Vous l’attendiez avec impatience, la voilà ! La sortie terrain d’aventure de l’année ! Nous avons été deux années consécutives au rocher de Bayonne, il est temps de changer. Après 3 journées de repérage, je peux enfin vous emmener découvrir le fantastique site du rocher des Baus, perché au dessus du village de la Tour sur Tinée, sur le chemin des granges de la Brasque. Cette affleurement de grès s’élève au dessus du vallon de Cramassouri, face au brec d’Utelle, avec vue au sud sur la madonne d’Utelle et même la mer. Calme, nature et isolement.
Sur les falaises, vous ne trouverez pas de goujons ou autres scellements en dehors de ceux qui vous permettrons de redescendre. Ici, c’est avec vos propres coinceurs qu’il va falloir assurer votre protection. Failles et fissures sont légions et le site se prête très bien à l’inititation avec des voies courtes et faciles. Bien sûr, vous pourrez attendre l’installation des moulinettes si poser les coinceurs n’est pas une activité qui vous passionne particulièrement (ou qui vous terrorise), ce qui rend la sortie accessible à tout le monde.
Pour vous inscrire, ça se passe comme d’habitude via le formulaire. Le rendez-vous est à 8h30 sur le parking de la Villette ou 9h30 sur place.
Séranon est un petit village des préalpes de Grasse à l’extrême est du département. Au nord de celui-ci se trouve une grande barre rocheuse au profil torturé qui abrite plusieurs secteurs d’escalade, une via ferrata, une via corda et 3 grandes voies.
Le groupe est restreint en ce dimanche de Pâques, nous sommes 9 en tout. Avec Alexis et Ju, on choisit de parcourir Djé, 7 longueurs en 6c max. Les deux autres cordées s’attaquent à la Via del Pierrot, 8 longueurs en 6a+ max : Djé, Laura et Flo sont devant Matthieu, Mattieu et Roxane. La météo est au grand beau mais le vent qui souffle sur les crêtes est froid et nous oblige à alterner entre la veste et le t-shirt.
La marche d’approche
On se retrouve donc au parking pour les 15 minutes de marche réglementaires. De notre côté, ça ne chôme pas. On a espoir de faire 2 voies dans la journée. Ju part devant et enchaîne les deux premières longueurs en un coup pour un 5c de chauffe. On traverse rapidement la terrasse suivante et Ju repart devant pour deux nouvelles longueurs en une et un très joli 6a qui donne sur une vire. De là, ce sont 2 très beaux 6c qui nous attendent. Ju enchaîne le premier, mais s’arrête une fois dans le deuxième pour trouver les prises salvatrices. Nous voilà devant la dernière longueur en 5b où on laisse l’honneur à Alexis qui poursuit en corde tendue sur la via pour aller chercher le relais de rappel.
Ju dans le premier 6c
Je suis le premier à descendre le grand rappel de 45m et, par un système de mains courantes, je descends retrouver Roxane et Mattieu, sur le point de quitter leur deuxième relais. Mattieu qui n’attendait que ma présence pour chuter dans un buis ! J’attends Ju et Alexis qui me rejoignent rapidement. On descend les 50m restants pour arriver au pied de la Via del Pierrot.
Les cordées se suivent dans la Via del Pierrot
Le temps de se repréparer tout en grignotant et nous voilà repartis. Cette fois c’est Alexis qui part devant et double les 2 premières longueurs. Il se fera tout de même cueillir par le 5c avec une section étonnamment difficile ! Les deux longueurs suivantes se doublent également et il vient tamponner sur les cordées précédentes qui s’attaquent à la longueur clé en 6a+, un pilier bien dalleux et technique mais très joli.
Roxane dans le 6a+
De là, c’est le petit train. pour la longueur suivante qui mène à une grande terrasse où la cordée des Mat et Rox mangent un bout. Djé est déjà dans la dernière longueur quand on arrive au pied de celle-ci et je vais me poster sur le côté grâce à des mains courantes pour prendre des photos et voir passer un à un tous·tes les grimpeur·ses. Les quelques mètres de dénivelé se font à l’aide de mains courantes pour atteindre le sommet et la vue à 360° ! Magnifique.
Laura dans le 5c final
En haut, nous répartissons le matériel et c’est là qu’on se rend compte qu’il manque un talkie. Il a du se décrocher à la pause repas. Je suis bon pour redescendre par tout le système de mains courantes tandis que le reste du groupe prend le chemin de retour tranquillement. L’objet perdu retrouvé, c’est avec 20min d’avance que j’arrive à la voiture, le temps de dialoguer avec les vaches du coin.
Encore une bien belle journée sur des lignes jolies et originales. Un grand bravo aux équipeurs pour le travail accompli, on est ravis de la découverte ! Prochaine étape le stage dans le Verdon !!
Ce dimanche, c’était le retour de la sortie annuelle en initiation grandes voies au rocher St Barthélémy. Le projet, c’est d’utiliser les forces vives du club, celles et ceux qui s’entraînent régulièrement en grandes voies pour amener des débutants découvrir les plaisirs intenses de cette activité. Le travail à long terme entamé avec le cycle grandes voies nous permet aujourd’hui de toucher une grosse vingtaine de participants (24 !) dont la moitié de néphytes !
Le rocher St Barthélémy, c’est le lieu idéal pour nous accueillir avec ses voies proches, plutôt faciles, et surtout tout un système de terrasses qui nous permet à nous, encadrants (Bérenger et moi), de nous déplacer facilement entre les cordées et les relais. Cela demande juste un peu d’anticipation et de plannification et une distribution de cordées bien réglée.
Le briefing
Le réveil est matinal, surtout qu’on a changé d’heure. Mais il faut bien ça et c’est après le rendez-vous à Cagnes que nous nous retrouvons sur le parking sous la falaise vers 9h15 pour la distribution du matériel et le briefing de la journée : rappel de la sécu, rôle de chacun, communication, etc… S’ensuit la courte marche d’approche qui nous emmène au pied des voies pour un départ autour de 10h.
A gauche de la falaise, dans « l’aile du sphinx », Epo, un peu étonnée de la confiance que j’accorde en ses capacités, prend la tête de la première cordée pour les deux premières longueurs en 5a et 5b. JR suit avec Flo qui est là en soutien. Les deux longueurs suivantes sont faciles mais paumatoires ! JR fait une tentative mais ne trouve pas l’itinéraire. Il revient au relais et Epo repart et cherche un moment. Je viens lui filer un coup de main pour trouver l’emplacement du relais suivant où JR retente une longeur en tête, cette fois avec succès ! Les voilà devant les deux courtes longueurs en 6a. Epo prend son courage à 2 mains et s’engage dans le premier. Si on ne s’attarde pas sur l’éthique de l’escalade dite libre, elle s’en sort comme une cheffe avec juste un peu de sueur au front. Flo la laisse souffler en enchaînant la longueur suivant mais Epo n’a pas dit son dernier mot et retourne au charbon dans la dernière longueur pourtant cotée 6b ! Bravo Epo !
Epo dans la L5 de l’aile du Sphinx
Derrière eux, c’est Isa qui prend le lead sur les deux premières longueurs. Delph et Ju la suivent et Flo fait les démarches de check au relais. Delph, effectue ensuite les deux longueurs faciles en tête, sans se perdre puisqu’elle n’a qu’à suivre la cordée devant ! Mais quand vient l’heure d’attaquer les voies en 6, Ju prend le relais et passe devant en installant sangles et cordes pour se faciliter les passages difficiles. Etait-ce bien nécessaire de les bichonner comme ça ? Je ne sais pas si c’est bien de les habituer à tant de confort…
Ju Rejoint Delph, Isa, Flo et JR au R2 de l’aile du Sphinx
A leur droite, dans « le croupion du griffon », la voie la plus facile du secteur, j’envoie Robin, Julie et Dominique en premier, les moins débutants parmi les débutants. D’une efficacité redoutable et quasi sans erreur, ils déroulent dans une voie un peu trop facile pour eux. Robin fait les 2 premières longueurs en tête, puis Julie prend le relais sur deux longueurs et Dominique termine avec la longueur sommitale. Et il aura fallu que je les freine beaucoup pour qu’ils ne sortent pas 3h avant tout le monde !
Robin, Dominique et Julie au R1 du croupion du griffon
Derrière eux, c’est David et son stress légendaire qui attaque la première longueur. Aucun problème en vue, il faut juste se détendre pour pouvoir apprécier la balade ! Il enchaîne les 3 premières longueurs avant de laisser la main à Aude pour qui a travaillé avec tellement de sérieux et de concentration que tout ça n’est qu’une formalité. Sarah, la troisième de la cordée, préfère profiter tranquillement derrière. La tête, ce sera pour la prochaine fois.
David dans L3 du Croupion du griffon
Dernière cordée à décoller dans la voie, Franck déboule au premier relais avec ses lunettes embuées. Je l’aide un peu à construire un relais décalé mais ce ne sera pas suffisant pour éviter un grand désordre de cordes lorsque Nico et Dona le rejoignent. Franck fera les trois premières longueurs en tête avec brio puis Nico prendra le relais à partir de la L4 : validé !
Franck dans le L5 du croupion du griffon
Juste à droite, Cécile, Xav et Djé forment une cordée autonome dans « Nabetse Orevillo ». Xav part devant dans le premier 5c et couine un peu avant d’atteindre son relais . Djé prend la suite dans le 6a+ pas donné pour redonner la main à Xav dans la longueur suivante. A la terrasse, c’est Cécile qui prend la tête et termine devant les deux dernières longueurs. Elle passe devant Dominique pour être la première au sommet vers 13h.
Xav concentré dans la construction du R3 de Nabetse Orevillo
Encore à droite, nos deux dernières cordées font un départ décalé dans « du tracas jusqu’au cou ». Mattieu, qui fait cordée avec Thomas et l’autre Matthieu, commence au R2 avec un 5b en traversée et un 5c assez aérien. Puis Thomas prend la suite avec le 4+ de transition puis le 5c qui mène au rappel. Bérenger gère l’organisation du rappel pour que ça déroule suffisamment dans cette voie un peu plus longue que les autres. Et c’est Matthieu qui tente d’enchaîner le 6a au début particulièrement délicat. Malheureusement les dégaines sont trop tentantes à prendre à la main ! Il terminera avec le beau 5b qui mène au sommet.
Thomas arrive au R5 du tracas jusqu’au cou
Patrick fait cordée avec Jean-Luc et Katia. Il part de tout en bas du « tracas » et pour sa première longueur en grande voie il a pour mission de gérer son tirage pour aller directement à R3, sous les conseils avisés de Bréenger. Puis il enchaîne les 2 longueurs suivantes avant de laisser avec joie la place à Katia qui déroule dans le 4+ en se perdant un peu dans l’itinéraire. Elle sort également le 5c suivant puis Patrick reprend courageusement la tête dans les deux longueurs finales après le rappel ! Bravo ! Jean-Luc, dernier à sortir, arrive au sommet à 15h30 !
Katia et Jean Luc dans la dernière longueur du tracas jusqu’au cou
Le temps de ranger le matériel et nous voilà sur la descente où j’avais préalablement installé une main courante, afin de rejoindre le groupe en bas dont certains sont partis se baigner et d’autres, impatients, ont déjà repris la route.
Au final, ce fût une très belle journée avec des conditions météo parfaites avec un ciel un peu voilé qui nous a protégés d’une trop grosse chaleur. Malgré la taille du groupe, tout le monde a pu évoluer en sécurité et la fluidité a été plutôt bonne. Un grand bravo à tous les participants ! Merci aux autonomes qui ont participé à gérer la sécu. Sans vous, ça ne marcherait pas !
C’est donc sur la grande face de notre mythique et historique baou de St Jeannet que les participants du cycle grandes voies sont allés exprimer leurs aptitudes en grimpe et recherche d’itinéraire. Le baou, c’est souvent du rocher médiocre et des points plutôt loin. Savoir garder son sang froid y est une qualité nécessaire.
Après organisation et réoganisation, nous avons dans la célèbre Dominante une première cordée avec Laura et Gautier. Laura a pour mission de passer devant tandis que Gautier reste à proximité de Dona dans la cordée derrière avec Ju et Mattieu L. Un cran au dessus en terme de niveau, Alexis et Roxane ouvrent le Péril Jaune, suivis de Jean, Florian et Xavier. Enfin, un peu plus à droite, je m’engage avec Matthieu H dans l’Innominata, suivis de Sabine et Thibault.
Alexis dans la L1 du Péril jaune
C’est autour de 9h30 que chacun attaque sa voie. Chez nous, Matthieu a la même mission que Laura : partir devant et défricher l’itinéraire tandis que je reste en back up pour la cordée qui suit. Sabine se retrouve en difficulté dès la première longueur, je lui envoie un brin de corde pour faire une double flèche, configuration qu’on reproduira souvent pendant l’ascension. La L2 propose la première difficulté. Matthieu la négocie sans éthique aucune en s’aggripant à une corde restée coincée par une cordée qui s’était pris un but la veille. Mais l’important c’est de passer ! Thibault franchit les premières difficultés mais explose en fin de longueur, heureux que je lui envoie également un brin. Puis Sabine, restée seule au relais, se prend d’une petite crise de panique avant de se ressaisir et de nous rejoindre. Les deux longueurs suivantes sont plutôt faciles et nous amènent à la fin du boulevard de la Dominante où on décide de grignoter un bout en attendant Laura…
Matthieu dans la L2 de l’innominata
Pendant ce temps, dans le Péril Jaune, Florian apprécie également la technique de la double flèche dès la seconde longueur, technique un peu trop confortable qu’il gardera jusqu’à la fin de la voie ! En même temps, les 3 premières longueurs sont corsées et le rocher bien glissant.
Je suis la progression dans la Dominante avec les conversations au talkie. Quelques doutes sur l’itinéraire mais Laura gère en bonne leadeuse, aidée par Gautier pour qui il reste quelques souvenirs d’un ancien passage. Dona se débrouille très bien également malgré un passage en traversée qui demande un peu d’aménagement. Nous avons quasiment terminé nos sandwichs quand Laura arrive jusqu’à nous et fait son relais dans un arbre voisin, suivie par Gautier et Dona un peu après.
Dona dans la traversée du boulevard
Mais pas le temps d’attendre tout le monde puisqu’un bout de l’itinéraire est commun, il s’agit de ne pas faire de bouchons. Matthieu repart donc devant et fait une faute d’itinéraire en choisissant une cheminée pourrie et arborée. J’encorde de nouveau Sabine avec moi et nous voilà au pied de la fameuse fissure à la rose, longueur clé de l’enchaînement. Je prends la tête pour ce passage avec de laisser de nouveau Matthieu dans le 5b suivant, puis la traversée en 2 qui nous amène proche du parc à moutons, terrasse sous le sommet où se rejoignent toutes les voies.
Et c’est là que j’entends Jean au talkie qui nous annonce qu’il s’est fait mal au genou et qu’il n’arrive plus à pousser sur la jambe ! Pas de panique, Alexis est là pour le remonter jusqu’au relais. J’abandonne Matthieu pour aller les retrouver moyennant un petit rappel. J’embarque Jean avec moi que je traîne jusqu’au sommet.
Gautier et Alexis dans la longueur finale
Entre temps, je croise Gautier qui se demande ce que je fais là et qui a pris la tête sur la fin de la Dominante, Laura n’ayant pas réussi à sortir la longueur clé et ayant été jusqu’à la chute ! Bravo Laura ! Thibault a pris la tête également pour la dernière longueur et installé un beau relais sur lunules au sommet qui servira pour tout le monde. Petit à petit, alors que Jean, Matthieu et Sabine ont doucement attaqué la marche de retour, toutes les cordées arrivent sur le plateau, les dernières juste après le coucher du soleil vers 18h30 ! Encore une belle et longue journée !
C’est donc à la frontale (pour ceux qui ont suivi mes conseils et qui l’ont glissée dans le sac) que nous rentrons au village pour retrouver nos 3 camarades installés au bar. Le temps de siroter une bière et d’échanger nos anecdotes et il est temps de nous séparer et de prendre une bonne nuit de repos.
Bravo à toutes et tous et rendez-vous le dimanche de Pâques à Séranon !
Le dimanche 29 mars, le club organise sa sortie initation aux grandes voies. elle se déroulera au rocher St Barthélémy sur la rhyolite ocre de l’Esterel. Des voies bien équipées de niveau abordable idéales pour pratiquer les manips d’assurage par le haut. Aux débutants désireux de s’initier, et particulièrement à ceux qui souhaitent participer au stage d’avril, cette sortie est pour vous ! Aux aguerris qui ont l’habitude des manips, nous avons également besoin de vous pour nous aider à l’encadrement et assurer la sécurité de la sortie !
Des sessions d’entrainement au gymnase Besson seront organisées les mardis 10 et 24 mars. Il est fortement recommandé d’y participer afin de faciliter le déroulement de la sortie.
Pour vous inscrire, c’est comme d’habitude. J’enverrai un formulaire plus tard pour l’organisation des cordées. Attention, le rendez-vous est un peu plus tôt que d’habitude et c’est au parking de la Villette.
Les week-ends précédents étant compliqués au niveau météo, c’est pendant les vacances scolaires que nous avons déplacé la sortie falaise du mois de février. Nécessairement, un nombre moins important de participant·es était à prévoir mais c’est tout de même avec une équipe d’une bonne douzaine qu’on s’est retrouvé sur la grande corniche entre Nice et la Turbie.
Météo : brumeuse, mais belle vue sur le cap Ferrat à défaut de la Corse. La courte marche d’approche est déjà une épreuve en soi avec quelques mains courantes et passages délicats à franchir mais c’est sans problème majeur que nous débarquons au pied du secteur convoité avec une belle série d’envolées de 20/25m entre 5a et 6c sur un calcaire encore neuf et par conséquent toujours bien tranchant !
L’organisation des cordées ne se fait pas attendre et les premières ascensions sont rapidement validées dans les quelques voies en 5 du secteur, puis les voies en 6a/+. Chacun y trouve son bonheur suivant son niveau et son envie d’en découdre, mais la plupart des grimpeur·ses préfèrent rester dans leut zone de confort et grimpe en tête dès que c’est un peu dur.
C’est d’ailleurs une petite contradiction pour nous, encadrant·es et responsables, parce qu’à la fois on sait que pour progresser en escalade, il faut oser aller chercher la difficulté et résoudre par soi-même les problèmes proposés par le rocher, mais aussi on n’a pas envie que nos apprentis se fassent peur voire se blessent avec une mauvaise chute. Trouver cet équilibre n’est pas évident, surtout qu’il est très personnel. En tout cas, quand une moulinette est installée, on a tendance à vouloir l’utiliser.
On voit quand même quelques belles chutes et de belles performances. Sans étaler ici toutes les actions, on notera la démo magistrale de Phil dans un 6a+ un physique où Matthieu H. venait de se casser les dents. Comme quoi, l’expérience du placement, c’est primordial !
Avec une grosse dizaine de voies à explorer, chacun a le loisir de s’user la pulpe des doigts sur les réglettes souvent acérées et c’est à la fois suite à une fatigue physique certaine mais surtout à cause de douleurs digitales trop prononcées que la séance s’arrête autour de 16h30. Une bien belle journée malgré l’absence remarquée du soleil, sur un secteur idéal en cette période !
Prochaine étape sur les grandes voies du rocher St Barthélémy le 29 mars ! A vos manips…
Ce weekend, c’était direction les Bouches du Rhône pour les membres de l’équipe restreinte du cycle grandes voies. Objectif principal : les falaises Soubeyrannes au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Objectif secondaire, tant qu’à aller jusqu’à là bas, autant y rester le weekend entier et tenter l’ascension du Grand Parcours à la Sainte Victoire.
Ça, c’est la théorie. Dans la réalité, la météo a un peu chamboulé le programme. Nous partons de Cagnes le vendredi soir pour passer la nuit en bungalows au camping de Roquefort la Bédoule, « Aux portes de Cassis », petit camping plutôt bien situé pour nous. L’ensemble du groupe se retrouve au petit resto vietnamien du village pour une première soirée.
Les cordées sont déjà organisées, mais les prévisions météorologiques sont de plus en plus pessimistes et c’est sous une pluie battante que nous nous réveillons le lendemain. Plan de secours, direction la salle Climb Up Aubagne où nous passons une bonne partie de la journée à faire tantôt du bloc, tantôt des voies. Moins sexy qu’une journée en falaise mais largement plus fatiguant !
Le soir, ce sont Jean et Laura qui nous quittent. Ils n’ont pas leur dimanche et le plan a tourné court pour ces deux là. Xav et Alexis, qui avaient prévu de repartir également, décident de rester pour une nuit supplémentaire. On passe la soirée dans un bar à bières à manger saucissons et fromages et organiser le lendemain. Cette fois, pas de pluie au rendez-vous !
Le grand Parcours est une voie d’environ 14 longueurs qui grimpe l’ensemble de la montagne Sainte Victoire jusqu’à la crête sommitale au niveau de la paroi du signal. C’est un itinéraire d’ampleur en grande partie terrain d’aventure avec cotation max en 5c+/6a. Nous ne sommes pas certains d’avoir le temps d’arriver en haut, surtout avec 4 cordées qui se suivent ! Il va falloir partir tôt et être efficaces. Le parcours se divise en 3 tronçons avec des échappatoires plus ou moins faciles entre.
Partie 1 : aiguille Bertine
Partie 2 : paroi médiane
Partie 3 : paroi du signal
L’idée est que je parte devant en repérage, dans une cordée rapide. Je choisis de prendre Thibault avec moi. Derrière, une cordée Anaïs, Gautier et Roxane. Djé sera leader de la cordée avec Sandrine et Flo. Alexis, Xav et Matthieu font la dernière cordée.
Pour la première partie, on décide de se séparer en deux groupes : 2 cordées iront dans le Grand Parcours tandis que 2 cordées grimperont par une autre voie (les masques de pierre) pour se retrouver au sommet de l’aiguille Bertine avec un décalage qui devrait améliorer la fluidité globale. Nous voilà fin prêts, retour aux bungalows pour préparer les sacs et pour nous coucher tôt : départ à 6h30 !
Le matin, c’est donc réveil à 5h45. Petit déj, rangement des bungalows et départ à l’heure. La distribution du matériel commun au parking se fait à la lumière pâle de l’aube. Heureusement la marche n’est pas trop longue et c’est à 8h que les premiers grimpeurs s’élancent en même temps que le soleil vient réchauffer les parois encore glacées.
J’attaque ma longueur en confiance, le nom étant marqué au pied. Une bonne journée commençant toujours par se perdre (et n’ayant pour ma part pas très bien regardé le topo), je ne suis pas l’itinéraire qui tourne à gauche mais passe droit jusqu’à un relais. La L2, pas très dure, ne correspond pas à la description mais je parviens à retrouver la voie et le pied du dièdre en 5c qui correspond bien à la L3. Le dièdre passe bien malgré un premier point un peu haut qui donnera du fil à retordre à Anaïs, leadeuse de la cordée suivante. Je retrouve Djé au sommet de l’aiguille Bertine pour qui l’itinéraire n’a pas été beaucoup plus simple, ni les cotations plus cohérentes.
Le tronçon suivant commence par une navigation sur un système de larges vires et petits ressauts que j’avale en corde tendue avec Thibault. Pour arriver au pied d’un beau 5b en fissure que j’attaque sans attendre, pensant les cordées juste derrière moi. Mais j’étais un peu trop optimiste et dans ce genre de terrain, mes stagiaires préfèrent assurer en toute sécurité (ce que je ne peux pas leur reprocher), ce qui prend un peu plus de temps.
2 longueurs plus loin, on se retrouve avec Thibault sur une arête d’où j’ai la possibilité de redescendre à pied pour retrouver les autres cordées qui arrivent les unes après les autres au pied du 5b. Certains sont déjà bien fatigués, le mistral commence à bien forcir et ça parle de rebrousser chemin. Finalement, c’est Alexis qui relance la dynamique en repartant devant. Xav, en second, place des protections pour Sandrine qui suit en tête. Ça c’est l’esprit d’équipe !
Je m’assure que tout se passe bien avant de remonter chercher Thibault, un peu avant qu’Alexis ne le rejoigne. Pour nous, c’est reparti pour de la corde tendue sur 2 longueurs faciles en arête pour arriver au pied du signal, dernière et plus grosse difficulté. On est bon niveau timing mais je me doute que la plupart vont s’arrêter ici. Le vent sur l’arête était fort et le froid mordant ! Je m’élance tout de même dans la suite, un long dièdre mal commode et un peu mouillé des pluies de la veille. Les cordées dessous se rassemblent et décident d’arrêter là. Vu la difficulté de ce que je viens de grimper, je ne risque pas d’insister. On termine donc la voie avec Thibault et nous voilà au sommet du signal à 16h, 8h après notre départ tout de même.
Après avoir profité de la vue sur la mer et les Alpes enneigées, on prend le chemin de retour qui nous ramène au parking en 1h, pas si longtemps après l’autre groupe qui gérait sa descente sur un chemin pas facile, nécessitant même un rappel.
Le weekend fût au final assez intense, entre une grosse séance en salle, l’escalade en terrain d’aventure, le vent, le froid et le réveil très tôt. Le lundi au boulot va être dur pour la plupart !
Même si on n’a pas atteint l’objectif du sommet le dimanche, la journée s’est bien déroulée sans incident ni problème majeur. Reste à développer un peu l’analyse du terrain et la gestion prise de risque/efficacité, des compétences qui ne s’acquièrent que par l’expérience et une bonne connaissance de ses propres capacités. Faites vous confiance, vous êtes bien meilleurs que ce que vous pensez !!
Prochaine étape en local sur le baou de St Jeannet dans un mois.
Elle se passera au col d’Eze le dimanche 22 février et concerne la section adulte. Rendez-vous comme d’habitude à 9h à Sauvaigo ou 9h45 au parking (carte plus bas).
Quelques infos sur le spot, une trentaine de voies entre 5a et 7c, plein sud, face à la mer et avec vue sur la Corse les jours de temps clair !
Au vu de la météo incertaine, la sortie initialement prévue au secteur des Sources à St Jeannet a finalement était réorganisée la veille sur un secteur protégé des éléments à la Turbie : Big Ben.
La météo avait raison, une pluie battante est tombée pendant la nuit, et aura eu raison d’une partie du moral de la troupe. La sortie à la plus grande cloche du monde aura donc lieu en comité réduit.
L’arrivée au secteur tient comme toujours ses promesses et c’est une vue à couper le souffle que l’on découvre émergeant des nuages, et tout ça sans une goutte ! Nous avons alors la grotte à nous seuls mais, pas pour longtemps.
Kim dans « BigBen »
Kim part en tête dans la classique Bigben (4c) pendant que Mathieu s’échauffe dans « si tu végète t’as rien »(6a). Un réveil trop déversant à son goût. Suite à cela Laurent part en tête dans un 6a typique de la grotte pendant que Florian enchaine la némésis de Mathieu.
Florian surplombant Monte Carlo
Il est alors grand temps de manger, et j’ose penser que le pique nique est le bienvenu pour l’ensemble des troupes. Faute de Kouing Amman c’est une galette que nous dégustons en dessert. Afin d’accuser la digestion nous nous lançons dans une révision de la manip de réchappe en cas de mauvaise expérience future.
Florian aux révisions de Manips
L’entièreté du groupe passé à l’examen nous terminons la journée avec une multitudes de croix dans les différents 6a du secteur tel que « Bio taupe » ou « Belle fée gore ».
Mathieu à l’aise dans « Bio Taupe »
Ainsi nous terminons la journée rincés (du moins Mathieu) mais paradoxalement complètement sec.
Au vu de la météo plus qu’incertaine ce Week end, Gwendal redirige la sortie Adultes du 17 Janvier prévue initialement aux Sources au Baou de St Jeannet, vers un secteur bien moins exposés aux éléments à la Turbie : Big Ben. Les horaires restent les mêmes : rendez vous 09h00 au parking de Sauvaigo, ou 09h30 au parking du site, mais cette fois ci, à la Turbie ! Le point GPS est ci dessous.
A demain pour sonner les cloches de Big Ben !
Si vous souhaitez partager des photos avec le club pour qu’elles soient intégrées dans le futur article, merci de le faire via cet album Google Photos. Un compte Google est nécessaire, merci de nous contacter en cas de difficulté
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Le samedi 17 janvier, place aux adultes ! Nous partons explorer l’un des véritables berceaux de l’escalade dans le Sud : le majestueux Baou de Saint-Jeannet. Pour l’occasion, Gwendal, auto-proclamé « le plus sudiste des Bretons », nous guidera vers le secteur des Sources.
Les secteurs Sources 1, 2 et 3 doivent leur nom à la proximité immédiate du captage qui alimente le village. Vous passerez d’ailleurs devant les installations en allant aux voies. La légende locale raconte que si l’eau de Saint-Jeannet est d’une pureté exceptionnelle, c’est grâce à son filtrage naturel à travers les immenses couches de calcaire du Baou. Espérons que le rocher soit aussi pur que l’eau !
Grimper aux Sources, et de manière générale au Baou de Saint-Jeannet, c’est voyager dans le temps. C’est ici qu’à partir de 1940, les pionniers, dont les célèbres Marcel Malet, Jean Franco ou encore Karékine Gurékian venaient s’entrainer. À l’époque, pas de chaussons ni de baudriers confortables : on grimpait en « grosses » chaussures de montagne, en assurant sa progression avec quelques pitons sommaires martelés dans les fissures. Encore aujourd’hui, certaines de ces voies ouvertes à l’époque ont conservés leurs vieux pitons.
Si vous voulez toucher cette histoire du doigt, la voie « La Mao » (secteur Sources 2) est incontournable. Ce 5c historique, ouvert dans les années 50-60, rappelle l’esprit de cordée de ces grimpeurs qui exploraient les parois avec un matériel rudimentaire, bien avant que le secteur ne devienne un site de couennes équipé. Bien que la voie soit aujourd’hui parfaitement sécurisée sur broches, les vieux pitons en acier rouillé des pionniers sont encore visibles à côté des points modernes.
Le site a bien changé depuis. Porté par l’essor médiatique de l’escalade libre des années 80 et ses icônes comme Patrick Berhault et Patrick Edlinger, le Baou a opéré sa mutation historique du terrain d’aventure vers l’équipement sportif moderne ; une transition actée dès 1991 dans le topo de référence de Michel Dufranc et finalisée par le rééquipement global des années 2000.
Bref ! Le rendez-vous sera à 9h au parc Sauvaigo ou 9h30 sur place (plan en fin d’article).
A samedi pour une journée entre histoire et grimpe !
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Concernant le point de rendez vous à St Jeannet, voici le parking :
Club d'escalade de Cagnes sur Mer
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