux enfants de se lever à 8h dernier délai mais le seul qui aura profité jusqu’au bout de son duvet, c’est Sandro. Les autres sont sur le pied de guerre bien avant. La nuit a été fraîche mais ça va, on a connu pire, les enfants ont plutôt bien dormi et nous aussi. C’est le pain qui se fait attendre, alors les enfants dévorent les quatre-quarts et les pots de Nutella. Lorsque le pain arrive, on prépare rapidement les sandwichs avant de décoller pour le secteur de droite de la Baume Rousse, quelques kilomètres plus loin que la veille.

Lorsque nous arrivons à 28 sur le secteur, on fait un peu peur et les quelques cordées présentes nous libèrent rapidement l’espace. Sur la droite, de belles envolées de 30m entre 4c et 6c+. Juste à côté, de petites voies en 4 bien équipées pour s’entraîner à grimper en tête avec les relais accessibles à pied. Parfait pour nous. Sébastien s’occupe des voies longues, moi je refais un petit briefing sur la manip de haut de voie avec les petites. Romane, Mélia, Anaïs, Zoé, Sidonie, Margot et Elise commencent donc leur séance en tête. Elles m’impressionnent tant elles s’appliquent. La concentration est au rendez-vous.

Du côté des grands, ils font vite le tour du secteur et nous décidons de les envoyer avec Cécile dans la partie la plus déversante de la falaise. Les jeunes ont déjà bien grimpé quand nous décidons de faire la pause repas. J’en profite alors pour retrouver Sandro, Mathéo, Mathis, Léane et Gabriel aux prises avec des voies dans le 7ème degré. En bas, la séance reprend sous l’oeil de Sébastien mais en milieu d’après-midi, nous sommes cueillis par une belle averse. Avec les grands nous sommes à l’abri, mais le reste du groupe se fait rincer et doit plier bagage en catastrophe. L’averse passe vite mais les parois sont trempées. Avec Sébastien on décide de laisser les grands sur place avec Cécile, de ramener le reste du groupe au camping et de revenir ensuite pour terminer la séance.

Fin de journée, retour au campement et à sa routine du soir : douche, riz poulet curry, dodo.

Jour 3 : Baume Noire

Le matin du troisième jour est toujours sous le signe de l’efficacité. Même les petites sont plutôt rapides et après le petit-déjeuner et la préparation des sandwichs, nous arrivons au parking de la falaise. Cette fois, la marche d’approche est un peu plus longue mais pas très dure non plus. Et c’est bien sûr lorsque nous posons les sacs au pied de la paroi qu’Antoine se rend compte qu’il a oublié son baudrier ! Il gagne donc un aller-retour qui lui fera faire un peu plus attention pour la suite du séjour.

Le groupe est déjà bien rôdé et c’est parti pour l’installation des moulinettes. Sur la gauche, des voies entre 4a et 5c, l’occasion pour tous de mettre en pratique tout ce qui a été appris jusqu’ici : la manip du relais doit être faite sans notre présence à côté ! Sur la droite, des voies plus dures dont un 7a et un 7b. Mathis, Sandro, Mathéo et Gabriel enchaînent rapidement le 7a. Léane mettra un essai de plus mais y parviendra finalement avant de laisser la moulinette pour ceux qui veulent s’y essayer. Antoine parviendra même au sommet !
Mathis enchaîne également le 7b à vue et donne les méthodes aux suivants, ce qui profite à Mathéo et Gabriel qui enchaînent flash. Sandro tombera sous le relais avant son essai victorieux.

Pendant ce temps, le reste du groupe écume les voies en 4 et 5 de la falaise, tantôt en tête, tantôt en moulinette. Certains expérimentent leurs vrais premières chutes, notamment Lino qui s’en colle une belle dès sa première voie ! Le métier qui rentre.

Cette fois, la pluie nous atteint quelques minutes après que nous soyons retournés aux voitures. Encore une belle averse qui ne durera pas mais qui nous donnera la nuit la plus fraîche du séjour… Ce qui ne nous empêchera pas de lancer une première soirée loup-garou.

Jour 4 : grandes voies à la Baume Rousse

J’avais envisagé de faire de la grande voie pendant le séjour mais je ne savais pas trop sous quel format et si ça allait être possible avec tout le groupe. Le secteur de droite de la Baume Rousse se prête bien à ça avec une quinzaine de voies faciles en 2 longueurs. Lorsque j’en discute avec Seb, il est confiant, il pense qu’on peut laisser les grands retourner travailler des voies dans les dévers en autonomie tandis que nous gérons le reste du groupe dans les grandes voies. OK, c’est décidé, on le tente.

Arrivés au pied de la falaise, on se répartit les rôles. Seb va installer 2 cordes pour que nous puissions circuler de haut en bas. Moi, je fais un briefing rapide sur l’assurage en corde à double, l’assurage du haut, et je fais les cordées. On se retrouve avec 6 cordées composées d’un leader, un assureur et une des petites. Elise, pas très en forme depuis le matin, décide de rester au sol. Pareil pour Zoé, un peu impressionnée par la hauteur.

On a donc de gauche à droite :
– Esteban C, Milo et Mélia
– Timéo et Mani
– Esteban P et Lino
– Lia, Anaïs et Romane
– Antoine, Donatienne et Sidonie
– Léa et Margot

Et c’est parti pour la grosse mission. Seb gère les premiers relais pendant que j’organise au sol. Puis, une fois que tout le monde est parti, je remonte aux R1 pour gérer les 3 de droite. Seb est au milieu des L2 pour garder un oeil sur l’ensemble. Finalement, je me retrouve aux deuxièmes relais tandis que Seb redescend aux R1. C’est une joyeuse pagaille mais tout le monde s’en sort bien ! On se retrouve tous au sommet et avant de redescendre en rappel, je dois gérer un pipi d’Anaïs. En même temps on est parti depuis un bon moment. Le temps d’installer quelques cordes en fixe et on commence à redescendre. Premier rappel pour la plupart, 50m plein gaz ! Les jeunes sont bons, pas impressionnés pour un sou, ce qui est moins le cas de Donatienne qui se doit de rester stoïque pour garder bonne figure. Après 3 allers-retours pour Seb et moi, il est 14h lorsque tout le monde revient au sol ! On a réussi mais quelle aventure !

Les jeunes sont bien fatigués, pas tant par l’escalade que par le soleil et l’attente un peu longue. Ou peut-être d’avoir supporté les petites chantant la chanson du séjour en boucle : Jour 1 de Louane. Gros respect à Seb qui a dû l’entendre un million de fois dans le camion ! On propose un sondage pour voir qui veut rester. La majorité du groupe veut rentrer. Seuls Mélia, Romane et Esteban restent avec Seb pour rejoindre le groupe des grands tandis que je rentre au camping pour faire une sieste bien méritée.
Sébastien, lui, se prendra de nouveau un belle averse avant de rentrer ! 2-0 pour lui.

Pâtes au thon, loup-garou, belle ambiance pour la dernière veillée.

Jour 5 : Ubrieux et vieilles voitures

Dernier matin, rangement du camp. Les jeunes se lèvent un peu plus tard, la fatigue est là. Malgré tout, on se débrouille bien. On sait qu’on n’a pas beaucoup de temps avant de prendre la route et une fois tout le matériel rentré dans les voitures, on choisit de retourner à Ubrieux en espérant que les voies proches du parking soient libres. Heureusement, c’est bien le cas. On investit la place. Ici le pied de falaise est plat, c’est un peu plus facile pour nous à encadrer. Malgré leur séjour dans les pattes, les jeunes font preuve d’une belle énergie. Increvables, ce qui n’est pas notre cas. En revanche, un rallye de vieilles voiture a choisi justement ce jour pour passer sur la route juste derrière nous. C’est bruyant mais on n’a pas le choix de s’en accommoder. Les jeunes ont à peu près 2h d’escalade. Ils sont efficaces une fois de plus. On prend notre dernier repas dans la prairie en regardant Sandro mettre un essai dans un 7b+ bloc. Il sera le dernier à redescendre avant la photo de groupe sans Gabriel que sa mère est venue chercher la matin au camping et c’est déjà l’heure de repartir pour Cagnes.

Bilan

Ce stage s’annonçait bien cette année, avec une majeure partie des jeunes inscrits dans les groupes compet ou le cours parents/enfants. On ne s’était pas trompé, car la motivation a été présente tous les jours et l’ambiance était au top. Le comportement des enfants a été exemplaire et on n’a eu aucune crise majeure à surmonter. Les grands ont aidé les petits, les petits ont assuré comme je n’imaginais pas qu’ils pouvaient le faire. Je leur dis à tous un grand bravo et leur exprime ma fierté de les voir évoluer comme ça à la fois dans leur escalade mais surtout dans les autres aspects de la vie en communauté.

Evidemment, tout ça ne serait pas possible sans la présence de quelques parents pour nous soulager de la gestion du campement et là aussi, cette année encore, nous avons été bien servis. Merci à Toni, Sarah, Emmanuel et Donatienne pour avoir préparé les repas et géré tout plein de petites choses nous laissant pleinement dispo pour l’encadrement en escalade. Vous êtes embauchés pour l’an prochain ! Je vous laisse avec tout plein de photos du séjour et le mot de la fin : zoin.

Jour 1

Jour 2

Jour 3

Jour 4

Jour 5

Stage grandes voies pour les adultes : direction le Destel !

A l’ouest de Toulon, un peu au nord d’Ollioules, se trouvent les gorges du Destel. Ces gorges sont riches du point de vue géologique mais aussi chargées d’histoire et de légendes. Dans un site qualifié par Victor Hugo de « Vaux d’angoisse » le torrent offre un spectacle unique de rochers à pic aux formes fantastiques, marmites de géants, cirques, grottes et ponts naturels. Quel meilleur lieu pour venir user la peau de nos doigts sur un calclaire blanc offrant toutes les orientations et difficultés, dans des voies parcourant des arêtes, naviguant entre les jardins, pour atteindre des développés de parfois 200m ?

Mesdames, messieurs, le stage grande voie de l’Ascencion se déroulera donc au Destel du jeudi 18 au 21 mai. Il est ouvert à tous les adultes du club, quelque soit le niveau.

Le stage est limité à 20 places. Premier arrivé, premier servi. Merci de bien vouloir remplir le formulaire ci-dessous. Votre réservation sera effective lorsque nous aurons reçu votre paiement. Le tarif est de 180€  pour les 3 nuitées sous tente au camping Orly d’Azur à Six-Four (sauf changement), les repas (hors pique-nique du premier jour et petits déjeuners), et l’encadrement. . Clôture des inscriptions le 4 mai !

Pour l’organisation, le départ se fait le jeudi matin tôt : rendez-vous à Sauvaigo à 7h pour la gestion du covoiturage.

Stage de Pâques pour les enfants à Buis-les-Baronnies : début des inscriptions

Ça y est, les inscriptions pour le tant attendu stage enfants des vacances de Pâques sont ouvertes. Le stage concerne les enfants à partir de 10 ans. Cette année, c’est direction la Drôme provençale du côté de Buis les Baronnies.

Le stage se déroulera durant la première semaine des vacances de Pâques, du lundi 17 au vendredi 21 avril au camping les Castors à Pierrelongue, entre Molans sur Ouvèze et Buis les Baronnies.

Le club louera 2 minibus pour le transport des troupes et on attend la participation de parents si nécessaire. Ce stage est un moment important de la vie de club, avec des liens qui se créent entre les enfants, mais aussi entre les moniteurs (Sébastien et Sylvain)  et les jeunes. Il offrira comme chaque année de bons moments d’émotions, et de grands épisodes sportifs. Nous comptons sur vous pour vous inscrire en masse !
Pour ceux qui se demandent comment ça se passe, je vous conseille de lire le résumé du stage de l’année précédente à Toulon.

Pour ce qui est des inscriptions, vous trouverez tous les documents nécessaires ici : la fiche d’inscription et la fiche sanitaire. Ces deux documents, ainsi que le règlement de 225€ (en liquide, chèque à l’ordre de l’US Cagnes Escalade) doivent être remis à Cécile, Sébastien ou Sylvain pour réserver votre place. Il est également possible de payer par virement en indiquant bien le nom de l’enfant. Merci de nous faire une demande de RIB par mail le cas échéant.

Attention, les places sont limitées à 30 et les documents et le règlement doivent nous être remis avant le 26 mars impérativement !

Vous trouverez toutes les infos nécessaires dans ce document. Vous y trouverez notamment la liste du matériel à amener. Pour ce qui est des tentes et du matériel d’escalade, nous nous organiserons plus tard pour savoir ce qui manque ou ce qu’on a en trop.

Nous aurons besoin de quelques parents pour nous aider au bon déroulement du stage, transport et aide au campement. Si vous êtes disponibles et intéressés, n’hésitez pas à vous manifester. Une participation aux frais d’hébergement pourra être demandée. 

Venez nombreux !

Stage Ligue U12 U14 à Marseille

Encore un week-end bien chargé ! Pendant que les quelques courageux adultes étaient en falaise à Levens et les nombreux enfants au challenge Berhault à Roquebillière, trois de nos jeunes grimpeurs étaient sélectionnés pour participer au second stage régional organisé par la Ligue PACA FFME. C’est donc Gabriel, Hanaé et Léane (Mélia ayant privilégié la participation au challenge Berhault cette fois-ci) qui ont fait le déplacement du côté de Marseille, pour deux jours de grimpe intensive.

La journée de samedi était consacrée à la difficulté, sur le mur de la salle Altissimo Marseille (16 mètres de hauteur, les jeunes n’ont pas souvent l’occasion de se frotter à des murs de cette envergure !) en vue de la préparation à l’Open national de difficulté qui se tiendra à Arnas le week-end prochain. Les coachs avaient préparé un programme bien complet, avec routine d’échauffement, essai dans une voie flash avec démo vidéo (cotation équivalente à la voie la plus dure qui sera proposée à Arnas), petite séance de préparation mentale, essai dans une voie à vue (niveau finale), et retour dans les voies pour ceux qui le souhaitent. Nos jeunes en ont bien profité, ils se sont donnés à fond, et ont pu un peu augmenter leur capital confiance avant l’échéance de la semaine prochaine. Les retours des coachs sont précieux, et permettent de mettre l’accent sur les points à travailler : rythmer sa grimpe, optimiser les clipages, travailler la lecture des voies, mettre de l’engagement… autant de conseils et de pistes que les enfants pourront mettre à profit.

Le samedi soir, l’hébergement en dortoir a permis aux copains de se retrouver, et de créer des liens avec les autres grimpeurs de la région, ce qui est aussi un des objectifs de ces regroupements.

Le dimanche était consacré au bloc, avec la participation au championnat départemental du 13 et du 84 qui se tenait dans la salle Bloc’n Roc de Vitrolles. Nos jeunes s’en sortent plutôt très bien puisque chez les U14 filles Hanaé emporte la victoire devant Léane, toutes les deux cochant 9 blocs sur les 10. Eline vient compléter ce podium 100% 06. Chez les U12 garçons, Gabriel prend la 2° place du classement, derrière Romain, lui aussi du 06.

L’après-midi le groupe s’est retrouvé à la salle de Block Out à Vitrolles, pour du travail de bloc.

Encore une belle expérience pour tous ces jeunes qui ont la chance de profiter de ces entraînements. On en profite pour remercier la Ligue pour l’organisation, le travail et l’implication des coachs, ainsi que les salles qui accueillent ces jeunes grimpeurs… sans oublier l’investissement des parents 😉

On leur souhaite bonne chance à tous pour la prochaine compétition à Arnas !

Stage régional et lancement des compétitions pour les U12 U14

Les week-ends commencent à être bien chargés pour nos plus jeunes compétiteurs. La semaine dernière, 4 de nos jeunes grimpeurs du groupe compet étaient sélectionnés pour participer à un stage régional organisé par la Ligue Sud PACA FFME à Marseille. Ils ont ainsi pu participer au contest kids de la salle Arkose Prado, où Léane s’imposait chez les U14, devant Hanaé 3ème. Gabriel montait lui aussi sur la 3ème marche du podium en U12 tandis que Mélia finissait 11ème.

Le reste du week-end a été consacré au travail de blocs et à la vitesse dans la salle Climb Up Aubagne. Ces stages toujours appréciés par nos jeunes grimpeurs sont l’occasion de bénéficier d’autres structures d’entraînement sous l’encadrement des coachs régionaux, et de créer une cohésion parmi les jeunes de la région.

Ce week-end, c’est à Valence que ça se passait, avec la coupe de France de bloc. Le samedi était réservé aux séniors, chez qui Pierre parviendra à se hisser en finale et manquera de peu la victoire, terminant à une très belle 2ème place.

Le dimanche était consacré aux U14, et Léane et Hanaé ont pu apprécier les blocs ouverts pour l’occasion dans la toute nouvelle Cité de l’Escalade (salle qui laisse rêveur, en comparaison des structures de notre département…).

Les blocs proposés sont relativement accessibles pour ce niveau de compétition, et il n’y a donc pas droit à l’erreur pour espérer entrer dans le haut du tableau.

Les filles font un bon début de compétition, même si Hanaé est assez tendue et lâche un essai dans le bloc 2. Elles topent sans difficulté les 4 premiers blocs, et Hanaé continue sur sa lancée en validant 2 blocs supplémentaires. Les choses se compliquent pour Léane qui ne parvient pas à flasher le bloc 5 un peu physique et a du mal à retrouver la confiance. Elle finira tout de même par le valider à 1 minute de la fin des qualifs !

Hanaé se classe finalement 16ème et Léane 17ème. Il ne leur manque vraiment pas grand chose pour valider 1 zone supplémentaire qui leur aurait permis de rentrer dans le top 10.

C’était la 1ère compétition de la saison au niveau national pour elles, et elles repartent avec des axes à travailler, tant au niveau physique que mental…

Prochaine étape dans 15 jours à Chamonix, on où retrouvera aussi nos U18 garçons.